Communiqué du Conseil des Ministres du mercredi 27 avril 2016

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Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le mercredi 27 avril 2016, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Président de la République, Monsieur Ibrahim Boubacar KEÏTA.

Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil des Ministres a :

– adopté des projets de textes ;

– procédé à des nominations ;

– et entendu une communication.

AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES :

Au titre du ministère des affaires étrangères, de la coopération international  et de intégration africaine :

Sur le rapport du ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération Internationale et de l’Intégration Africaine, le Conseil des Ministres a adopté des projets de texte relatifs à la ratification de l’Accord de Paris sur les changements climatiques, adopté le 12 décembre
2015 par la vingt-et-unième session de la Conférence des Parties à la Convention Cadre sur les Changements Climatiques (COP 21) et la onzième session de la Conférence des Parties agissant en tant que réunion des Parties au Protocole de Kyoto (CMP), tenues à Paris, du 30 novembre au 12 décembre 2015.

L’Accord de Paris sur les changements climatiques vise à renforcer la capacité des Etats membres en matière de riposte mondiale à la menace des changements climatiques, dans le contexte du développement durable et de la lutte contre la pauvreté.

Il se fixe comme objectif de contenir l’élévation de la température moyenne de la planète nettement en dessous de 2°Celsus par rapport aux niveaux préindustriels et en poursuivant l’action menée pour limiter l’élévation des températures à 1,5°C par rapport aux niveaux préindustriels, ce qui réduirait sensiblement les risques et les effets des changements climatiques.

Il institue des mesures tendant à renforcer les capacités d’adaptation aux effets néfastes des changements climatiques et en promouvant la résilience à ces changements et un développement à faible émission de gaz à effet de serre, d’une manière qui ne menace pas la production alimentaire.

Il définit, dans le cadre de la mise en œuvre des actions visant à faire face aux impacts du changement climatique,les obligations des Etats membres en matière, notamment, de soumission des contributions, de mesures d’atténuation et d’adaptation, de pertes et dommages liés aux effets néfastes, de transfert de technologies et de renforcement des capacités.

Le Mali a participé activement au processus de négociations de l’Accord à travers notamment notre compatriote, Hussein Alfa Nafo, Président du Groupe des Négociateurs Africains sur le climat.

La ratification de l’Accord de Paris sur les changements climatiques permettra à notre pays, qui subit au quotidien les effets néfastes des changements climatiques, de bénéficier des transferts financiers et technologiques pour accéder à la transition énergétique et à l’adaptation aux impacts existant et à venir.

AU CHAPITRE DES MESURES REGLEMENTAIRES :

AU TITRE DU MINISTERE DE L ’ECONOMIE ET DES FINANCES :

Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a adopté :

1. Un projet de décret portant approbation d e l’Avenant n °1 au marché n°0323/DGMP-DSP-2012 relatif aux travaux d’aménagement du casier rizicole de Djenné (5670 ha) au compte du Programme d e Développement d e l ’Irrigation dans le bassin du Bani et à Sélingué (PDI-BS) :

Dans le cadre du Programme de Développement de l’Irrigation dans le Bassin du Bani et à Sélingué ( PDI-BS) pour le compte du projet de de Développement de l’Agriculture à Djenné ( PDA ), le Gouvernement de la République du Mali a conclu le marché n°0323/DGMP-DSP-
2012 relatif aux travaux d’aménagement du casier rizicole de Djenné (5670 ha) au compte du Programme de Développement de l’Irrigation dans le bassin du Bani et à Sélingué (PDI-BS avec l’Entreprise Générale Mamadou KONATE (EGK) pour un montant de3 milliards 450 millions 450 mille 370 francs CFA hors taxes et hors droits de douanes et un délai d’exécution de 24 mois.

L’exécution du marché initial a révélé la nécessité de travaux dont la réalisation est indispensable pour la fonctionnalité et la pérennisation des acquis du projet.

Le présent avenant n° 1 vise la prise en charge des travaux supplémentaires pour un coût de 968 millions 667 mille 277 francs CFA hors taxes et droits de douanes soit 28,07% environ du montant du marché initial et d’un délai d’exécution de 6 mois.

2. Un projet de décret portant approbation du marché relatif aux travaux de construction du siège de l’Agence Nationale de Télésanté et Informatique Médicale (ANTIM) R+5 :

Le marché relatif aux travaux de construction du siège de l’Agence Nationale de Télésanté et Informatique Médicale (ANTIM) R+5 est conclu entre le Gouvernement de la République du Mali et l’Entreprise ZHONG MA CONSTRUCTION pour un montant de 2 milliards 858 millions 426 mille 371 francs CFA et un délai d’exécution de 730 jours.

La conclusion de ce marché vise à doter l’Agence Nationale de Télésanté et Informatique
Médicale d’un cadre de travail approprié pour la mise en œuvre de ses missions.

AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES :

Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes :

AU TITRE DU MINISTÈRE DE L ’ADMINISTRATION TERRITORIAL E :

– Conseillers techniques :
Monsieur Aboubacar Seddick DJIRE, Administrateur civil
Monsieur Ibrahima Papa SANGHO, Ingénieur des Constructions civiles

-Préfet de Cercle, Premiers Adjoints au Préfet de Cercle, Deuxièmes Adjoints au Préfet de Cercle et Sous-préfets d’Arrondissement.

La liste fera l’objet d’une publication dans L’ESSOR et sur le site du Secrétariat Général du
Gouvernement.

AU TITRE DU MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES, DE LA
COOPÉRATION INTERNATIONALE ET DE L ’INTÉGRATION AFRICAINE :

– Inspecteurs à l’Inspection des Services Diplomatiques et Consulaires :
Monsieur Kalilou DOUMBIA, Conseiller des Affaires Etrangères
Monsieur Nouhoum Mahamane HAIDARA, Conseiller des Affaires Etrangères

– Directeur des Affaires Juridiques :
Monsieur Aguibou DIALLO, Conseiller des Affaires Etrangères

AU TITRE DU MINISTÈRE DE LA DÉFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS

– Haut Fonctionnaire de Défense au Ministère de l’Education Nationale :
Commissaire Colonel-major Mamoutou TRAORE
– Haut Fonctionnaire de Défense au Ministère des Mines :
Colonel Abdoulaye KEITA

– Directeur du Commissariat des Armées :
Commissaire Colonel Abdoul Wahab TOURE
– Directeur Général du Musée des Armées :
Colonel-major Modibo MARIKO

– Chef d’Etat-major de l’Armée de Terre :
Colonel-major Abdrahamane BABY

– Inspecteurs des Armées et Services : Colonel-major Mamadou KONE Colonel  Sidiki SAMAKE
Colonel Modibo I. COULIBALY Colonel Niarga NOMOKO

– Directeur Adjoint du Sport Militaire : Lieutenant-colonel Charles Moussa DIAKITE

AU TITRE DU MINISTÈRE DES DOMAINES DE L ’ÉTAT ET DES AFFAIRES
FONCIÈRES :

– Inspecteur en Chef adjoint à l’Inspection des Domaines et des Affaires Foncières :
Monsieur Bakary COULIBALY, Ingénieur des Constructions civiles

– Inspecteur à l’Inspection des Domaines et des Affaires Foncières :
Monsieur Oumar TOUNKARA, Ingénieur de l’Agriculture et du Génie Rural

AU TITRE DU MINISTÈRE DE L ’ÉLEVAGE ET DE LA PÊCHE :

– Conseiller technique :
Monsieur Boureima TRAORE, Maître de Recherche

AU TITRE DU MINISTÈRE DE L ’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR :

– Directeurs de Recherche :
Monsieur Minamba BAGAYOKO, Maître de Recherche Monsieur Mamadou D. COULIBALY, Maître de Recherche Monsieur Sidi Békaye COULIBALY, Maître de Recherche Monsieur Amadou Malé KOUYATE, Maître de Recherche Monsieur Moussa SACKO, Maître de Recherche
Monsieur Odiaba SAMAKE, Maître de Recherche
Monsieur Soungalo SARRA, Maître de Recherche

AU TITRE DU MINISTÈRE DE L’ÉCONOMIE NUMÉRIQUE ET DE LA
COMMUNICATION :

– Président Directeur Général de la Poste :
Monsieur Oualy Sékou TRAORE, Juriste

– Directeur Général de l’Agence Malienne de Presse et de Publicité (AMAP) :
Monsieur Abdoulaye TRAORE, Journaliste-Réalisateur

– Directeur Général de l’Agence des Technologies de l’Information et de la
Communication (AGETIC) :
Monsieur Hamed Salif CAMARA, Ingénieur en Informatique

AU TITRE DU MINISTÈRE DE LA RECHERCHE SCIENTIFIQUE :

– Directeur Général de l’Institut des Sciences Humaines :
Monsieur Moussa SOW, Directeur de Recherche

AU TITRE DU MINISTÈRE DES SPORTS :

– Conseillers techniques :
Monsieur Allaye SAMASSEKOU, Inspecteur de la Jeunesse et des Sports
Monsieur Ibrahima FOMBA, Magistrat

AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS ECRITES :

AU TITRE DU MINISTERE DE L’ECONOMIE ET DES FINANCES :

Sur le rapport du ministre de l’Economie et des Finances, le Conseil des Ministres a pris acte d’une communication écrite relative au Cadre Stratégique pour la Relance Economique et le Développement Durable (CREEDD 2016-2018) issu de la relecture du Cadre Stratégique pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté (CSCRP 2012-2017).
Le Cadre Stratégique pour la Relance Economique et le Développement Durable (CREEDD
2016-2018) est élaboré dans la perspective de doter notre pays d’un document unique qui sert, pour toutes les parties prenantes de cadre intégrateur des politiques sectorielles et des stratégies régionales et locales.

Il s’inscrit dans le cadre de l’opérationnalisation de la vision de l’Etude Nationale Prospective
« Mali 2025 » et se fonde aussi sur les objectifs de développement durable, la revue à mi- parcours (2012-2024) de la mise en œuvre du CSCRP 2012-2017 et en particulier sur les principales conclusions et recommandations qui en sont issues.

Il s’inscrit également dans le cadre de la vision panafricaine du développement à long terme du continent, adoptée en janvier 2015 par la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de l’Union Africaine dans le Document Cadre de l’Agenda 2063.

Il constitue, au plan architectural, une représentation appropriée et cohérente des enjeux et défis de développement du Mali et se décline en :

– deux axes préalables se rapportant à la paix et sécurité et, à la stabilité « macro- économique » ;

– trois axes stratégiques dont la croissance économique inclusive et durable, le développement social et l’accès aux services sociaux de base et enfin le développement institutionnel et la gouvernance.

Il détermine les domaines prioritaires pour la mise en œuvre des axes préalables et
stratégiques.

Il a pour objectif global de promouvoir un développement inclusif et durable en faveur de la réduction de la pauvreté et des inégalités dans un Mali uni et apaisé, en se fondant sur les potentialités et les capacités de résilience en vue d’atteindre les objectifs de développement durable à l’horizon 2030.

Le Cadre Stratégique pour la Relance Economique et le Développement Durable 2016-2018 dégage une incidence financière de 3 440 milliards de francs CFA de crédits budgétaires pour la mise en œuvre de ses activités.

Bamako, le 27 avril 2016.

Le Secrétaire général du Gouvernement,

Mad ame DIA KIT E Fa t ou mata N ’DIAYE
Commandeur de l’Ordre National

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Liste des nominations de Préfet de Cercle, de Premiers Adjoints au Préfet de Cercle, de Deuxièmes Adjoints au Préfet de Cercle et de Sous-préfets d ’Arrondissement

– Préfet de Cercle de Gao :
Monsieur Abdoulaye COULIBALY, Administrateur civil

– Premier Adjoint au Préfetde Cercle de Koulikoro : Monsieur Chiaka MAGASSA, Administrateur civil

– Premier Adjoint au Préfetde Cercle de Banamba :
Monsieur Mamadou TEMBELY, Administrateur civil

– Premier Adjoint au Préfetde Cercle deDioïla :
Monsieur HamidouHamma MAIGA, Administrateur civil

– Premier Adjoint au Préfetde Cercle deKolokani :
Monsieur Siaka KANTE, Administrateur civil

– Premier Adjoint au Préfetde Cercle de Nara :
Monsieur Fallaye SY, Administrateur civil

– Premier Adjoint au Préfetde Cercle de Sikasso :
Monsieur Adama-Waly CISSE, Administrateur civil

– Premier Adjoint au Préfetde Cercle de Koutiala :
Monsieur Youssouf NIARE, Administrateur civil

– Premier Adjoint au Préfetde Cercle deKolondiéba :
Monsieur Djiné Moussa DIAKITE, Administrateur civil

– Premier Adjoint au Préfetde Cercle deYanfolila :
Monsieur Bréhima BARRY, Administrateur civil

– Premier Adjoint au Préfetde Cercle deNiono :
Monsieur Boureïma ONGOÏBA, Administrateur civil

– Premier Adjoint au Préfetde Cercle de Bandiagara :
Monsieur Kalifa KONE, Administrateur civil

– Premier Adjoint au Préfetde Cercle deDjénné :
Monsieur Abdoul Nasser N’Tissa MAIGA, Administrateur civil

– Premier Adjoint au Préfetde Cercle de Koro :
Monsieur Ousmane Balla DIARRA, Administrateur civil

– Premier Adjoint au Préfetde Cercle deYouwarou :
Monsieur Sidiki SIDIBE, Administrateur civil

– Premier Adjoint au Préfetde Cercle de Gourma Rharous :
Monsieur Sounkalo Roland KAMATE, Administrateur civil

– Premier Adjoint au Préfetde Cercle deNiafunké :
Monsieur Ousmane SOW, Administrateur civil

– Premier Adjoint au Préfetde Cercle deBourem :
Monsieur Adama SAMAKE, Administrateur civil

– Premier Adjoint au Préfetde Cercle de Tin-Essako :
Monsieur Moustapha KANTE, Administrateur civil

– Deuxième Adjoint au Préfetde Cercle de Kayes :
Monsieur Arouna TOGOLA, Administrateur civil

– Deuxième Adjoint au Préfetde Cercle deBafoulabé :
Monsieur Bouboune DICKO, Administrateur civil

– Deuxième Adjoint au Préfetde Cercle de Nioro :
Monsieur Soumaïla KONE, Administrateur civil

– Deuxième Adjoint au Préfetde Cercle deYélimané :
Monsieur Amadou Oumar KIDA, Administrateur civil

– Deuxième Adjoint au Préfetde Cercle de Banamba :
Monsieur Abraham KASSOGUE, Administrateur civil

– Deuxième Adjoint au Préfetde Cercle deDioïla :
Monsieur Bougouto DEMBELE, Administrateur civil

– Deuxième Adjoint au Préfetde Cercle deKolokani :
Monsieur Kabaou DOLO, Administrateur civil

– Deuxième Adjoint au Préfetde Cercle de Nara :
Monsieur Boubacar DANFAGA,Administrateur civil

– Deuxième Adjoint au Préfetde Cercle deKolondiéba :
Monsieur Ibrahima KOÏTA, Administrateur civil

– Deuxième Adjoint au Préfetde Cercle de Koutiala :
Monsieur Souleymane TEMBELY, Administrateur civil

– Deuxième Adjoint au Préfetde Cercle deYanfolila :
Monsieur Moustapha TIMITE, Administrateur civil

– Deuxième Adjoint au Préfetde Cercle de Ségou :
Monsieur Abou DAO, Administrateur civil

– Deuxième Adjoint au Préfetde Cercle de Bandiagara :
Monsieur Kassoum SANOGO, Administrateur civil

– Deuxième Adjoint au Préfetde Cercle de Douentza :
Monsieur Alidji BAGNA, Administrateur civil

– Deuxième Adjoint au Préfetde Cercle deDiré :
Monsieur HamadouYacouba DIALLO, Administrateur civil

– Deuxième Adjoint au Préfetde Cercle deNianfunké :
Monsieur Boubacar COULIBALY Administrateur civil

– Deuxième Adjoint au Préfetde Cercle de Gao :
Monsieur Mamadou DIARRA, Administrateur civil

– Deuxième Adjoint au Préfetde Cercle deBourem :
Monsieur Bakari KEITA, Administrateur civil

Sous-préfets

Région de Kayes :

Arrondissement de Ambidedi :
Monsieur Salif OUMAROU, Administrateur civil

Arrondissement de Diamou :
MadameNatogoma SAMAKE, Attaché d’Administrateur

Arrondissement de Diandioumbera :
Monsieur Mamadou BARRY, Administrateur civil

Arrondissement de Koussane :
Monsieur Bakary KEITA, Attaché d’Administrateur

Arrondissement de Oualia :
MadameFatou GUEYE, Administrateur civil

Arrondissement de Bema :
Monsieur Drissa Mamadou COULIBALY, Administrateur civil

Arrondissement de Lakamané :
MadameAoua Modibo BERTHE, Attaché d’Administration

Arrondissement de Dialafara :
Monsieur Abdou Salam COULIBALY, Administrateur civil

Arrondissement de Faraba :
Monsieur MamoutouSANGARE,Secrétaire d’Administration

Arrondissement Kassama :
Monsieur Balla TRAORE, Secrétaire d’Administration

Arrondissement de Sébékoro :
Monsieur Boubacar SANOGO, Administrateur civil

Arrondissement de Sirakoro :
Monsieur Modibo COULIBALY, Attaché d’Administration

Arrondissement de Marena :
MadameAïssata DIARRA, Administrateur civil
Région de Koulikoro : Arrondissement de Sirakorola :
MadameMaïmouna KEITA, Administrateur civil

Arrondissement de Toukorola :
Monsieur Hama DIOP, Administrateur civil

Arrondissement de Fana :
Monsieur Bénéna MOUNKORO,Administrateur civil

Arrondissement de Massigui :
Monsieur Jacques COULIBALY, Administrateur civil

Arrondissement de Dilly :
Monsieur Bayon SIMPARA, Administrateur civil

Arrondissement de Kourouba :
Madame Kadidia Sanaga BAYOGO, Administrateur civil

Arrondissement de Siby :
Monsieur Cheick Oumar COULIBALY, Secrétaire d’Administration
Région de Sikasso : Arrondissement de Blendio :
Monsieur Mahamane SIDIBE, Administrateur civil

Arrondissement de Dogoni :
Monsieur BadaraAliou KEITA, Administrateur civil

Arrondissement de Kignan :
Monsieur Moussa PAMANTA, Administrateur civil

Arrondissement de Faragouaran :
MadameKorotoumouSANOGO, Administrateur civil

Arrondissement de Sanso :
MadameFatou TRAORE, Secrétaire d’Administration

Arrondissement de Fourou :
Monsieur Drissa COULIBALY, Administrateur civil

Arrondissement de Loulouni :
MadameMoussokoro DIAKITE,Attaché d’Administration

Arrondissement de Konseguela :
Madame Aminata SANOGO, Administrateur civil

Arrondissement de M’Pessoba :
Monsieur Oumar DIARRA, Secrétaire d’Administration

Arrondissement de Doussoudiana :
Monsieur Mohamed AG ALHASSANE, Attaché d’Administration

Arrondissement de Siekorolé :
Monsieur Mahamadou KONE, Administrateur civil
Région de Ségou : Arrondissement de Markala :
Monsieur Oumar DEMBELE, Administrateur civil

Arrondissement de Saye :
Monsieur Diakaridia SANOGO, Attaché d’Administration

Arrondissement de Pogo :
Monsieur Makan BOUGOUDOGO, Administrateur civil

Arrondissement de Souroutouna :
Monsieur Bréhima DIALLO, Administrateur civil

Arrondissement de Sy :
MadameAya Samba BOCOUM, Administrateur civil

Arrondissement de Madiakuy :
Monsieur Karim COULIBALY, Attaché d’Administration

Arrondissement de Mafoune :
Monsieur Boureima Alphonse OUATTARA, né en 1975,N°Mle0125.614-T, Secrétaire
d’Administration
Région de Mopti : Arrondissement de Ouro-Modi :
Monsieur Oumar DIENTA, Attaché d’Administration

Arrondissement de Sandegué :
Monsieur Sidi Mohamed AL BECHIR, Administrateur civil,

Arrondissement de Ouenkoro :
Monsieur Abdourahamane SOUMAGUEL, Attaché d’Administration

Arrondissement de N’Gouma :
Monsieur Gabriel Wazoun THERA, Attaché d’Administration

Arrondissement de Ambiri :
Monsieur Abocar Ibrahim CISSE, Administrateur civil

Arrondissement de Dogo :
Monsieur Missaque COULIBALY, Secrétaire d’Administration

Arrondissement de Guido-Sarré :
Monsieur Seydou B. TRAORE, Secrétaire d’Administration

Arrondissement de GathiLoumo :
Monsieur Ibrahima Tiéna BORE, Secrétaire d’Administration
Région de Tombouctou : Arrondissement de Alglal :
Monsieur Moïse DABOU, Secrétaire d’Administration

Arrondissement de Haïbongo :
Monsieur Youssouf MORBA, Secrétaire d’Administration

Arrondissement de Gargando :
Monsieur Ibrahim DOUGNON, Administrateur civil

Arrondissement de Tonka :
Monsieur Abdoul Salam DIEPKILE, Administrateur civil

Arrondissement de Banikane :
Monsieur Chaka COULIBALY, Attaché d’Administration

Arrondissement de Soumpi :
Monsieur Mohamed Ikrane AG AGALY, Attaché d’Administration

Région de Gao :

Arrondissement de Haoussa-Foulane
Monsieur Dieibane IBRAHIMA, Attaché d’Administration

Arrondissement de Tillit :
Monsieur Amadou BAYOKO, Attaché d’Administration

Arrondissement de Bamba :
Monsieur Drissa KONARE, Administrateur civil
Arrondissement de Tamera

Monsieur Bakary DIAKITE, Attaché d’Administration

Région de Kidal : Arrondissement de Anefis
Monsieur M’Piè DIARRA, Secrétaire d’Administration

 

Source: Primature

Cameroun : un comité de vigilance fait échec à un double attentat-suicide

Les membres d’un comité de vigilance viennent de poser un autre acte de bravoure à Djakana dans la nuit du mardi au mercredi. Au cours de l’une de leurs nombreuses patrouilles, ces supplétifs de l’armée ont pu mettre le grappin sur une kamikaze, la vingtaine révolue, qui transportait des explosifs, tandis que sa complice profitait de la pénombre pour s’échapper,

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Un comité de vigilance neutralise une Kamikaze bourrée d’explosifs

Le comité de vigilance du village de Djakana peut se vanter d’avoir annihilé de justesse une attaque terroriste dans la nuit de mardi à mercredi. En effet, deux kamikazes porteuses d’explosifs se dirigeaient vers cette localité de l’extrême-nord du Cameroun quand les membres de ce comité sont rentrés en action. Ainsi que le confirme Midjiyawa Bakari, le gouverneur de la région : « Une kamikaze a été appréhendée par des membres d’un comité de vigilance. Elle était porteuse de cinq explosifs. » Puis, il ajoute : « Nous avons organisé une battue pour retrouver la seconde kamikaze, mais comme la zone n’est pas très loin du Nigeria, elle a dû se replier. »

La jeune femme qu’ils ont appréhendée n’a pas mis du temps à avouer qu’elle et sa complice entendaient se faire exploser dans des « lieux de regroupement ». Elle a donc été remise au Bataillon d’intervention rapide (BIR) chargé de traquer la secte Boko Haram pour nécessité d’enquête. Ce bon coup de filet de ces bras séculiers de l’armée régulière a pu être réalisé grâce à une méthode savamment orchestrée par ces supplétifs qui deviennent de plus en plus incontournables.

De même, grâce aux motos, sifflets et autres détecteurs de métaux qu’ils ont reçus des autorités camerounaises, ces braves gens ont réussi à mettre sur pied un « dispositif efficace » qui leur permet de réaliser de véritables coups de maître. Pour réussir ces missions difficiles « les équipes se relaient en permanence de 6 heures à 18 heures et de 18 heures jusqu’au petit matin ».

Mali : à l’agonie, les FAMa se font voler des armes à feu de leur poudrière

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Les FAMa ont du mal à comprendre comment des armes ont pu se volatiliser de leur poudrière. En attendant d’élucider cette affaire rocambolesque, le chef d’état-major a suspendu deux officiers supérieurs. Les enquêtes sont donc en cours afin de mettre le grappin sur les auteurs de cette forfaiture qui risque de faire grand bruit au Mali,

Les FAMa s’activent pour retrouver leurs armes disparues

Les Forces Armées Maliennes (FAMa) sont en ce moment à pied d’oeuvre pour faire toute la lumière sur cette affaire d’armes à feu qui ont disparu de leur poudrière. En effet, le chef d’état-major général des Forces armées, le général Maman Touré, a annoncé, ce mercredi, la disparition de près d’une trentaine de pistolets mitrailleurs de leur magasin d’armes. Face à ce constat on ne peut plus inquiétant, le patron de l’armée malienne a tenu à prendre certaines mesures préventives. Ainsi a-t-il suspendu de leurs fonctions le colonel Zoumana Diawara et le commandant Moussa Diallo, respectivement chef d’état-major de la garde nationale et chef de division logistique du même corps.

Cette étrange disparition vient non seulement mettre en évidence le sempiternel problème de la sécurité au Mali, mais aussi et surtout le professionnalisme de l’armée malienne. Comment en pleine guerre contre les groupes armés terroristes qui foisonnent au Nord-Mali, des armes peuvent-elles disparaitre sans éveiller un brin de soupçon ? Y a-t-il une complicité interne qui a permis de commettre ce forfait sans coup férir ? L’enquête diligentée par le CEMGA pourrait permettre de savoir ce qui s’est réellement passé. Mais en attendant, la population malienne continue de dormir la peur dans le ventre.

Le président Ibrahim Boubacar Kéita (IBK), le chef suprême des armées, qui vient fraichement de rentrer de son voyage sanitaire est donc interpellé afin de remettre de l’ordre à la maison.

Communique de Presse: l’UNICEF condamne le retrait d’enfants des écoles de Kidal

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Les manifestations survenues les 18 et 19 avril à Kidal, dans le nord du Mali, ont interrompu l’éducation des enfants et mis en danger leur sécurité. Selon des sources vérifiées par l’UNICEF, plusieurs enfants ont été retirés des salles de classe pendant les cours afin qu’ils participent à des rassemblements populaires.
L’UNICEF condamne toute action visant ou contribuant à empêcher le déroulement normal de l’éducation des enfants et rappelle à toutes les parties que la place de l’enfant est à l’école, car l’éducation est le meilleur moyen d’assurer un avenir prospère aux enfants et à la nation.
« Ces derniers jours, l’accès à l’éducation a été rendu impossible pour plusieurs enfants à Kidal. Les efforts consentis pour ramener des milliers d’enfants à l’école dans le nord du Mali risquent d’être réduits à néant si les enfants dont le retour est encore fragile, sont retirés des salles de classe» a déclaré Fran Equiza, Représentant de l’UNICEF au Mali.
Quand ils ne sont pas à l’école, les enfants sont plus exposés aux abus, à l’exploitation ou au recrutement par les groupes armés. L’UNICEF appelle les populations à maintenir les enfants à l’école afin qu’ils puissent continuer leur éducation. A deux mois seulement des examens de fin d’année, une interruption risque de couter aux enfants une année entière d’éducation.
Pour l’année scolaire 2015-2016, les efforts considérables consentis par les partenaires de l’Education au Mali, y compris l’UNICEF, ont contribué à renforcer l’accès à l’éducation formelle à 344.115 enfants dans les régions de Gao, Tombouctou, Kidal, Mopti et Ségou, affectées par la crise sécuritaire. Depuis octobre 2015, la campagne ‘Chaque Enfant Compte’ de l’UNICEF a pu faciliter le retour et le maintien à l’école de 29.592 enfants dans les régions affectées par la crise, dont 4.934 enfants à Kidal.

 

Source: info-matin

réunion des ministres de la jeunesse du G5 SaheL: les experts balisent le terrain

Dans le cadre des préparatifs de la réunion des ministres de la jeunesse du G5 Sahel prévue pour jeudi prochain, les experts du Mali, du Niger, du Tchad, de la Mauritanie du Burkina-Faso sont en conclave, depuis hier mardi, à l’hôtel Radisson Blu de Bamako. Au cœur des échanges entre professionnels, l’élaboration d’une stratégie intégrée de développement de la jeunesse, avenir de l’espace.

Mahamane Baby ministre Emploi Formation professionnelle porte parole gouvernement

L’ouverture des travaux de cette session a été présidée par le ministre de l’Emploi, de la formation professionnelle, de la jeunesse et de la construction citoyenne, Mahamane BABY, en présence du secrétaire permanent du G5 Sahel, Mohamed NAJIM.
Pendant deux jours, les experts se pencheront sur, entre autres questions : le diagnostic des problèmes qui se posent à la jeunesse du G5/Sahel et l’état des lieux des politiques, stratégies et solutions mises en œuvre dans les différents pays en matière de promotion de la jeunesse ; la validation des termes de référence d’une étude portant sur l’élaboration d’une Stratégie intégrée assortie d’un plan d’action de la jeunesse des pays du G5/Sahel. De même, les experts vont réfléchir sur la mise en place d’un Comité de pilotage de la Stratégie intégrée de la jeunesse des pays du G5/Sahel et le chronogramme de mise en œuvre des décisions et recommandations.
Le secrétaire permanent du G5 Sahel, Mohamed NAJIM, a souligné que les travaux de cette réunion portaient sur un des principaux sujets de préoccupation de nos Chefs d’État, à savoir : la problématique de la jeunesse qui constitue une part importante de nos populations et se doit d’être l’avenir de notre espace et le fer de lance du développement économique, social et culturel de nos États. C’est pourquoi il a invité les experts à faire un diagnostic sans complaisance des nombreux défis auxquels sont confrontés les jeunes des pays membres du G5 Sahel. Des défis qui ont pour noms entre autres : pauvreté, chômage massif et endémique, croissance démographique rapide, analphabétisme, ignorance, effets néfastes du changement climatique, Sida, alcoolisme, consommation de drogue, migration irrégulière, etc. Il s’agit aussi du terrorisme caractérisé par la montée de la radicalisation, à travers l’intégrisme religieux et l’extrémisme violent, dont les jeunes sont malheureusement non seulement les premières victimes, mais aussi les acteurs.
Pour M. NAJIM, tous ces défis, certes nombreux, ne sont pas insurmontables et leurs solutions résident dans le cadre d’une action concertée par la conjugaison de toutes nos ressources pour des solutions pratiques et durables. Par ailleurs, il apparaît indéniable de nos jours que les questions de jeunesse, tout en étant des préoccupations de développement, sont aussi et surtout des questions de sécurité et s’inscrivent parfaitement dans le crédo de sécurité et de développement que promeut le G5 Sahel, a-t-il dit. Aussi, la stratégie intégrée de la jeunesse sera-t-elle prise en compte de la politique de développement et de sécurité du G5 Sahel et son Plan d’investissement prioritaire, en cours de finalisation et dont les résultats seront soumis à une table ronde de mobilisation des ressources prévues avant la fin de cette année.
La mise en œuvre de cette stratégie permettra, à coup sûr, à la jeunesse de l’espace de voir l’avenir autrement, c’est-à-dire avec un meilleur regard pour des perspectives plus heureuses, porteuses d’espoir et de mieux-être.
De son côté, le ministre BABY a souligné que la tenue de cette rencontre découlait d’une volonté des Chefs d’État de notre espace, préoccupés par la situation des jeunes. Ces derniers doivent eux-mêmes être des acteurs importants pour la recherche de solutions aux nombreuses difficultés auxquelles ils sont confrontés. Aussi, M. BABY s’est dit convaincu que la stratégie, dont il est question, permettrait à la jeunesse de s’approprier les opportunités offertes par le Sahel pour véhiculer les idéaux de paix, de sécurité et de développement.
S’adressant aux experts, il dira : « vos suggestions et recommandations contribueront, à n’en point douter, à la prise de décisions permettant à la jeunesse de notre espace de se promouvoir et de se développer ensemble dans un monde paisible et prospère ».
L’objet de la rencontre de Bamako est l’élaboration et la mise en œuvre urgente et inclusive d’une stratégie intégrée de la Jeunesse des pays du G5 Sahel, sous l’égide des ministres en charge de la Jeunesse des États membres.

Par Abdoulaye OUATTARA

 

Source: info-matin

Sida et la maladie à virus Ebola au niveau du système éducatif: l’adoption d’une stratégie préventive

Le ministère de l’Éducation nationale, en partenariat avec la Cellule sectorielle de lutte contre le Sida et de la maladie à virus Ebola, a initié un atelier de cinq jours sur la formation des formateurs régionaux à l’utilisation des outils pédagogiques destinés à la prévention des IST, du VIH, du Sida et de la maladie à virus Ebola en milieu scolaire.

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La cérémonie d’ouverture s’est déroulée, hier lundi 25 avril, au centre Hawa KEITA, sous la présidence du ministre de l’Éducation nationale, Kénékouo dit Barthélémy TOGO. C’était en présence du Coordinateur de la Cellule sectorielle de lutte contre le Sida et de la maladie à virus Ebola, le Pr Mady KEITA, du secrétaire exécutif du Haut Conseil national de lutte contre le Sida, Malick SENE.
La formation concerne des agents des IFM, des agents des Académies, des Centres d’animation pédagogiques de Kayes, Kita et Nioro du Sahel. Elle a pour objectif d’amener les formateurs à bien mesurer l’ampleur et la nature des divers problèmes soulevés par la pandémie du Sida, la maladie à virus Ebola au niveau du système éducatif et de l’urgence d’y apporter des réponses adaptées ; les amener à réfléchir sur leurs propres croyances, attitudes, pratiques et interrogations par rapport au VIH, au Sida, la maladie à virus Ebola et à un enseignement à la prévention et de les doter de compétences leur permettant d’assurer la formation des conseillers pédagogiques.
Le Coordinateur de la Cellule sectorielle de lutte contre le Sida et de la maladie à virus Ebola, le Pr Mady KEITA, a noté que cette formation s’inscrivait en droite ligne de la poursuite de l’action de formation en cascade initiée, depuis 2008, par le ministère de l’Éducation nationale avec l’accompagnement et l’appui de l’UNICEF afin d’outiller les formateurs nationaux et régionaux à l’utilisation des kits élaborés pour l’éducation à la prévention des IST, du VIH, du Sida et de la maladie à virus Ebola.
Il a indiqué que cette formation est nécessaire et s’impose puisque l’épidémie décime le personnel du secteur de l’éducation et fait enduré aux femmes, aux jeunes, notamment aux élèves scolaires ainsi que leurs familles des souffrances atroces.
Le Pr KEITA estime que la réussite de la lutte contre la pandémie passe par la réalisation de la mission qui dévolue au secteur de l’éducation pour que notre pays soit au rendez-vous de l’atteinte de l’objectif « Zéro cas de Sida », d’ici à 2030.
Il s’est dit convaincu qu’à défaut de médicament, l’éducation à la prévention, communément appelée « Sérum social » est le seul remède qui existe pour éradiquer la pandémie.
Le ministre de l’Éducation nationale, Kénékouo dit Barthélémy TOGO, a noté que l’Éducation était l’une des armes les plus efficaces dans la lutte contre les épidémies de VIH et la maladie à virus Ebola.
« L’Éducation préventive est l’action clef pour prévenir toutes les formes de transmission du VIH et du virus Ebola », a-t-il indiqué.
Il a fait savoir que le département de l’Éducation nationale a mis en place différentes stratégies axées sur l’éducation pour combattre les infections et réduire leurs impacts sur les familles et les communautés. Selon le ministre TOGO, l’éducation, qui utilise surtout des méthodes adéquates, a la capacité de se démultiplier, de faire tache d’huile, car : donnant l’accès à l’information claire, précise et détaillée sur la maladie, particulièrement à la frange jeune victime du fléau du VIH et du Sida ; développant des compétences psychologiques notamment en renforçant les capacités à se prémunir contre l’infection ; enseignant des attitudes positives et des systèmes de valeurs qui aident aux pressions néfastes de leurs pairs et des adultes, réduisant ainsi les comportements dangereux ; en encourageant la compassion, la tolérance et l’acceptation de l’autre, quel que soit son statut sérologique.
Kénékouo Barthélémy TOGP a soutenu que cette formation des formateurs se justifie par le fait que les agents formés, depuis 2008 sont, soit partis à la retraite, soit mutés dans d’autres structures ou ont quitté ce monde.
Il a évoqué l’impact négatif de l’épidémie du VIH et du Sida sur l’éducation qui réduit l’offre et la demande d’éducation en ce sens qu’il diminue le nombre d’enseignants pour cause de maladie et de décès.
Le ministre a souhaité qu’après cette étape de renforcement des capacités des formateurs se poursuive le processus d’institutionnalisation, c’est-à-dire la mise en place d’une réponse coordonnée, large et efficace du secteur de l’éducation aux épidémies de VIH et de virus Ebola en dotant notre système éducatif d’un environnement non discriminatoire, propice à la prévention et à la prise en charge des personnes infectées ou affectées, notamment les orphelins.

PAR MODIBO KONE

 

Source: info-matin

Session inaugurale du Comité de pilotage du P2RS: cap sur démarrage des activités du projet

Après plusieurs activités réalisées en 2015, suite à un premier décaissement sur le fonds FAD, les membres du Comité de pilotage du Projet de programme de renforcement de la résilience à l’insécurité alimentaire au Sahel (P2RS) se pencheront, cette année, sur l’élaboration des dossiers de démarrage des activités dudit projet. C’est du moins, l’ambition de ses premiers responsables qui se sont réunis hier à l’occasion de la session inaugurale du Comité de pilotage du P2RS.

Session inaugurale Comite pilotage P2RS conference reunion

Le P2RS a pour objectif d’éradiquer les causes structurelles des crises alimentaires et nutritionnelles aiguës et chroniques en aidant les ménages vulnérables à accroître leurs revenus, à accéder aux infrastructures et aux services sociaux de base et à construire un patrimoine permettant de renforcer durablement leurs moyens d’existence.
Le P2RS concerne l’ensemble des pays membres du CILSS (Burkina, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Cap-Vert, Gambie, Guinée, Guinée Bissau, Mali, Mauritanie, Niger, Sénégal, Tchad et Togo) et sera mis en œuvre en quatre phases, sur cinq ans.
La première phase du programme concernera, en termes d’investissement, les sept pays sahéliens les plus affectés par les dernières crises, à savoir : le Burkina, la Gambie, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal et le Tchad.
Par contre la composante régionale bénéficiera aux 13 pays membres du CILSS
Au Mali, la première phase du programme concernera directement 584 890 personnes, de petites exploitations agro-sylvo-pastorales et halieutiques. Ses actions cibleront, en premier lieu, les populations les plus vulnérables, notamment les petits producteurs, les éleveurs et agro-pasteurs et les pêcheurs artisanaux.
Le projet, d’une durée de 5 ans et d’un coût de 42,81 MUC, est financé par le FAD, le Gouvernement et les bénéficiaires.
L’objectif sectoriel est de contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Sahel ainsi qu’à une croissance inclusive en vue de l’élargissement des opportunités économiques pour les femmes et les jeunes.
L’objectif spécifique du P2RS est d’accroître, sur une base durable, la productivité et les productions agro-sylvo-pastorales et halieutiques au Sahel.
Depuis octobre 2015, date d’enregistrement de son premier décaissement sur le fonds FAD, jusqu’à ce jour, le P2RS, selon son Coordinateur Djinkarey MAIGA, a réalisé plusieurs activités au nombre desquelles : l’identification des sites d’intervention du Projet ; la Publication de l’Avis Général de Passation de Marchés (AGPM) ; l’élaboration du manuel de procédure administrative financière et comptable ; le lancement du processus d’acquisition de matériels roulants, matériels informatiques, mobiliers de bureau et de 20 000 moustiquaires imprégnées ; le lancement du processus de recrutement d’un cabinet d’Expert-Comptable pour l’audit des comptes 2015, 2016 et 2017.
En dévoilant l’ambition du projet qu’il dirige, M. MAIGA d’indiquer que cette année 2016 sera principalement consacrée à l’élaboration des dossiers de démarrage des activités du P2RS notamment : la signature et le début de mise en œuvre de toutes les conventions et protocoles d’accord avec les services techniques ; le recrutement de bureaux Ingénieurs Conseils pour les études, contrôles et surveillances des travaux des infrastructures et aménagements hydro-agricoles, sylvo-pastorales et halieutiques ; le recrutement d’ONG pour la mise en œuvre des activités de développement des filières végétales, animales et halieutiques. S’y ajoutent, la réalisation des études de base du P2RS (situation de référence, mise en place d’un dispositif de suivi-évaluation technique et budgétaire et un plan de communication) ; et celle de l’audit des comptes de l’exercice budgétaire 2015, ainsi que l’exécution physique de certains investissements.
En ouvrant les travaux, le Secrétaire général du ministère de l’Agriculture a rappelé l’important rôle stratégique que joue le secteur Agricole dans la stabilité économique et sociale de notre pays, en raison non seulement de sa contribution à l’amélioration des conditions de vie des populations concernées, mais aussi à la croissance économique du pays.
De la révélation faite par Daniel Simeon KELEMA, le secteur emploie près de 80 % des actifs du pays et contribue pour 23 % à la balance commerciale du pays.
Cependant, de nombreuses menaces, regrette-t-il, pèsent sur le développement de ce secteur et handicapent fortement son épanouissement. Les facteurs limitants étant, cite-t-il, la forte vulnérabilité des exploitations agricoles par rapport aux aléas climatiques (sécheresses, inondations, faibles crues) et aux risques majeurs (sanitaires, déprédateurs, épizooties, feux de brousse) ; la faible performance des exploitations Agricoles ; le faible niveau d’alphabétisation des producteurs agricoles et enfin la faible maîtrise des problèmes environnementaux.
A ces facteurs s’ajoutent : la problématique du foncier agricole ; le faible accès des producteurs au crédit ; le faible niveau de financement du secteur ; la faible capacité institutionnelle des organisations professionnelles Agricoles ; la faible capacité de transformation des produits Agricoles ; l’insuffisance du système d’appui-conseil ; le faible niveau de formation des producteurs ; la fluctuation des prix et l’instabilité des revenus Agricoles.
Ces contraintes, à en croire le N° 2 du département, ont pour conséquences : une sécurité alimentaire encore fragile, car les crises alimentaires affectent de manière récurrente les populations maliennes et ont une influence négative sur le développement humain durable ; une pauvreté persistante en milieu rural (51 % en 2010) se traduisant par une précarité des conditions de vie et l’aggravation de l’exode rural et enfin une aggravation de la facture d’importation pour certains produits alimentaires tels que le lait en poudre, le riz, le blé, et d’autres produits finis.
C’est pour inverser cette tendance négative que le Gouvernement a entrepris un vaste programme de réformes dont l’objectif est de dynamiser le secteur afin de le rendre plus performant et compétitif. Au nombre de ces réformes, il a cité la Loi d’orientation Agricole (LOA), qui se veut l’instrument directif et fédérateur pour l’ensemble des dispositions législatives et réglementaires touchant les domaines de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche et de la forêt ; la Politique de développement Agricole (PDA) et son outil d’opérationnalisation ; le Plan national d’investissement du secteur Agricole (PNISA), ainsi que la Politique de Développement Agricole qui a pour cadre de référence le Cadre Stratégique de croissance et de réduction de la pauvreté (CSCRP 2012-2017).

Par Mohamed D. DIAWARA

 

Source: info-matin

Régimes de protection sociale au Mali: l’INPS à l’évaluation de ses partenaires

L’Institut national de prévoyance sociale (INPS) en partenariat avec le Conseil national du patronat du Mali (CNPM), a organisé, hier mardi, au siège du Patronat, à ACI 2000, une journée d’information et de sensibilisation sur la protection sociale et l’état de ses relations avec ses partenaires sociaux.

siege Institut national prévoyance sociale inps

Cet espace d’échanges entre l’Institut et ses partenaires offre l’opportunité d’évaluer la qualité des services rendus et de s’informer sur les procédures d’application des textes législatifs et réglementaires sur les régimes de l’INPS et de l’AMO.
Placée sous le haut patronage du directeur général de l’INPS, Bréhima Noumoussa DIALLO, la cérémonie d’ouverture de la journée s’est déroulée en présence du président du CNPM, Mamadou Sinsy COULIBALY. On y notait aussi la présence de plusieurs responsables de l’INPS et de chefs d’entreprises.

L’INPS, facteur de maintien des relations de travail et de cohésion sociale
Pour le président du CNPM, la sécurité sociale, dont l’INPS assure la gestion, revêt une importance toute particulière.
Aussi, a-t-il précisé, les différents régimes qu’il gère aident au maintien des relations de travail stables, contribuant ainsi à la cohésion sociale. En effet, note M COULIBALY, les prestations familiales que l’Institut verse contribuent à assurer que les travailleurs disposent d’un revenu suffisant pour offrir à leurs enfants un cadre de vie décent. Dans la même dynamique, il soutient que le régime d’assurance contre les accidents du travail et les maladies professionnelles, pour leur part, joue un rôle crucial dans la prévention des accidents du travail.
L’INPS présente, pour lui, un intérêt tout particulier au regard de la productivité des entreprises, étant donné le nombre considérable de jours d’arrêt imputables à ces risques.
Enfin, souligne le président du CNPM, le régime des pensions permet aux travailleurs âgés de quitter plus sereinement la vie active.
« Le fait de garantir ainsi aux travailleurs des entreprises des soins médicaux et de fournir aux familles des revenus destinés à leur assurer des conditions matérielles d’existence acceptables confère à l’INPS le caractère d’un organisme de développement, dont la contribution à la couverture des besoins sociaux des populations se répercute incontestablement sur la productivité du travail », a déclaré le président du CNPM. C’est pour toutes ces raisons, dira M COULIBALY, que le CNPM réaffirme son engagement à accompagner l’INPS dans la mise en œuvre de tous ces programmes d’action. Toutefois, il a invité la direction générale de l’INPS à redoubler d’efforts pour continuer à assurer une bonne gouvernance financière des différents régimes. Ce qui passe, à son avis, aujourd’hui surtout par la mise en place de mécanismes de financement innovants.
« En ne touchant pas ou presque que la masse salariale, le financement de la sécurité pèse fortement sur le coût du travail. Le travail est ainsi surtaxé, ce qui influe négativement sur l’emploi et la compétitivité des entreprises, c’est-à-dire la capacité de celles-ci à affronter la concurrence, si rude dans ce contexte mondial d’ouverture des marchés nationaux » , a conclu Mamadou Sinsy COULIBALY.

Des actions fortes
Pour le directeur général de l’INPS, la présente journée d’échanges constitue un moyen précieux d’information et d’écoute des partenaires de l’institut, à travers un processus dont les principales phases sont le recueil des préoccupations des partenaires ; la recherche et la mise en œuvre des solutions idoines à leurs préoccupations ; la diffusion des procédures d’application des textes législatifs et réglementaires sur les régimes de l’INPS et l’AMO ; l’information sur les nouveaux outils de simplification des procédures à travers le « Logiciel gratuit » de déclaration des cotisations et la « télé déclaration » des salaires et des cotisations.
Ainsi, a rappelé M DIALLO, l’Institut a entrepris des actions fortes pour l’amélioration de la qualité des services rendus à ses usagers et le relèvement des montants des pensions et des allocations. Parmi ces actions, il a cité, entre autres, le financement d’un centre de dialyse à Sikasso, les prises en charge de participation dans le capital de la BMS-sa et celui de la BHM-sa, divers autres placements, ainsi que l’accompagnement de certaines entreprises en difficultés par l’échelonnement de leurs arriérés de cotisation sociale.

Les principales missions de l’INPS
Notons que le budget 2016 de l’Institut a augmenté de 5,85 % par rapport à celui rectifié de l’exercice 2015, au titre des recettes et de 10,45 % au titre des dépenses.
Les axes stratégiques du plan 2016 de l’INPS sont : réaliser l’équilibre des régimes ; améliorer la qualité des prestations servies ; adapter les structures de l’Institut à ses missions ; développer et motiver le personnel ; poursuivre l’informatisation et améliorer la communication.
Au 31 décembre 2015, l’INPS comptabilisait 75 164 assurés et 181 412 ayants droit immatriculés.
Placé sous la tutelle du ministère de la Solidarité, l’INPS est un établissement public à caractère administratif doté de la personnalité morale et de l’autonomie financière. La loi lui confère la mission d’encaisser les cotisations et de servir les prestations au titre des régimes de prévoyance sociale, de l’assurance volontaire ainsi que de l’AMO. Toutes ces prestations sont financées par les cotisations assises sur les rémunérations des salariés relevant du Code du travail.
Il a pour mission de : recouvrer les cotisations sociales assises sur les salaires des travailleurs et les revenus des non-salariés ; servir les différentes prestations prévues par le code de prévoyance sociale au titre des prestations familiales, des accidents de travail et des maladies professionnelles, de l’assurance vieillesse invalidité et allocation de survivants ainsi que d’une action sanitaire et sociale.
Ces régimes sont financés par les cotisations calculées sur les salaires des travailleurs des secteurs privés et parapublics. Aussi, l’Institut offre aux travailleurs non-salariés, des professions libérales, artisanales, industrielles et commerciales ainsi qu’aux travailleurs indépendants, un régime d’assurance volontaire qui leur donne la possibilité légale de souscrire volontairement à certains régimes gérés par l’Institut.

Par Sékou CAMARA

 

Source: info-matin

Réseau africain de l’économie sociale et solidaire: Bamako abrite la 4E rencontre

Les travaux de la 4e rencontre bisannuelle des Réseaux africains d’économie sociale et solidaire (RAESS) ont commencé, hier, sous le thème : « L’Économie sociale et solidaire, vecteur de la forte résilience des peuples africains ». La cérémonie d’ouverture des travaux qui dureront cinq jours était présidée, hier mardi 26 avril, au CICB, par le représentant du ministre de la Solidarité, de l’action humanitaire et de la reconstruction du nord, Mohamed Bassirou TRAORE.

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C’était en présence du représentant du ministre marocain de l’Artisanat et de l’Économie sociale et solidaire ; du président du Réseau national d’appui à la promotion de l’économie sociale et solidaire du Mali (RENAPESS), Madani KOUMARE ; des présidents du REMESS, du RAESS…
Aussi, prennent part à cette importante rencontre, des délégations venues du Burkina Faso, de la Guinée-Conakry, de la Guinée Bissau, du Niger, du Sénégal, du Cameroun, du Maroc, du Togo, de la Tunisie, de la RDC, du Cap-Vert, de la Côte d’Ivoire, de l’Ile Maurice, du Gabon…
Cette quatrième rencontre du Réseau africain de l’économie sociale et solidaire est l’occasion pour les techniciens, les acteurs de la société civile et les partenaires techniques et financiers d’échanger sur les réalités de ce secteur dans les pays membres, à travers des communications et débats.
Les travaux aboutiront à l’adoption d’une feuille de route et d’un ensemble de stratégies pour une meilleure promotion de l’Économie sociale et solidaire en Afrique. La rencontre sera mise à profit pour passer le flambeau de la coordination au RANAPRESS du Mali.
Les thèmes qui seront traités au cours des cinq jours de travail sont entre autres : la place de l’économie sociale et solidaire (ESS) dans l’atteinte des objectifs de développement durable (ODD) ; le rôle de l’État et des collectivités territoriales dans le développement de l’ESS ; le rôle du genre dans le développement de l’ESS…
Le président du RENAPRESS, Madani KOUMARE, a affirmé que cette rencontre est l’occasion de partager les valeurs de l’Économie sociale et solidaire. Des valeurs qui ont fédéré les pays africains au-delà des frontières nationales vers la création d’un ensemble appelé Réseau africain de l’économie sociale et solidaire pour agir en convergence et en communion en faveur de la création de richesses et d’emplois dans les pays membres afin de sortir les populations de la précarité.
« Au cours de cette rencontre, nous aurons à nous pencher sur notre passé, sur notre présent, sur notre devenir pour aboutir à une feuille de route que nous allons partager avec les acteurs institutionnels du secteur privé, associatif afin de nous projeter dans les cinq ans à venir », a affirmé Madani KOUMARE.
Le ministre de l’Artisanat, de l’économie sociale et solidaire du Royaume du Maroc, Fatima Marouan, empêché a été représenté par son directeur de l’Artisanat et de l’économie sociale et solidaire. Celui-ci a, au nom de son ministre, affirmé qu’au-delà des particularités de chaque pays africain, les défis demeurent les mêmes, à savoir un développement durable, à travers la valorisation des ressources naturelles et humaines. Pour lui, cette rencontre et les débats qui en découlent, sont du plus grand intérêt pour renforcer la place que doit prendre l’ESS et son inclusion dans les différentes politiques publiques tant au niveau national que territorial.
Il a enfin soutenu que les recommandations de cette rencontre ne peuvent que contribuer très utilement à la construction d’une identité commune du secteur de l’Économie sociale et solidaire au niveau africain en prenant en considération ses différentes et multiples composantes.
Le représentant du ministre de la Solidarité, de l’action humanitaire et de la reconstruction du nord, Mohamed Bassirou TRAORE, a affirmé que cette rencontre, organisée par le RENAPESS et le RAESS, en partenariat avec le département en charge de la Solidarité, le Centre d’étude et de coopération internationale (CECI) et le Réseau malien des parlementaires en économie sociale et solidaire, se voulait un espace de convergence de savoir et de bonnes pratiques pour renforcer les politiques publiques en vue de la résilience. Selon lui, cette initiative vise à créer un mécanisme qui favorise les relations durables entre les différents acteurs pour le développement de leurs organisations.
Le ministre de la Solidarité, de l’action humanitaire et de la reconstruction du nord, par la voix de son représentant, a affirmé que le concept d’Économie sociale et solidaire désignait un ensemble d’initiatives économiques à finalité sociale qui participent à la construction d’une nouvelle façon de vivre et de penser l’économie, à travers des dizaines de milliers de projets dans les pays du Nord comme du Sud.
« L’Économie sociale et solidaire place la personne humaine au centre du développement économique et social », a souligné le représentant du ministre.
Il a rappelé que le gouvernement de notre pays avait adopté en 2014 la Politique nationale de promotion de l’économie sociale et solidaire et son plan d’action vise la création de richesses et d’emplois pour lutter contre la pauvreté afin de favoriser un développement inclusif et durable.

PAR MODIBO KONE

 

Source: info-matin

Consolidation de l’Etat de droit: IBK attend des actes fécondants

À peine de retour au pays, le Président IBK a présidé hier, dans la salle des banquets du CICB, la cérémonie d’ouverture du Colloque international de deux jours sur le ‘’Rôle des juridictions constitutionnelles dans la consolidation de l’État de droit. Un Colloque dont il attend des actes fécondants pouvant nous éclairer.

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L’honneur est revenu au maire de la commune III de souhaiter la bienvenue aux illustres hôtes de notre pays. Mais auparavant, il a joint sa voix à celle des populations de sa commune et du Mali tout entier dont le Président IBK a pu mesurer la solidarité et la bienveillance après son opération, pour lui souhaiter prompt rétablissement. Et d’ajouter que sa présence à la cérémonie d’ouverture du Colloque international que notre pays organise est la manière la plus républicaine de son retour parmi nous.

L’ambition
À sa suite, la Présidente de la Cour constitutionnelle, Manassa DANIOKO, a manifesté toute sa gratitude au chef de l’État qui, « en ces moments délicats », a accepté de présider la cérémonie d’ouverture du Colloque international sur le «rôle des juridictions constitutionnelles dans la consolidation de l’État de droit».
Mme DANIOKO a réitéré les mêmes vœux de bienvenue en terre hospitalière du Mali où le «jatigiya» n’est pas un vain mot. Elle en veut pour preuve l’article 117 de la Constitution du 25 Février 1992 qui dispose : «La République du Mali peut conclure avec tout État africain des accords d’association ou de communauté comprenant abandon partiel ou total de souveraineté en vue de réaliser l’unité africaine ».
Pour rentrer dans le vif du sujet, la Présidente de la Cour constitutionnelle a fait savoir que le présent Colloque a été rendu possible grâce à un partenariat entre son institution, l’Université des sciences juridiques et politiques de Bamako.
Mme la Présidente de la Cour constitutionnelle a expliqué que le partenariat avec l’Université ambitionne sur le long terme, aux décisions rendues par les Cours et Tribunaux d’intégrer le milieu universitaire, d’intéresser les universitaires et étudiants à l’interprétation et à la bonne lecture des jugements et arrêts des instances juridiques et judiciaires ; s’informer davantage sur l’évolution du droit constitutionnel qui se fluctue, évolue et s’adapte à la faveur des temps et des exigences politiques, le tout lié à la nouvelle forme de déstabilisation des États par les nouvelles formes de criminalité, d’atteinte à la souveraineté de nos États.
La Présidente de la Cour constitutionnelle a fait savoir : « il s’agit pour nous d’échanger avec des experts maliens et africains du droit constitutionnel dans les domaines des réformes politiques et institutionnelles des questions constitutionnelles et de nous approprier du contenu de ce thème majeur intitulé : « Rôle de juridictions constitutionnelles dans la consolidation de l’État de droit ».
Parlant de son importance, elle a déclaré : « Gardienne de la légalité républicaine, à travers la mise en œuvre du contrôle de constitutionnalité des lois avant leur promulgation et garante de la régularité de l’élection du Président de la République, de celle des Députés et des consultations référendaires dont elle proclame les résultats, des libertés fondamentales, ainsi que du fonctionnement régulier des institutions et de l’activité des pouvoirs publics ; à cet effet, la Cour Constitutionnelle se trouve: investie d’une véritable mission de protection, de sauvegarde et de consolidation de la démocratie et de l’autorité de l’État »

L’État de droit
La leçon inaugurale du Colloque a été faite par NIYUNGEKO, Juge et ancien Président de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, Professeur à la Faculté de Droit de l’Université du Burundi, Bujumbura, dont l’observation a été tirée de la lecture de certaines constitutions africaine et de son expérience d’ancien juge constitutionnel dans son pays. D’entrée de jeu, il a souligné que la quête de l’État de droit est une constante dans nos États africains. Il illustre cette affirmation par le cas du Mali, où il en est fait mention en tête de la Constitution du 25 Février mais 1992, mais également dans l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger.
Pour aller au fond du sujet, M. NIYUNGEKO a expliqué ce qu’il faut comprendre par État de droit. Il s’agit d’un État où personne n’est au-dessus des lois et où les droits fondamentaux des personnes sont préservés. Cet État est celui où tout le monde est soumis aux lois, y compris le gouvernement ; où elles s’imposent à tout le monde sans distinction.
Toutefois, précise l’orateur, les lois dont il est question sont celles qui garantissent les droits humains et donc la justice sociale pour les gouvernés.
Au regard de cette définition, le conférencier décline quatre apports possibles des juridictions constitutionnelles dans la consolidation de l’État de droit.
Primo, il faut assurer le respect de la constitution, en général.
Secundo, il faut protéger les droits de la personne, en particulier. Pour cela, a-t-il fait savoir, il est nécessaire de contribuer à la constitution de la culture de la suprématie de la loi chez les gouvernants ; qu’ils trouvent normal que la loi s’impose à eux. Tertio, il faut accepter, de bonne grâce, les décisions de la Cour constitutionnelle.
Quarto, il faut une contribution à la formation progressive d’une culture de défense des droits fondamentaux chez les citoyens. À ce niveau, dans la perspective de la révision constitutionnelle dans notre pays, il a préconisé l’ouverture de la Cour constitutionnelle à des personnes physiques ou morales.
Dans quelles conditions les juridictions constitutionnelles peuvent-elles contribuer à la consolidation de l’État de droit ? À cette question, le conférencier répond qu’il faut, avant toute chose, de la science et de la conscience chez le juge constitutionnel. Ensuite que les arrêts de la Cour constitutionnelle soient de la meilleure facture possible. Ce d’autant plus que si sa légalité se décrète, sa crédibilité repose sur la qualité de ses décisions. À cela, il a ajouté l’importance d’avoir un environnement politique stable et un consensus social sur la nécessité d’établir un État de droit. Pour cela, a-t-il expliqué, l’idée d’un État de droit doit faire partie des valeurs fondamentales de la société et des aspirations profondes du peuple.
M.NIYUNGEKO a enfin souligné que la Cour constitutionnelle ne peut pas se saisir. Par conséquent, elle doit être actionnée par une personne habilitée à le faire. Sinon, son impact sera limité sur la consolidation de l’État de droit.

La grande responsabilité
Le Président IBK, avant de prononcer l’ouverture officielle du Colloque, a fait état de son plaisir d’être parmi les participants dont certains sont illustres. Il a ensuite souligné que la beauté de la loi réside dans cette formule : «dura lex, sed lex » (la loi est dure, mais c’est la loi). Il a reconnu, à la suite du conférencier, l’importance de la garantie politique de la constitution et la grande responsabilité des hommes politiques dans la mise en œuvre de l’État de droit.
Celui qui s’est toujours prévalu de son légalisme, a fait savoir que nul ne lui a jamais fait le reproche de convier un juge pour lui demander le pourquoi de tel ou tel arrêt.
IBK a en outre mis en relief le fait que la loi est la matière journalière sur laquelle travaillent les membres de la Cour constitutionnelle. La loi est très dynamique et les défis obligent à avoir des pressions. Il rappelle les propos d’un responsable de justice qui dit qu’ils doivent prendre en quelques minutes des décisions qui n’ont pas été prises en un siècle.
Pour conclure, le Président IBK attend de ce Colloque des actes fécondants qui éclairent.

Par Bertin DAKOUO

 

Source: info-matin