Pourparlers d’Alger : La danse des sorciers

Comment esquisser les pas du «couper/décaler», une danse d’origine ivoirienne, quand on est Malien ? Un pas en avant, un autre à gauche puis à droite. Deux pas en arrière. Le «couper/ décaler», comme on le voit, c’est beaucoup de mouvement pour faire, finalement, du surplace.

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Le boom de l’effet d’annonce, suivi du plouf de quelque chose qui se noie. A ce jeu, les groupes armés présents à Alger excellent, pour la simple raison que les autorités maliennes présentes à Alger n’arrivent pas à prendre les décisions qu’il faut, afin d’aller de l’avant. Car, près de 15 jours après son ouverture, la 2e phase des pourparlers d’Alger entre le gouvernement et les mouvements armés piétine.

 

Les discussions directes entre les deux parties qui devraient sonner le vrai débat des pourparlers n’ont duré que quelques minutes à cause des exigences des groupes armés qui veulent imposer leur agenda en obtenant un statut pour les régions avant tout autre débat. Les discussions directes organisées  autour de quatre commissions n’ont pas pu démarrer et l’on scrute de nouveaux horizons. Les séparatistes exigent que l’Algérie compte la CMPFR parmi les membres de la délégation malienne alors qu’elle a signé la feuille de route au même titre que tous les autres mouvements. Quelle est donc la dernière carte que la délégation malienne va nous sortir pour faire accélérer ces pourparlers.

 

 La Rédaction

SOURCE: Le Prétoire  du   18 sept 2014.

Râper sans injurieux : Les rappeurs sont-ils revenus à la raison ?

Qui aurai imaginé la conscientisation des jeunes rappeurs  face à leurs conduites d’antan, c’est-à-dire mention à propos d’injures et agression physique. De nos jours, force est de constater que ces jeunes qui faisaient du rap à caractère injurier ont tenu parole. Ils sont revenus à la raison suite à une réaction sage de la part de M. Bathily dit Ras-Bath, un jeune juriste qui a eu l’audace de dénoncer  un comportement chez certains rappeurs qui se croyaient  déjà au-dessus de la loi. 

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De l’agression physique, des propos injurieux,  surtout grossiers, tel était le comportement de certains jeunes rappeurs maliens avec ceux qui ont été à la base de cette forme de musique. Ils  ont dénoncé des maux de la société, les injustices ou autres comportements de la part de l’Etat, qui s’attaquaient à la vie de la population Malienne. Il s’agissait du groupe Tata pound, les King Massassi,  les Fanga fin et bien d’autres. On se souvient, lors de la cérémonie d’ouverture du camp d’excellence organisé sous le premier mandat de l’ex président Amadou Toumani Touré, le groupe Tata pound était l’invité d’honneur pour tenir l’assistance en l’haleine. Pourtant, ces trois jeunes  qui composaient cette formation  musicale en la personne de  Sidi Soumahoro ‘’Ramsès’’,  Adama Diarra ‘’Djo’’ Dama et Mohamed Dicko ‘’Dikson’’ ne partaient pas avec le dos de la cuillère vis-à-vis  du pouvoir, des autorités administratives et  communales. Ces derniers, grâce à leur courage de dénoncer  certains maux, ont eu le soutien de tous. Chose qui leur a même ouvert  toutes les portes de chance. Car, ils ont fait des tournées à travers le monde et ont étudié. De nos jours, ils travaillent tous.  Aussi, ils ont été des mentors pour pas mal de jeunes rappeurs. Par exemple, le promoteur de ‘’Maliba Poduction’’ Buba’’,  un jeune qui a fait son enfance en Sud-Afrique et à son au retour bercail, a viré dans la musique du rap. C’est lui le père de petite Mamy la Stars. De nos jours, Buba a son studio de production de la musique Rap. Cela a été possible grâce à son engagement pour faire une musique rap conscientisée. Il y a d’autres qui sont sur la bonne voie comme  Amkulel qui tourne actuellement en  Europe et aux Etats Unis, Master Soumi, les frères de la rue, Mylmo, Penzi et Fouken-J.

Si on s’en tient compte de la réussite de ces  jeunes qui ont fait de cette musique tendancieuse un métier noble, ces dernières vagues de rappeurs qui ne font pas de recherches en la matière  doivent  retourner à l’école des  grands qui sont en train de jouir de leur fruit du travail bien fait et quand on sait que, c’est le travail seul qui paie.

L’alerte  de Mohamed Batilly était la bienvenue, car cela a fait un effet d’ensemble où tout le monde a condamné le comportement irresponsable de ces jeunes. Toute chose qui les a forcé de demander pardon  et faire mention aux propos d’injures. Ils se sont même engagés à faire désormais un rap constructif  et conscient. Ainsi, il vient de prouver tout en tenant la parole.

Ces cinq rappeurs à savoir : Youssouf Traoré dit « Tal B », Saibou Coulibaly dit « Snipper »,  Mamadou Gassama alias « Gaspy », Ibrahima Sissoko « Iba One » et Sidiki Diabaté étaient  les auteurs de cette tendance offensante. Cela, à travers la chanson couplée d’injures grossières ainsi que le clash en faisant la promotion de soi : « C’est moi le plus fort », à travers la chanson accompagnée d’injures grossières ainsi que le clash. Il  ne restait plus que Mohamed Bathily dit Ras-Bathis du collectif pour la défense de la république dénonçant sur la chaine de télévision Africable au cours d’une émission « Agora-J ». Une  décision ferme été prise par rapport à ce phénomène. Ainsi, la décision a permis de faire revenir les jeunes à la raison, où ils ont demandé pardon à tous. ils se sont engagés à faire des clashes sans injure, pour leur conduite de l’agression physique rappe caractère injurié. Le combat de Mohamed Bathily dit Ras-Bathis, ce jeune activiste  a été très utile.

Après cette phase, n’est-il pas mieux de s’intéresser aussi à la lutte contre la drogue et  de l’alcool dans le milieu des rappeurs ?

Mariétou Konaté

 

SOURCE: L’Annonceur  du   18 sept 2014.

IBK de retour de l’empire du milieu : La moisson prometteuse d’un président désormais droit dans ses bottes

Suite à l’achat d’un avion présidentiel et à la passation d’un marché controversé d’un contrat d’accessoires militaires (uniformes, chaussures, sacs de couchage, tentes, gourdes etc.)   passé sans appel d’offres, le Fonds monétaire international (Fmi) avait reculé. Et IBK revient de son périple chinois avec 5 500 milliards F Cfa de promesses !

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À l’invitation du Forum Economique Mondial (Wef), le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta, a effectué du 9 au 13 septembre 2014 une visite à Tianjin, en République Populaire de Chine, pour prendre part à cet important rendez-vous qui reçoit chaque été plus de 1600 participants venant de 90 pays. Et 34 engagements ont été signés pour plus de 5 500 milliards de FCfa dans les domaines stratégiques des infrastructures, du bâtiment, du transport, de l’énergie, de l’investissement, des mines, de la technologie, du numérique…En effet, outre les 18 milliards de FCfa de dons sans conditions, et le prêt de 8 milliards de F Cfa sans intérêt soit vingt six (26) milliards de F Cfa, la République Populaire de Chine offre gracieusement au Mali 600 bourses d’études sur une durée de 3 ans. Elle offre également au Mali, à titre de dons, un (1) centre de formation aux métiers du bâtiment et un (1) centre de formation agricole, la rénovation du Centre International des Conférences de Bamako (Cicb) et la réalisation d’une Centrale solaire de 2 KW à Koulouba.

 

En appui aux efforts des autorités maliennes dans la prévention contre l’épidémie de la fièvre Ebola, le gouvernement chinois offre gracieusement au Mali une aide matérielle médicale d’une valeur de 80 millions de F Cfa composée entre autres de : 1000 pulvérisateurs, 1000 combinaisons stériles, 30 tentes d’isolement médicalisées, 600 masques stériles, 600 bottes, 1000 thermomètres. Ce n’est pas tout, dans les domaines de l’équipement et des transports plusieurs accords ont été également signés. Il s’agit entre autres de : la réalisation du Chemin de fer Bamako-Conakry long de 900 km, pour 8 milliards de dollars soit 4000 milliards de F Cfa ; la rénovation de la voie de chemin de fer Bamako-Dakar, à hauteur de 750 milliards de F Cfa ; la réalisation du 4ème pont pour une enveloppe de 60 milliards de F Cfa ; la réalisation de la phase II de l’Université de Kabala prévue en 2016 pour un montant de 35 milliards F Cfa ; la réalisation de la Route du Savoir Sénou-Kabala ; la réalisation du Pont sur le fleuve Niger à Ségou pour un montant de 60 milliards de F Cfa ; la réalisation de 7 ports secs à Bamako, Kati, Sikasso, Kayes, Nara, Naréna et Gao pour un montant de 32,5 milliards F Cfa ; le Dragage du fleuve Niger, pour un montant de 120 milliards F Cfa environ. L’aménagement des berges du fleuve Niger à Bamako, pour un montant de 100 milliards de nos francs et la réalisation de la route Bamako- Koulikoro en deux fois deux voies aller-retour et du pont sur le Kayo pour un montant de 52 milliards de F Cfa. Il sera également réalisé des routes au nord du Mali que sont entre autres : la route Kwala-Goumbou-Nara, pour un montant de 31 milliards ; Ansongo-Ménaka- -Anderamboucane pour un montant de 68,2 milliards F Cfa ; Tombouctou-Bambaramaoudé- Douentza (35 milliards F Cfa).

 

4 barrages en Obt seront réalisés sur le fleuve Sénégal: (Moussala, Badoumbé, Boudofara, Bindougou), des réalisations et/ou l’extension de l’adduction d’eau à Sikasso, Ségou, San et Koutiala, pour un montant de 21 milliards F Cfa, des infrastructures du sommet France-Afrique de décembre 2016, pour un montant de 60 milliards F Cfa, la réalisation de 24.000 logements sociaux pour un montant de 400 milliards F Cfa ; la réalisation de la route Kayes-Aourou-Frontière de la Mauritanienne et l’aménagement de 100.000 hectares à l’Office du Niger.

 

En définitive, les résultats exceptionnels obtenus à l’issue de cette visite traduisent l’exemplarité et l’excellence de la coopération sino-malienne.

Avec 34 engagements signés pour plus de 5 500 milliards de F Cfa, dans les domaines aussi stratégiques que les infrastructures, le bâtiment, le transport, l’énergie, les investissements, les mines, la technologie et le numérique, il y a lieu de penser que les résultats obtenus vont au-delà de toutes espérances.

Aliou Touré

 

SOURCE: Le Matin  du   18 sept 2014.

4e pont à Bamako : La Commune V et Kalabancoro bientôt désenclavés

Le retentissent voyage du président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, en Chine a permis de signer une convention de construction d’un 4e pont à Bamako, probablement pour desservir des quartiers de la Commune V et Kalabancoro. Il facilitera également le trafic pour les populations de Sébénikoro.

pont Fahd fleuve fumee

Le pont tant entendu facilitera le trafic en Commune V et Kalabancoro qui ne disposent que d’une seule voie pour se rendre en ville. Il s’agit de celle qui longe le quartier de Baco-Djicoroni passant par Tokorobougou pour le pont roi Fahd : un parcours du combattant aux heures de pointe. A ces quartiers, il faut ajouter Garantiguibougou et Niamankorokourani.

Ousmane Daou

SOURCE: L’Indicateur du Renouveau  du   18 sept 2014.

Centre d’hémodialyse au point G : Satisfaire à tout prix les malades

Depuis quelques jours, le centre d’hémodialyse de l’hôpital du Point G travaille jour et nuit. Cette surproduction se justifie par la volonté des décideurs de l’hôpital de juguler les conséquences de la panne  technique survenue sur certains appareils de dialyse. Ce surpassement vise à assurer les deux séances hebdomadaires aux 215 dialysés. Un geste hautement patriotique qui a suscité la reconnaissance de la part des malades.   

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S’il est vrai que tout n’est pas rose dans nos hôpitaux, il aussi clair que tout n’y est pas mauvais non plus. Au service de néphrologie de l’hôpital du Point G, on tient au serment d’Hippocrate comme à la prunelle de ses yeux.

Malgré un arrêt de fonctionnement (pour entretien) de certains appareils de dialyse,  le service fonctionne à plein régime. Le personnel de service, dirigé par le Pr. Sahari Fongoro, tente de combler autant que faire se peut le vide laissé par les machines tombées en panne.

Avec sept agents, le service travaille 24 h sur 24 pour assurer les 400 séances de dialyse par semaine. C’est au prix de multiples sacrifices qu’ils parviennent à pallier au mieux l’absence des machines défectueuses même si par ailleurs la programmation des patients ressent un léger décalage dans la dialyse.

« Nous sommes prêts à sacrifier nos heures de repos, les jours fériés et même de fête pour répondre aux sollicitations des malades soumis à la dialyse », assure le chef de service de néphrologie.

En attendant la remise en fonctionnement des 11 générateurs, les 20 autres assurent le service au grand bonheur des 33 patients dialysés par jour. Lors de notre passage le mardi 16 septembre à l’Unité Fregenus et Nipro, les patients suivaient normalement leur séance.

A la direction de l’hôpital du Point G, on s’affaire à remettre en état les 11 machines en panne. Selon le surveillant général de l’hôpital, Ousmane Maïga, tout est mis en œuvre pour remettre en état de fonctionnement les machines défectueuses d’ici le lundi 22 septembre.

Les 3 unités de dialyse de l’hôpital du Point G font l’objet d’une attention particulière des autorités sanitaires. Il y a moins de 2 ans, elles ont acquis un forage et des groupes électrogènes. Toutes choses qui ont permis de résoudre le problème criard d’eau potable et une autonomie électrique.

Avec une cuve de 3000 cm3 installée il y a moins de deux ans, l’eau n’est plus une denrée rare dans ce service. Ce sont les installations qui connaissent souvent des besoins d’entretiens.

Le gouvernement consent d’énormes sacrifices financiers pour assurer presque gratuitement les séances de dialyses aux malades. Grâce à la subvention de l’Etat, le patient ne paye que 2500 F CFA au lieu de 125 000 F CFA (tarif non subventionné), ce qui reste un tarif imbattable dans la sous-région.

Conscient de la bonne foi de l’Etat, des particuliers et entreprise privées viennent se joindre à lui au grand bonheur des malades. Ainsi, la Fondation Orange-Mali a offert unité de 10 dialyseurs, dont elle assure l’entretien. Un particulier malien a également offert un dialyseur. Lui aussi prend en charge l’entretien de cette machine.

Il reste que trois unités de dialyse de l’hôpital du Point G, qui maintiennent en vie de nombreux malades maliens et étrangers, sont menacées par le défaut d’entretien.

Bréhima Sogoba

 

SOURCE: L’Indicateur du Renouveau  du   18 sept 2014.

Crise malienne et espionnage : Le juge Yaya Karembé est-il un agent de la CIA ?

On n’en sait rien et ceux qui s’attendent à des révélations fracassantes peuvent tourner la page. La question vise à attirer l’attention des Maliens sur un phénomène qui existe et auquel ils ne pensent jamais: l’espionnage. C’est aussi un bon prétexte pour conduire certaines analyses utiles.

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Beaucoup ont profité du changement du 22 mars 2012 mené par l’alors capitane Amadou Haya Sanogo. Parmi eux sans aucun doute, un petit juge nommé Yaya Karembé qu’on ne présente plus : même les plus idiots des coins reculés le connaissent. « Petit » parce qu’il officie au plus bas niveau du niveau du plus bas niveau de la magistrature : juge d’instruction dans un Tribunal de Première Instance au niveau d’une commune, point. Et pourtant, à la faveur de la crise de 2012 et surtout de l’après 30 septembre 2013, c’est ce tout petit juge de commune qui va être propulsé au-devant de la scène jusqu’à éclipser tous les grands magistrats du pays ; seul l’emblématique Daniel Tessougué a pu un peu se tirer de l’ombre un petit moment. D’où cette ascension ultra fulgurante dans un pays en crise qui ne s’appartient plus ? Et qui est dirigé d’une main de fer impitoyable et masquée depuis l’ambassade des Usa au Mali. Les Maliens ne voient que la France, la Cédéao, l’Ua, l’Ue, les Nations unies, etc. Mais derrière tout ça se trouve l’hydre américaine qui décide de tout, qui régente tout et qui contrôle tout. Jamais un ambassadeur n’a mis le Mali sous coupe réglée comme l’a fait Mary Beth Leonard.

 

C’est dans ces conditions que les gouvernants maliens ont été contraints à prendre certaines décisions contre leurs grés, ont été obligés d’en entériner d’autres et d’assister impuissants à d’autres.

Certains hasards ne sont pas des hasards mais des symphonies bien mises sur chevalet. Dans cette veine, le choix de Karembé comme juge dans le dossier des « 21 bérets rouges disparus » – dossier très cher à Mary Beth Leonard comme les prunelles de ses yeux- est-il un hasard ? Comment est-ce qu’une vingtaine de femmes (oui de femmes, aucun homme !) qui ne se connaissent pas entre elles décident subitement d’aller ensemble se confier à un juge d’instruction communal, dans une autre commune, dans un dossier international de cette sensibilité ? Parmi toutes les juridictions, tous les niveaux de justice et les juges et procureurs célèbres et moins célèbres, pourquoi se liguer pour aller voir un petit juge ; qui plus est lié au « bourreau » Sanogo ? Les autorités politiques et juridiques ont laissé faire sans broncher.

Audiences bien mises en scène

Karembé a tout de suite accepté d’être « l’espoir » des femmes éplorées. Hasard ? Et aucune autorité n’a rien trouvé à y redire. Il va les recevoir une à une, grillant cigarette sur cigarette. Il les recevra toutes après dans son bureau. Dogon d’ethnie, il s’affuble d’un couvre-chef (bonnet) traditionnel qui le rend terrible et impressionne beaucoup les bonnes femmes. Il allume une cigarette avec une autre. La salle est enfumée et certaines manquent de s’étouffer ou de chavirer de vertige. Il fumera beaucoup, ils se parleront beaucoup et ils pleureront, beaucoup pleuré ensemble (IBK n’a pas le monopole des larmes !). Quelle scène de pleurs !

 

Une autre mise en scène digne de figurer dans un film hollywoodien – qui s’inspire des réalités des tribunaux américains. Il s’agit de l’exhumation, dans les ténèbres de 4 heures du matin, des 21 corps qu’on qualifie tout de suite de bérets rouges disparus. La scène ne peut pas être imaginée et sortie d’une tête malienne. En effet, le Mali n’a jamais connu une scène pareille. En plus, il y avait des responsables de niveaux si élevés et variés que s’en était une première. Les moyens déployés, dans un Mali où aucun sou ne rentre, sont eux aussi impressionnants. Bref, cette scène s’est déroulée au Mali, à Diago, mais elle n’est pas d’agencement malien. Son metteur en scène sent trop l’Amérique pour être malien. Et Karembé donne l’air de décider de tout sans se soucier des autorités maliennes ; qui, impuissantes, laissent faire. Quelque chose est dans le « bôlô » (pieu) mais le « bôlô » est lui aussi planté et attaché à quelque chose.

 

Une fois exhumés, les corps sont transportés à l’Hôpital Gabriel Touré. Les américains font des prélèvements et s’en vont. Ils prennent leur temps et attendent le bon moment. On a attendu de longs mois. Le « bon » moment est le moment où le dossier peut mettre les autorités maliennes en difficultés dans le dossier du nord pour les fragiliser face aux séparatistes qui rêvent d’ériger un Etat purifié, un Etat blanc. Ce temps est venu en perspective des négociations d’Alger, de l’après défaite de Kidal et des restrictions financières de la Banque mondiale et du Fmi.

 

Les prélèvements sur les corps par les américains sont transportés par eux directement aux Usa sans passer par aucune case. Les différentes autorités maliennes ne savent rien. On a beau les approcher, on ne peut rien en tirer : ils ne savent rien et n’aiment pas en parler. Karembé, lui, est souverain et il est l’interface avec les américains.

 

Le bon moment venu, les américains sont revenus. On va assister à une autre mise en scène que seuls les américains savent le secret. Elle se déroule dans la zone et environs de l’hôpital Gabriel Touré. L’air est bouclé sous haute surveillance. Des infirmières de l’Hôpital ont la diarrhée : tous se demandent ce qui se passe. On est angoissé par le quadrillage et le bouclage du territoire. Puis une flopée de véhicules sous escorte pénètre dans les enceintes de l’hôpital. Personne ne sait ce qui se passe. Le cortège va vers la morgue. La vingtaine de femmes va reconnaître les corps. Elles attestent que ce sont bel et bien les corps des leurs. On imagine la séance de pleurs entre le juge et ses protégées.

 

Les américains vont ensuite pratiquer sur elles individuellement ce que nous avons vu faire à la télé à Saddam Hussein après sa capture : la main gantée de latex blanc, ils vont introduire une tige de cotons dans leur bouche grandement ouverte. Et d’autres prélèvements. C’est la confrontation entre Adn des parentes et Adn des défunts que l’on peut affirmer que tel corps est du sang de telle mère. Quelque chose qui peut se faire en heures a pris de très longs mois.

 

Karembé vient de faire un séjour conséquent aux Usa. Un petit juge d’instruction de commune qui est reçu à tant d’endroits aux Etats-Unis et choyé comme un prince. On parle aussi de formation. Quelles formations et pourquoi faire ? Karembé est un brillant juge qui a un certain parcours. Il est aujourd’hui au bas niveau, d’où le qualificatif de « petit juge »; mais tout indique qu’il est appelé à une brillante carrière. Du reste, est ce que la CIA collabore avec les cancres ? Nous n’avons la moindre preuve de l’appartenance du juge de la commune III à la CIA. Le but ici est d’attirer l’attention des Maliens sur des possibles auxquels ils ne pensent pas dans la vie quotidienne. Et pourtant, il le faut car il n’y a pas que la SE (Sécurité d’Etat) malienne. Nous sommes espionnés. Et par des nationaux et autres.

                                                                                                                                                         Amadou Tall

SOURCE: Le Matin  du   18 sept 2014.

Pourquoi ne pas le dire ? La fourberie des responsables du MNLA !

Si l’on se souvient bien, le MNLA est le responsable numéro un de tous les malheurs dont sont victimes les Maliens. Ses responsables  ont ouvert les portes paisibles, accueillantes du Mali à toutes sortes de trafics et de barbarie.

drapeau azawad desert nord mali mnla maa hcua cpa

Ceci étant, maintenant nous pouvons nous demander ce qu’ils veulent à la suite ? Pourquoi refusent-ils  d’être sur la table de négociation surtout avec la présence du mouvement forces de résistance? Il est vraiment temps qu’ils prennent conscience de leur position et qu’ils sachent que : « l’excès de tout est nuisible… ». Quant au président de la république, il doit tout faire pour mettre un point final à ces comportements, comme il l’a promis aux pauvres Maliens lors des campagnes électorales. S’il n’a pas pu se passer des négociations avec les narco trafiquants, au moins il doit pouvoir  faire en sorte que ce mouvement satanique sache que chaque chose a ses limites.

Aminata Sanogo

SOURCE: L’Annonceur  du   18 sept 2014.

Remaniement ministériel : Vers la fin du suspens

Il semble que le ciel commence à se dégager du côté du parti du Tisserand. Après avoir obtenu le quitus de plus de 60 partis politiques pour une convention dirigée par Boulkassoum Haïdara, en lieu et place de l’actuel Premier ministre, Moussa Mara, les indiscrétions font état de la mise en place d’un secrétariat général qui s’occupera de la question.

 conseil cabinet gouvernement moussa mara premier ministre

Les 60 partis politiques signataires de la Convention des partis politiques de la majorité présidentielle se sont réunis lundi hier soir à Bamako. La réunion portait sur la mise en place d’un secrétariat général de la convention devant statuer sur les nouvelles orientations de la mouvance présidentielle pour mieuxsoutenir les actions du président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita.

Après des échanges fructueux, la conférence des cadres de la convention a décidé de mettre en place un cadre de rencontre permanent des partis signataires. Ce cadre communément appelé secrétariat général de la mouvance présidentielle est composé de 33 membres répartis entre les partis représentés à l’Assemblée nationale et les partis extra-parlementaires.

La commission aux comptes sera gérée par 7 membres (4 des partis représentés à l’AN et 3 partis extra-parlementaires). « C’est dans cette dynamique que nous réaliserons nos objectifs. Il s’agitpurifier la vie publique, crédibiliser la mouvance présidentielle en perte totale de vitesse face à l’opposition et renforcer les bases populaires de la République. Autre point important : la mobilisation des moyens afin de traduire dans les faits la profonde aspiration du peuple, à renouer avec l’honneur et la dignité des valeurs qui firent la gloire du Mali, et d’asseoir une démocratie économique et sociale », nous a expliqué un cadre de la convention. Il a ajouté que le secrétaire général aura des cordes à son arc, d’autant qu’il servira de commission de bons offices pour parvenir au portrait-robot du futur Premier ministre.

Dans tous les cas, le suspens ne durera plus longtemps, puisque ce challenge constitue l’avènement d’une majorité aussi solide autour du RPM, parti présidentiel, en lieu et place de l’actuel Premier ministre. Et le changement de gouvernement tant attendu est ainsi imminent, selon notre source.

Mais la bataille sera rude dans la majorité, puisque la situation risque d’être un duel annoncé entre l’actuel PM, qui compte encore se faire une place dans cet attelage gouvernemental, et le puissant secrétaire général du RPM, Bocari Tréta. Les deux hommes présentent les meilleurs profils pour le sprint final et ça pourrait être la synthèse de duel. Le PM joue la carte des autres formations significatives de la majorité.

Au parti présidentiel, les divergences autour d’une figure consensuelle n’est plus évidente, car l’actuel ministre de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, Abdoulaye Idrissa Maïga qui était cité, serait en déphasage avec IBK. Selon notre source, l’ancien directeur de campagne du président ne cache plus sa volonté d’interrompe ses activités gouvernementales.

Le 7e vice-président du parti, Boulkassoum Haïdara, candidat malheureux à la députation  commence à perdre l’espoir. On lui reproche d’être trop proche de ses sous. La situation favorise le puissant ministre du Développement rural depuis le début de l’ère IBK. Il s’impose par sa forte notoriété à l’intérieur comme en dehors de sa famille politique.

Bréhima Sogoba

 

SOURCE: L’Indicateur du Renouveau  du   18 sept 2014

Violations de la réglementation budgétaire : Des arrestations annoncées

Hier lors du Conseil des Ministres, Le gouvernement a entendu une communication relative au résultat de la première phase de l’audit de la dette intérieure et son schéma d’apurement. Le montant total des dettes fournisseurs s’élève à 99 095 717 323 FCFA sur lesquels 26 269 358 942 FCFA seulement ont été validés. Des actions sont en cours pour identifier et sanctionner les fonctionnaires et agents de l’Etat coupables des violations de la règlementation budgétaire.  On s’attend à des arrestations dans les semaines à venir.

conseil ministres gouvernement moussa mara premier ministre chef gouvernement ibrahim boubacar keita ibk

L’audit s’inscrivait dans le cadre de la relance de l’activité économique après la crise sociopolitique et sécuritaire de 2012 qu’a connue notre pays.

Il a permis d’identifier des arriérés de paiement sur la période 1995-2012 concernant les dettes fournisseurs, les crédits de TVA, les loyers, les indemnités d’expropriation, les dettes bancaires, les comptes publics à solde débiteurs, les droits indûment perçus et les exonérations.

L’Etat ne payera pas  plus de 72 milliards FCFA de dettes intérieures

Le montant total des dettes fournisseurs s’élève à 99 095 717 323 FCFA sur lesquels 26 269 358 942 FCFA ont été validés. Le montant restant, soit 72 826 358 381 FCFA, n’a pas été validé à cause de l’irrégularité des documents présentés, de l’absence de support juridique ou simplement de l’absence de preuve de service fait.

L’Etat s’engage à payer les dettes fournisseurs régulières, sur une dotation de 20 000 000 000 FCFA déjà inscrite dans le budget initial 2014, pour l’apurement des dettes suivant un schéma se présentant comme suit :-le paiement intégral de 10 877 801 396 FCFA de dette basée sur des lignes budgétaire et   l’application de 40% de décote sur les 15 391 557 546 FCFA de dépenses extrabudgétaires qui ramène le montant à payer à 9 235 080 838 FCFA.

Dans le cadre de l’application de la décote, un protocole d’accord sera signé entre les créanciers et l’Etat. Ce protocole fera l’objet d’homologation par les tribunaux compétents.

Le montant des crédits fournisseurs de 15 391 557 546 FCFA ne reposant sur aucune ligne budgétaire constitue une violation de la réglementation relative à l’exécution de budget et doit être sanctionnée en conséquence.

Des actions sont en cours pour identifier et sanctionner les fonctionnaires et agents de l’Etat coupables des violations de la règlementation budgétaire. On dit que des arrestations pourraient s’opérer dans les directions financières et matérielles de nombreux départements ministériels.

Rassemblés par YC

SOURCE: L’Indicateur du Renouveau  du   18 sept 2014.

Coopération Mali-Chine : Pour l’honneur du Mali – Il faut faire bon usage des 5500 Milliards !

Un accueil chaleureux,  des Conventions de multiples projets, des milliards et des milliards  de nos francs et surtout une promesse de bonne collaboration entre notre pays et celui de Mao Zedong, voilà les aboutissants de la visite de Ladji Bourama à laquelle il était allé en Chine comme invité d’honneur.

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A son arrivée, le président IBK a été accueilli comme son grand père Soundjata venu pour sortir le Mandé de la tyrannie de Soumahoro  Kanté. Cette fanfaronnade n’était pas la peine, car si quelqu’un se dit patriote, il doit faire des exploits à son pays sans tambour  ni trompette. Nous jugeons par conséquent que l’heure n’est pas à la vantardise.  Il y a cependant lieu de saluer cette  victoire du Président de la République qui a su tirer les bonnes cartes avec les frères chinois.

5500 Milliards, voilà le faramineux jackpot octroyé au Mali sans nous juger, ni nous imposer leur leçon.

En effet, le Mali a été la risée du monde entier à cause de quelques milliards que le FMI nous avait seulement prêtés (pas donnés) avec des intérêts et surtout des conditions qui ne disent pas leurs noms. Actuellement en visite au Mali, la délégation de Breton Wood  est dans  la gorge des membres du gouvernement comme une arête, pour  voir en détails près, les dépenses effectuées avec leur sous troués. Contrairement au FMI, la chine a permis au Mali  d’être un grand chantier de Kayes à Kidal, si seulement, des tranches de cet argent ne sont pas déformées à d’autres fins diamétralement opposées aux conventions des dits projets. L’intellectuel  Malien, faut-il le rappeler, n’as plus peur du denier public, même si ce sont des centaines de milliards. Pour que l’honneur du Mali lui revienne, pour que le bonheur du Mali ne soit pas un slogan, ces grandes promesses du président IBK à la population à la suite de l’octroi de ces milliers de milliards doivent être  une réalité et pas un rêve.

Parmi ces promesses, on peut citer le chemin de fer reliant Bamako à Conakry, long de 900kms, la rénovation du tronçon Bamako- Dakar, le 4ème pont à Bamako, la réalisation d’un pont sur le fleuve Niger à Ségou et autres infrastructures. Des usines qui étaient transformées en refuge de rats vont fonctionner  pour redonner le sourire aux centaines de travailleurs qui étaient confrontés à tous les problèmes que la pauvreté peut provoquer. L’HUICOMA de Koulikoro   et l’usine de thé de Farako de Sikasso en sont des exemples probants.

En tout état de cause, pour que le FMI nous respecte, il faut faire bon usage de ces sous pour réaliser exactement ces projets qui donneront l’espoir et l’estime au peuple malien. Il faut cela pour l’honneur et le bonheur du Mali.

Christelle 

SOURCE: L’Annonceur  du   18 sept 2014.