Diaspora et co-développement : le premier ministre ouvre le forum

Le Mali est de tradition un pays d’émigration. Aujourd’hui on estime à plus de 4 millions le nombre de nos compatriotes qui vivent à l’extérieur sur tous les continents pour plusieurs raisons dont la plus évidente est économique. Dans beaucoup de familles, beaucoup de villages et même de villes maliennes l’économie et la vie sociale sont largement tributaires des ressources envoyées par lesfils et filles établis à l’étranger. Ces transferts étaient estimés en 2012 à plus de 400 milliards de CFA au Mali.

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Comment maximiser ces transferts ?Au-delàcomment mieux profiter de l’expérience et l’expertise des millions de maliens et d’africains expatriés sur tous les continent afin de booster le développement ?C’est l’un des objectifs que s’est fixés le forum des organisations de solidarité internationale issues des migrations : le FORIM, une plateforme mise en place par 700 ONG de migrants en France, il y a plus de dix ans.

Le FORIM a choisi notre capitale pour tenir son cinquième forum en partenariat avec le Haut conseil des maliens de l’extérieur et le ministère des maliens de l’extérieur. L’ouverture du forum a été présidée par le Premier ministre, Moussa Mara.

Lisez son discours puis celui du ministre des maliens de l ‘extérieur.

DISCOURS DU PREMIER MINISTRE

Monsieur le Ministre des Maliens de l’Extérieur,

Mesdames et Messieurs les Ministres, membres du Gouvernement,

Messieurs les Présidents des Institutions de la République,

Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et représentants des organisations internationales au Mali,

Mesdames et messieurs les représentants des Institutions de la République et des Départements ministériels,

Monsieur le Gouverneur du District de Bamako,

Monsieur le Maire de la Commune III du District de Bamako,

Monsieur Le Président de l’Association des Municipalités du Mali,

Honorables Députés,

Mesdames et Messieurs les Elus des Collectivités françaises et Maliennes,

Mesdames et Messieurs des organisations membres du FORIM, forum des Organisations de solidarité Issues des Migrations,

Mesdames et Messieurs les représentants du Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur,

Mesdames et Messieurs les représentants de la Société Civile Malienne et particulièrement des associationsde la diaspora malienne,

Mesdames et Messieurs des organisations partenaires du Ministère des Maliens de l’Extérieur sur les questions migratoires,

Mesdames et messieurs les partenaires au développement,

Honorables invités,

Notre pays le Mali, accueille avec beaucoup d’intérêt cette rencontre internationale qu’est la cinquième édition du forum sur le renforcement de la contribution de la diaspora malienne à travers le co-développement.

En effet, ce forum organisé par le Ministère des Maliens de l’Extérieur en partenariat avec le Forum des Organisations de Solidarité Internationale Issues de la Migration (FORIM) et le Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur (HCME), cadre avec les axes prioritaires de la Politique Nationale Migratoire en cours d’élaboration. Ces axes prioritaires sont relatifs entre autres à la participation des migrants au développement socio-économique du pays.

Mesdames et Messieurs,

Le Mali de part son peuplement et sa position géographique est depuis des temps un pays de forte migration dont les causes, vous les avez évoquées, Monsieur le Ministre, sont surtout d’ordres économique et social. Ce phénomène migratoire s’est amplifié avec les cycles de grandes sécheresses récurrentes, les désertifications, les exigences du marché international, la crise de l’emploi et enfin les crises politiques. En d’autres termes, le phénomène migratoire est simplement justifié par la pauvreté.

Le nombre de maliens résidant à l’extérieur, estimé à environ quatre millions selon le dernier Recensement Administratif à Vocation d’Etat Civil (RAVEC) n’ayant pas couvert la totalité des pays d’accueil en illustre parfaitement l’ampleur.

Face à ces enjeux, le Président de la République, son Excellence Ibrahim Boubacar KEITA accorde un intérêt particulier à l’ensemble des maliens de l’extérieur.

A cet effet un Département entier, celui dont la responsabilité vous incombe, Monsieur le Ministre des Maliens de l’Extérieur, leur a été consacré pour leur prise en charge. Dès lors, il vous revient à vous et à vos services techniques de tout mettre en œuvre pour la réussite de votre mission essentielle à savoir la protection et la promotion des droits des maliens qui résident de façon régulière à l’extérieur du Mali ; mais aussi les informer de leurs obligations vis-à-vis de leurs pays d’accueil.

Mesdames et Messieurs,

Il est indéniable que les Maliens de l’Extérieur constituent un vivier incontournable, actif et indispensable à l’émergence de notre pays car pouvant contribuer dans tous les secteurs de développement.

Interpellés sur leur participation au développement, ils y contribuent à travers leurs associations et leurs partenaires au développement que sont essentiellement les collectivités locales de leurs pays d’accueil. Leurs actions multiples s’inscrivant déjà dans le co-développement, comme vient de le préciser monsieur le Ministre des Maliens de l’Extérieur, couvrent de façon disparate tous les domaines et spécifiquement ceux de l’éducation, de l’agriculture, de l’hydraulique villageoise, de la santé et de la décentralisation.

Le gouvernement est conscient du fait que pour une plus grande efficacité, ces actions ont besoin d’être encadrées, organisées mais surtout formalisées et institutionnalisées.

C’est à ce titre que l’organisation d’un tel forum est à saluer car les thèmes proposés dans les ateliers, embrassent tous les axes stratégiques que sont :

  • La valorisation des capacités de la diaspora malienne au développement local de leur zone d’origine,
  • Le renforcement des capacités des migrants par une institutionnalisation du cadre de collaboration,
  • Un meilleur positionnement stratégique du Mali sur les questions de la Migration.

Je saisis donc la présente occasion pour remercier tous les initiateurs de forum au nom du Président de la République, du gouvernement et du peuple malien tout entier pour les actions de développement conduites sur le terrain à l’initiative des collectivités locales des pays d’accueil et des maliens de la diaspora dont les impacts contribuent fortement à la stabilité économique et sociale de nombreuses familles de leur zone d’origine.

Je reste convaincu par ailleurs qu’à son terme, ce forum contribuera à :

  • la prise en compte de la migration dans les politiques de développement,
  • l’atteinte des objectifs du Cadre Stratégique pour la Croissance et la Réduction de la Pauvreté (CSCRP) et des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD),
  • l’adoption d’un modèle consensuel de co-développement.

Monsieur le Ministre des Maliens de l’Extérieur,

Honorables invités,

Mesdames et Messieurs,

En ma qualité de Premier Ministre, je puis vous assurer que pour notre part, le gouvernement du Mali ne ménagera aucun effort pour soutenir cette dynamique du FORIM et toute autre initiative du même genre jusqu’à leur terme.

Je salue et encourage pour ma part, le nouvel élan que le département des Maliens de l’Extérieur insuffle dans ce secteur par des actions d’envergure qui tendent à rassurer nos compatriotes de l’Extérieur et qui leur permettent un retour digne au pays.

En vous souhaitant pleins succès dans vos travaux,

Je déclare ouvert le cinquième forum sur le renforcement de la contribution de la diaspora malienne à travers le co-développement.

Je vous remercie

Discours Du Ministre des Maliens de l’Extérieur à l’occasion de la tenue du forum sur le renforcement

de la contribution de la diaspora malienne à travers le Co-développement

Monsieur le Premier Ministre Chef du Gouvernement ;

Messieurs les Présidents des Institutions de la République,

Mesdames et Messieurs les Ministres, membres du Gouvernement,

Honorables Députés,

Monsieur le Gouverneur du District de Bamako,

Monsieur le Maire de la Commune III du District de Bamako,

Excellences Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et représentants des Organisations Internationales accréditées au Mali,

Monsieur Le Président de l’Association des Municipalités du Mali,

Mesdames et Messieurs les Représentants des Institutions de la République et des Départements ministériels,

Mesdames et Messieurs les Elus des Collectivités Françaises et Maliennes,

Mesdames et Messieurs les Représentants des organisations membres du FORIM, forum des Organisations de solidarité internationale Issues des Migrations,

Mesdames et Messieurs les Représentants du Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur,

Mesdames et Messieurs les Représentants de la Société Civile Malienne et particulièrement des Associationsde la diaspora malienne,

Mesdames et Messieurs les Représentants des organisations partenaires du Ministère des Maliens de l’Extérieur sur les questions migratoires,

Honorables invités,

Je voudrais tout d’abord vous remercier monsieur le Premier ministre pour avoir bien voulu honorer de votre présence cette cérémonie qui marque l’ouverture de la cinquième session du forum international sur le renforcement de la contribution de la diaspora malienne à travers le Co-développement que Bamako abrite aujourd’hui, suite aux choix de ses dirigeants.

Votre présence monsieur le Premier ministre témoigne de tout le respect et la considération que vous avez toujours apporté aux maliens de l’extérieur et j’en suis persuadé elle augure d’une bonne perspective pour les recommandations de ces importantes assises.

Je voudrais aussi souhaiter la bienvenue en terre africaine et hospitalière du Mali à tous nos hôtes qui ont fait le déplacement pour témoigner de leur intérêt pour notre pays et son développement.

Je voudrais enfin rappeler que les présentes assises qui portent sur le renforcement de la contribution de la diaspora malienne à travers le co développement examinera au niveau de trois ateliers thématiques des questions se rapportant sur :

- Cadre d’intervention de la diaspora pour le développement local autrement dit le lien nécessaire entre la diaspora et les collectivités qui doivent s’approprier de tous les projets à la base ;

- Investissement productif des migrants : quel partenariat ? quelle synergie ? Ici il s’agit de trouver la réponse de la maximalisation de l’investissement productif ;

- Réflexion autour de la co-construction de model de codev au niveau local.

Monsieur le Premier ministre,

Permettez-moi de dire que le Président de la République, El hadj Ibrahim Boubacar Keita, dans sa vision du développement du Mali accorde une place de choix au rôle et à l’importance de la diaspora malienne. Cette diaspora porteuse des valeurs de notre civilisation à travers le monde, travaillant dans des conditions difficiles en bravant le froid, la neige, se privant du minimum sur place mais restant à l’écoute des moindres cris provenant des terroirs, participe activement au maintien de l’équilibre et de la stabilité des familles.

C’est pourquoi disait le Président de la République : « Nous ferons en sorte que la Diaspora Malienne soit respectée et qu’elle devienne un acteur majeur du développement de la Nation, car elle est un des atouts majeurs de notre pays. A travers le soutien qu’elle apporte à de nombreuses familles, elle accompagne la mise en œuvre des politiques publiques à l’échelle locale et constitue un levier de développement. Nous devons respect et considération à nos compatriotes séjournant à l’étranger. La Diaspora Malienne recèle un ensemble inépuisable d’expériences et de compétences pour servir le Mali. Il nous revient de valoriser ce potentiel en consolidant les liens qui nous unissent et en assurant une meilleure satisfaction de leurs besoins ».

Excellence Monsieur le Premier ministre,

Mesdames et Messieurs,

Le Mali de part l’histoire de son peuplement et sa position géostratégique est un pays de vieille tradition migratoire. Avec l’accroissement de sa population, le manque de ressources financières nécessaires aux besoins croissants des familles dans tous les domaines, les aléas climatiques notamment les grandes sécheresses, la presque inexistence des projets productifs susceptibles d’assurer un revenu stable, le manque d’emploi surtout pour les jeunes et j’en passe, le phénomène migratoire n’a cessé de croître malgré tous les efforts fournis par l’Etat malien dans le cadre de la lutte contre la pauvreté.

Les maliens de l’extérieur sont estimés à environ quatre millions selon le dernier recensement administratif à vocation d’Etat Civil RAVEC contre environ deux cent mille étrangers d’autres nationalités qui vivent parmi nous et qui bénéficient de notre attachement de notre amitié signe de la solidarité entre les peuples et de l’hospitalité encrée dans l’ensemble de nos communautés. Les maliens de l’extérieur se distinguent par leur dynamisme qui se traduit par leurs multiples actions de contribution au développement socio-économique de notre pays. En effet, ils ont instauré le culte de la solidarité entre eux dans leurs divers pays d’accueil et dans leurs zones d’origine en se constituant en associations et fédérations d’associations.

Depuis les années 1970 à nos jours, ce phénomène associatif s’est accru et a permis aux maliens de l’extérieur la mise en place d’une chaîne de solidarité avec leur zone d’origine dans les domaines économique, social, culturel, et même politique. En partenariat avec les collectivités locales de leur pays d’accueil et ce, bien avant l’avènement de la décentralisation au Mali, de nouvelles méthodes d’organisation émergent avec les jumelages. Les entités villageoises sont très vite dépassées au profit du cadre territorial.

Alors que l’immigration constitue un problème récurrent de nos jours, elle propulse le Co-développement en capitalisant et en valorisant les capacités d’organisation et les expériences associatives pour le développement local du Mali. Les maliens de l’extérieur de par leur double appartenance communautaire sont porteurs de projets de développement menés dans leurs zones d’origine avec l’appui des collectivités locales françaises et des comités d’entreprise.

C’est ainsi qu’un programme de Co-développement conçu et élaboré par le comité franco-malien mis en place en 1998, a été exécuté de 2003 à 2009 sur financement du Fonds de Solidarité Prioritaire de la France par la Cellule Technique de Co-développement du Mali (CTC). Ce programme visait à appuyer les dynamiques associatives, à faciliter la mobilisation des transferts de fonds et à renforcer les liens entre les jeunes issus de la migration et leur pays d’origine, le Mali.

Le Projet d’Appui au Co-développement est ensuite élargi à la diaspora malienne notamment dans les pays de l’Union Européenne, de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Est et du Centre (CEMAC). Le Volet Migration et développement est exécuté au Mali depuis 2009 sur financement de l’Union Européenne à travers le Centre d’Information et de Gestion des Migrations (CIGEM).

La mise en œuvre de cette Convention a permis la réalisation entre autres de :

  • 47 projets de développement local cofinancés principalement en région de Kayes, dans les domaines de la santé, de l’éducation ; de l’hydraulique, et de l’agriculture ;
  • L’encadrement de 600 promoteurs économiques dans la création de leurs entreprises pour un retour digne ;
  • Le financement de 30 projets sociaux culturels impliquant les jeunes issus de la migration en partenariat avec les associations de jeunesse locales

L’exécution du Programme d’Appui au Co-développement à travers le projet CIGEM de 2009 – 2013 a permis la réalisation de plusieurs projets de même envergure de tous les secteurs de développement dans d’autres localités.

Mesdames et Messieurs,

Dans un souci d’efficacité, la Cellule Technique du Co-développement a signé une convention avec le Forum des Organisations de solidarité internationale Issues des Migrations (FORIM) pour servir de relais avec la diaspora malienne.

Le Forum des Organisations de solidarité internationale Issues des Migrations dans le cadre de ses Rencontres Internationales sud sud a délégué le Haut Conseil des Maliens de France (HCMF) pour la tenue de ce forum.

Je saisis donc la présente occasion pour vous adresser au nom du Président de la République, du Gouvernement et du Peuple malien tout entier les remerciements les plus sincères pour les actions de développement que vous menez sur le terrain en guise de soutien inconditionnel en faveur de la diaspora malienne.

Afin d’accroître son efficacité, le Co-développement  doit être amélioré dans ses dispositifs. Cela s’avère opportun pour sa prise en compte dans la Politique Nationale migratoire qui est en cours d’élaboration, dont l’axe majeur est la valorisation et le renforcement des capacités de la diaspora malienne pour le développement.

La diaspora malienne accordant un plus grand intérêt aux opportunités économiques et aux investissements durables, il convient de mettre un accent particulier sur l’adéquation des actions avec les besoins des populations, les orientations du Programme de Développement Social, Economique et Culturel des communes et des cercles et les Programmes Stratégiques de Développement Régional.

Mesdames et Messieurs,

Au cours des différents ateliers, vous devrez analyser le cadre d’intervention du Co-développement, ses acquis mais aussi ses insuffisances. Vous devrez en dégager les perspectives dans un contexte qui est plus que d’actualité, celui de la décentralisation pour une plus grande autonomie des collectivités dans le développement local.

Vous aurez donc à réfléchir sur l’amélioration de la dynamique partenariale et des synergies à développer pour accroître les investissements des maliens de la diaspora et les rendre plus productifs.

Quand on sait que l’investissement productif est facteur de croissance et de développement, et que le niveau d’engagement de la diaspora est peu négligeable, que sur les transferts de fonds et de compétences, la manne financière des maliens de la diaspora d’environ 430 milliards de francs CFA en 2012, est utilisée à 80% pour les besoins des ménages, à 15 % pour les projets développement et à 5 % pour les investissements productifs, les défis pour notre part demeurent d’en lever les contraintes afin de maximiser la part des investissements productifs, tout en se battant pour diminuer les couts des transferts de fonds.

A cet effet, Mon département en relation avec tous les autres partenaires concernés par la question avait organisé du 11 au 13 décembre 2009 un Forum des Investisseurs de la Diaspora Malienne (FIDIMA) dont le rapport final a été transmis à la Primature pour validation.

Mesdames et Messieurs,

Si les actions menées dans le cadre de la Convention de Co-développement signée entre la France et le Mali sont concluantes, il est constant qu’avec l’avènement de la Décentralisation, la multiplicité et la diversité des partenariats, l’objectif de ce forum est de réfléchir ensemble sur un modèle de Co-développement inspiré des dynamiques locales de développement axées sur les plans de développement des collectivités territoriales du Mali, par des stratégies d’implication de la diaspora malienne en tant que double acteur communautaire.

Je voudrais pour terminer remercier encore l’ensemble des acteurs, des partenaires européens, les ong et les associations qui ne cessent d’œuvrer inlassablement pour le développement du Mali.

Je reste convaincu que de vos travaux sortiront des recommandations pertinentes pour le renforcement de la contribution de la diaspora malienne à travers le Co-développement.

Pleins succès à vos travaux,

Je vous remercie.

Source: Primature

Rencontre Soumaila Cissé (URD) / Modibo Sidibé (FARE) : Pour une opposition crédible

Une délégation des Forces Alternatives pour le Renouveau et l’Emergence (FARE AN KA WULI), conduite par son président M. Modibo Sidibé a été reçue le mercredi 16 avril dernier au siège de l’URD  à Badalabougou par M. Soumaïla Cissé, président d’honneur de l’URD en compagnie d’autres cadres du parti. Objectif de la rencontre: construire et constituer une opposition crédible et républicaine.

homme politique soumaila cisse president urd modibo sidibe president fare

En effet, après une entrevue d’une trentaine de minutes, tenue à huis clos, les deux figures de l’opposition malienne ont échangé avec la presse à propos de leur vision commune et de leur décision de créer une opposition forte et crédible.

Ainsi, pour Modibo Sidibé, président des FARE qui affirme son appartenance à l’opposition, cette rencontre a pour objectif essentiel de partager une démarche commune, c’est-à-dire «où est-ce nous en sommes et clarifier notre positionnement».

«Par choix politique et idéologique, nous avons choisi d’être dans l’opposition républicaine et démocratique. Cela,  afin que la pratique de l’opposition devienne naturelle. Et nous avons eu des échanges extrêmement importants qui pourront nous permettre de renforcer la démocratie et la République pour que les deux mamelles de cette République, que sont la majorité et l’opposition puissent fonctionner».

Selon le président des FARE l’opposition ne doit pas être diabolisée. Au contraire, elle doit être respectée pour lui permettre de jouer pleinement son rôle. Il a aussi saisi l’occasion pour s’exprimer à propos de certains députés qui ont démissionné du parti FARE. « Nous sommes de l’opposition. Ceux qui ne veulent pas nous suivre ont choisi de partir ailleurs » a-t-il déclaré.

Quant à Soumaïla Cissé, il a dit  être très honoré par cette visite du président des FARE M. Modibo Sidibé et son équipe. Car dit-il « nous avons combattu ensemble et beaucoup de gens oublient aujourd’hui que si nous sommes arrivés à une vie constitutionnelle normale, c’est que, des hommes et des femmes se sont battus et ceux et celles qui sont des FARE et de l’URD font partie de cela».

«Aujourd’hui, nous ne nous retrouvons pas par esprit mesquin, mais parce que nous avons un engagement patriotique réel et revendiquons de construire ensemble une opposition crédible, républicaine, qui sera une alternance à ce qui se passe » a signalé M. Cissé qui regrette cependant le fait que les critiques et les propositions de l’opposition soient actuellement ignorées par ceux qui sont au pouvoir. « Même dans les médias étatiques nous sommes censurés »  conclura-t-il, indigné.

Dieudonné Tembely

SOURCE: Le 26 Mars

Guinée: 109 cas confirmés de fièvre Ebola, 61 décès

La Guinée, en proie à une épidémie de fièvre hémorragique, a enregistré depuis janvier “109 cas confirmés dont 61 décès” dus au virus Ebola, selon l’examen pratiqué en laboratoire, a annoncé le gouvernement guinéen dans un communiqué diffusé samedi.

malade atteint virus ebola fievre

“Suite à l’examen des dossiers des cas suspects d’Ebola enregistrés en Guinée du mois de janvier à avril 2014 par les experts scientifiques nationaux et internationaux (…), il a été établi une nouvelle nomenclature de présentation basée sur la confirmation des cas par les tests biologiques. En effet, les analyses biologiques pouvant désormais être réalisées rapidement, les bilans ne prennent plus en compte que les cas confirmés”, a expliqué dans ce communiqué le porte-parole du gouvernement, le ministre Damantang Albert Camara.

“Selon cette nomenclature, la situation des cas d’Ebola confirmés à la date du 17 avril 2014″ donne pour l’ensemble du pays “109 cas confirmés dont 61 décès”, a-t-il affirmé.

Parmi les zones les plus affectées, figurent la préfecture de Guéckédou (sud) avec 34 décès sur 58 cas confirmés, et Conakry, la capitale, avec 15 décès sur 36 cas confirmés.

Jeudi, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) avait fait état pour la Guinée de 101 cas de fièvre Ebola (incluant 56 décès) confirmés par des analyses en laboratoire.

Ces 101 cas d’Ebola font partie d’un total 197 cas de fièvre hémorragique (dont 122 mortels) enregistrés depuis janvier, avait indiqué l’OMS, ajoutant que les analyses se poursuivaient.

Mais jusqu’à samedi, aucune indication n’était disponible sur le type de virus à l’origine de cas testés négatifs à l’Ebola.

Ce virus s’est propagé au Liberia voisin où, selon le gouvernement six cas ont été confirmés en laboratoire. Pour ce pays, le bilan est de 27 cas de fièvre hémorragique dont 13 décès.

Il n’existe aucun traitement ou vaccin contre la fièvre Ebola, qui nécessite d’isoler les malades pour limiter la propagation du virus.

L’Ebola se transmet par contact direct avec le sang, les liquides biologiques ou les tissus des sujets infectés, qu’il s’agisse d’hommes ou d’animaux, vivants ou morts.

© 2014 AFP

Centrafrique: un prêtre assassiné dans le Nord

Un prêtre centrafricain a été tué vendredi dans la région de Paoua, dans le nord de la Centrafrique, par des hommes armés assimilés aux peuls et à l’ex-rébellion Séléka, a appris l’AFP auprès d’une source dans la gendarmerie locale samedi.

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Selon cette source, “le prêtre Christ Foreman Wilibona, curé de la paroisse Saint Kisito de Paoua rentrant de Bossangoa à Paoua, a été tué de six balles vendredi par des hommes armés assimilés aux peuls et ex-Séléka, qui ont ouvert le feu sur lui alors qu’il était en pleine circulation en moto”.

De même source, le prêtre aurait fait l’objet de mutilations avant d’être enterré sur place par des villageois.

La mort du prêtre avait déjà été annoncée la veille au soir lors de la messe du vendredi saint par le curé de la cathédrale Notre-Dame de l’Immaculée conception de Bangui, l’abbé Francis Siki, sans pouvoir être confirmée par une autre source.

Ce décès survient au lendemain du bref enlèvement et de la libération entre mercredi et jeudi de l’évêque de Bossangoa et de trois prêtres dans cette même localité.

Les combattants de l’ex-coalition rebelle Séléka à majorité musulmane, brièvement au pouvoir en Centrafrique entre mars 2013 et janvier 2014, sont désormais en déroute et continuent de semer la terreur dans diverses régions de province.

Face à eux, les milices anti-balaka à dominante chrétienne sévissent également dans le pays, en particulier dans la région Nord.

Dans cette région, près de 45.000 personnes avaient fui en août et septembre derniers les affrontements entre anti-balaka et ex-Séléka, qui avaient fait plus de 150 morts et des centaines de blessés, pour se réfugier à l’archevêché de Bossangoa.

© 2014 AFP

Nigeria: Boko Haram revendique le sanglant attentat d’Abuja

Le groupe islamiste armé Boko Haram a revendiqué l’attentat à la bombe qui a fait au moins 75 morts lundi dernier à Abuja, la capitale fédérale du Nigeria, dans un enregistrement vidéo obtenu samedi par l’AFP.

Boko Haram encore frappé tué nigeria

Par contre, le chef du groupe, Abubakar Shekau, n’a pas dit un mot sur l’enlèvement de 129 lycéennes le même jour dans le nord-est, attribué à Boko Haram. Depuis, 44 adolescentes ont réussi à s’échapper mais 85 restaient portées disparues samedi.

“Nous sommes ceux qui ont organisé l’attentat d’Abuja”, a déclaré Shekau dans l’enregistrement de 28 minutes, ajoutant à l’attention du président nigérian Goodluck Jonathan: “Nous sommes dans votre ville mais vous ne savez pas où”.

L’attentat le plus meurtrier ayant jamais touché la capitale, qui a également fait 141 blessés, a frappé une gare routière bondée de banlieusards, à une heure de pointe, à quelques kilomètres du centre-ville.

Une kalachnikov appuyée sur l’épaule gauche, en uniforme militaire, le chef des insurgés s’exprimait en arabe et en haoussa, langue dominante dans le nord du Nigeria.

L’essentiel des violences imputées à Boko Haram se concentre dans le bastion du groupe, dans le nord-est où l’armée mène depuis 11 mois une offensive.

L’attentat d’Abuja souligne la capacité des islamistes à frapper n’importe où, dans le pays le plus peuplé et la première économie d’Afrique.

Le président Jonathan, très critiqué pour sa gestion de la crise, assure avoir durablement affaibli Boko Haram, malgré le scepticisme des experts qui estiment que l’option militaire seule n’arrêtera pas l’insurrection.

Les Etats-Unis ont promis une récompense de 7 millions de dollars (5,1 millions d’euros) pour la capture de Shekau.

Quelques heures après l’attentat d’Abuja, des hommes armés avaient attaqué lundi soir un lycée à Chibok, dans l’Etat de Borno (nord-est), et kidnappé 129 lycéennes.

 

- Quatorze autres lycéennes libres -

Au fil de la semaine, des dizaines d’entre elles ont réussi à s’enfuir. Les autorités comme les lycéennes ont assuré que Boko Haram était derrière cet enlèvement.

“Quatorze lycéennes de plus ont échappé à leurs ravisseurs”, a déclaré samedi Mallam Inuwa Kubo, responsable de l’éducation de l’Etat de Borno. “Nous avons désormais 44 rescapées sur les 129 élèves” enlevées.

Selon des rescapées, les jeunes filles ont été conduites par les islamistes dans la forêt de Sambisa, sanctuaire de Boko Haram qui y a installé des campements fortifiés.

Certaines prisonnières ont réussi à sauter de camions qui les emmenaient, juste après le rapt. D’autres ont pu fausser compagnie à leurs ravisseurs en demandant à se rendre aux toilettes.

Malgré les déclarations des autorités, qui affirment avoir lancé une opération de grande envergure, les parents des victimes disent avoir perdu confiance dans l’armée, qui avait prétendu mercredi que seulement huit des lycéennes étaient encore retenues et que les 121 autres avaient pu s’échapper.

Devant l’impuissance des autorités, des familles des otages ont entrepris d’organiser elles-mêmes des recherches.

Un père de famille a expliqué avoir dû faire demi-tour, après avoir été prévenu par des habitants que les insurgés étaient proches et déterminés à abattre quiconque irait trop loin.

“Si nous étions armés comme ils le sont, nous irions sûrement les affronter”, a assuré Enoch Mark, dont la fille et deux nièces ont été kidnappées.

Il a douté du sérieux des militaires à retrouver les adolescentes.

“Nous n’avons vu aucun soldat” lors des recherches menées par les parents pendant neuf heures jeudi sur une distance allant jusqu’à 100 km de Chibok, a-t-il dit, des informations confirmées par d’autres habitants.

Boko Haram, dont le nom signifie “L’éducation occidentale est un péché” en langue haoussa, a souvent pris pour cible des écoles et des universités depuis le début, en 2009, d’une insurrection qui a fait des milliers de morts.

Une source sécuritaire a expliqué que par le passé, les islamistes avaient déjà utilisé des femmes otages comme esclaves sexuelles.

Le groupe a toujours rejeté toute proposition de négociation ou de cessez-le-feu, ce qui n’a pas empêché M. Mark d’en appeler à sa compassion.

“Nous appelons Boko Haram à relâcher nos filles, qui n’ont commis aucune offense envers quiconque”, a-t-il déclaré.

 

 

© 2014 AFP

Asphyxié, Sénégal Airlines sera-t-il cédé au franc symbolique ?

La jeune compagnie aérienne, Sénégal Airlines, née au lendemain de la liquidation en 2009 de Air Sénégal International, fruit d’un partenariat maroco-sénégalais, a franchi un niveau d’endettement insupportable. Factures faramineuses de ses contrats leasing impayées contractées auprès des loueurs privés, récurrentes pannes de ses appareils immobilisés, personnel navigant sous-motivé, partenaire stratégique et technique presque introuvable, plan de recapitalisation gelé, Sénégal Airlines vit les derniers jours du précipice volant. Que se passe-t-il ?

nouveau avion presidentiel malien president ibrahim boubacar keita ibk

Sénégal Airlines carbure dans le noir. Ses jours sont comptés. Ses ailes brûlent, sa situation financière désastreuse (plus de 8,3 milliards de f CFA de passif cumulé) et si les autorités sénégalaises n’y font rien avant fin juillet 2014, la compagnie aérienne, qui avait suscité l’espoir après la liquidation au forceps d’Air Sénégal International, devra disparaître du ciel africain. Selon des informations en notre possession, recoupées auprès de hauts cadres de la compagnie, l’endettement a atteint un niveau insupportable. «Si l’Etat ne réagit pas d’ici fin juillet prochain, c’est la mort de Sénégal Airlines, qui malgré ce qu’elle endure tient les ailes en sauvant la face», confessent avec peine nos interlocuteurs. Presque la mort dans l’âme, l’espoir envolé de voir grandir un pavillon dans le ciel ouest-africain, ces hauts responsables de Sénégal Airlines ont révélé à Les Afriques, que les actionnaires du capital de Sénégal Airlines sont très en retard par rapport à la nouvelle donne du marché de l’industrie de l’aéronautique. «Ils ont voulu faire des placements sans connaître les enjeux du marché. Maintenant, ils s’en moquent de notre situation», pestent-ils. En réalité, tout se savait dans les couloirs surtout en ce qui concerne le portefeuille financier dégradant à une vitesse de croisière (de la compagnie) mais personne ne voulait «griller l’embargo» afin de ne pas s’attirer les foudres du cabinet shadow du directeur général.

À l’évidence, depuis le démarrage des activités de Sénégal Airlines, le corps de SAL s’apparente à un corps en métastase. La compagnie aérienne croule sous le poids d’un endettement cumulé estimé à plus de 8,3 milliards de f CFA.

Tentatives infructueuses de trouver repreneur
La douloureuse et désagréable parenthèse d’Air Sénégal International a poussé les banques privées de la place financière dakaroise à apporter du cru à la nouvelle jeune compagnie Sénégal Airlines. Selon des informations parvenues à Les Afriques, un pool de banques locales avait été approché par les nouvelles autorités sénégalaises pour perfuser la compagnie sous forme d’un crédit syndiqué. Sans succès. Les raisons de refus des banques privées de mettre la main à la poche s’expliquent par la non-rentabilité financière de la compagnie désagrégée par la facture salée de ses contrats leasing auprès des compagnies loueurs. La compagnie Mauritania Airlines et un loueur français dont l’identité n’a pas été révélée sont les principaux affréteurs d’appareils à Sénégal Airlines. Les prestations du leasing sont faramineuses. On parle de 5,800 milliards de f CFA à la date du 25 janvier 2014. À cela s’ajoutent les intermittentes pannes de ses deux appareils immobilisés sur les tarmacs, provoquant des chamboulements de son planning de vols sur les lignes Dakar-Bamako-Ouagadougou-Niamey. Le vol DN 03 du 10 avril 2014 devant assurer la desserte Niamey-Dakar a dû être différé pour le 11 avril 2014 au finish. La compagnie Sénégal Airlines n’attire plus personne, perd sa crédibilité, se brûle les ailes et s’éloigne de plus en plus de ses ambitions. Révélé en exclusivité par Les Afriques à l’époque, Sénégal Airlines avait dû casquer en juillet 2011 la bagatelle de 800 millions de f CFA aux techniciens de Lufthansa, pour sortir un de ses appareils cloués dans la boue à l’Aéroport international Bamako-Sénou.

Les autorités dakaroises ont engagé il y a quelques mois des discussions avec le géant South Africa Airlines pour une prise de participation au capital de Sénégal Airlines. Nos sources qui sont formelles affirment que l’offre de Dakar n’agrée pas les Sud-africains. Mieux, nous a confié une source, les ponts entre Dakar et South Africa Airlines sont coupés. Pour l’instant, la page semble être fermée. La seule option qui s’impose pour les autorités du régime Macky Sall, à défaut de trouver vite un repreneur stratégique technique, est de vendre Sénégal Airlines au franc symbolique. Comme par le passé avec Air Sénégal International qui a filé l’oiseau volant au franc symbolique.

PAR ISMAEL AIDARA ( Les Afriques )

Présidentielle algérienne : Abdelaziz Bouteflika réélu avec 81,53% des voix

Abdelaziz Bouteflika a été réélu au premier tour de l’élection présidentielle algérienne. Le chef de l’État sortant, qui briguait son quatrième mandat, a rassemblé 81,53% des suffrages.

président algérien Abdelaziz Bouteflika

Le premier tour de la présidentielle algérienne a rendu son verdict. Le président sortant, Abdelaziz Bouteflika, pourtant fortement diminué par des soucis de santé qui l’ont empêché de faire campagne, a été réélu avec 81,53% des suffrages (8 332 595  voix), selon les chiffres communiqués, vendredi 18 avril, par le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Tayeb Belaïz. Il accède donc à un quatrième mandat. Derrière lui, son ancien Premier ministre, Ali Benflis, rassemble 12,18% des voix. Suivent Abdelaziz Belaïd (3,36%), Louisa Hanoun (1,37%), Ali Fawzi Rebaine (0,99%) et Moussa Touati (0,56%). Ces chiffres ne prennent pas en compte le vote des Algériens de l’étranger.

 

Quelque 50 000 bureaux de vote avaient été installés pour un corps électoral de 22 880 767 personnes. Selon le ministre de l’Intérieur, la campagne a été « honorable », « normale et ordinaire » malgré quelques troubles, « comme partout dans le monde », mais qui ont rendu le processus « intéressant », a-t-il précisé. Le taux de participation s’élève à 51,70%.

 

Malgré son âge, 77 ans, et son accident vasculaire cérébral en 2013, depuis lequel il se déplace en fauteuil roulant, le président sortant était le grand favori de ce nouveau scrutin. Lors des deux précédents, Abdelaziz Bouteflika avait obtenu des scores supérieurs à 80% (90% en 2009). Ce qui avait conduit l’opposition à parler alors de « fraudes industrielles », tout comme l’a fait Ali Benflis, jeudi 17 avril. Un autre candidat, Moussa Touati, a d’ores et déjà annoncé, vendredi 18 avril, qu’il allait saisir le Conseil constitutionnel.

 

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Soulagement pour les proches de Laureelen, retrouvée 8 jours après sa disparition Soulagement pour les proches de Laureelen, retrouvée 8 jours après sa disparition

Immense soulagement après une semaine de cauchemar pour les proches de Laureelen: l’adolescente de 15 ans, disparue le 10 avril en compagnie d’un ami de son père décrit comme suicidaire, a été retrouvée saine et sauve vendredi à Lens (Pas-de-Calais), et l’homme écroué.

Faits divers

Cet homme, Christophe, 48 ans, a été mis en examen en fin de soirée pour “soustraction de mineur” par un juge d’instruction de Béthune et écroué à la prison de Sequedin (Nord), près de Lille, conformément aux réquisitions du parquet, a annoncé ce dernier.

“Nous sommes fous de joie”, a déclaré à l’AFP la compagne de son père, chez qui Laureelen vit à Bully-les-mines, dans le Pas-de-Calais. “Nous ne sommes mêmes pas fâchés contre Christophe, qui va avoir à faire avec la justice. Le principal, c’est d’avoir retrouvé Laureelen, et en bonne santé”, a-t-elle ajouté.

La jeune fille est sortie dans la soirée des locaux de la brigade des mineurs dans le commissariat de Liévin, d’où elle est partie en voiture avec son père venue la chercher, selon des témoins.

Le père, Sylvain Wavelet, avait été informé vers 17H20 par la brigade des mineurs que sa fille avait été retrouvée moins d’une heure plus tôt.

“C’est la joie et le soulagement pour sa mère et moi-même”, a réagi pour sa part le compagnon de la mère, qui vit près de Compiègne, dans l’Oise, à 1H30 de route de Bully-les-mines. “On a ouvert une bouteille de champagne”, a-t-il ajouté.

“Cette nouvelle, ça fait du bien après une semaine de cauchemar. On dormait mal, on sursautait au moindre coup de téléphone”, a-t-il encore relaté, indiquant que sa mère et lui devaient voir Laureelen samedi.

- Une centaine de policiers sur la brèche -

Une centaine de policiers de la sûreté départementale étaient mobilisés depuis la disparition de Laureelen, partie le 10 avril dernier en compagnie de Christophe. Cet ami de trente ans de son père avec qui ce dernier avait renoué en août, donnait des cours de guitare à Laureelen.

La jeune collégienne se disait amoureuse de cet homme dont les penchants dépressifs, voire suicidaires, laissaient craindre le pire à ses proches.

Le duo “a été intercepté par des agents de la Sûreté départementale non loin du parking, proche de la gare”, où leur voiture avait été retrouvée jeudi, a déclaré le commissaire divisionnaire de Lens, Daniel Lejeune.

Ils n’ont pas opposé de résistance et Laureelen semble en bonne santé, selon M. Lejeune.

“Ce sont des agents de surveillance de la voie publique de la ville de Lens qui avaient repéré le duo et qui ont appelé une patrouille de police pour les interpeller”, a-t-il ajouté.

Ils avaient ensuite été amenés à la brigade des mineurs de la Sûreté départementale à Liévin, pour y être entendus.

Les policiers devaient essayer de retracer le déplacement du duo et ses circonstances. Laureelen et Christophe avaient laissé entendre qu’ils comptaient se rendre aux Pays-Bas mais, selon le parquet de Béthune, ils ont été interpellés “au retour de Paris” et ne sont “jamais allés aux Pays-Bas”.

Les polices parisienne et néerlandaise étaient aussi très mobilisées ces derniers jours, a souligné le commissaire Lejeune. Un mandat d’arrêt européen avait d’ailleurs été lancé à l’encontre de Christophe et une information judiciaire pour soustraction de mineur avait été ouverte dans l’urgence dans la nuit de samedi à dimanche.

Le parquet avait dit prendre très au sérieux des menaces de double suicide proférées par Christophe et Laureelen.

“Désolé mais ta fille est morte et moi aussi, enfin, tout ça n’est qu’une question de temps et de thunes surtout”, aurait ainsi déclaré Christophe dans une lettre au père de Laureelen, Sylvain Wavelet, dont celui-ci a publié des extraits sur sa page Facebook.

 

© 2014 AFP

Amadou Baba Sy, secrétaire général du CNID : «Me Mountaga Tall va relever ce challenge»

Nommé ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique dans le gouvernement Moussa Mara, Me Mountaga Tall bénéficie de tout le soutien de son parti pour accomplir sa mission à lui confiée par le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita.

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Joint au téléphone par nos soins suite à la nomination de leur président au poste de ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le secrétaire général du Congrès national d’initiative démocratique (Cnid Faso Yiriwa Ton), Amadou Baba Sy, n’a pas caché toute la satisfaction des militants du parti. «Nous sommes très contents et très heureux de sa nomination. Le parti va l’accompagner et ainsi ses autres collègues du gouvernement dans l’accomplissement de leur tâche», a déclaré le secrétaire général du parti du soleil levant, Amadou Baba Sy. Selon lui, Me Tall a été sollicité pour participer à la construction du Mali qu’il a tant aimé et il sera à hauteur de souhait. «Homme de défis, Me Tall est un citoyen comme les autres et sa nomination dans le gouvernement n’a rien de surprenant car il est engagé dans le combat démocratique depuis plusieurs années pour la cause du Mali. Il l’a démontré à travers plusieurs actes», a précisé le secrétaire général du Cnid.  Et d’ajouter : «Me Tall avait consacré une partie de son programme de société élaboré lors de la dernière élection présidentielle au secteur de l’éducation. Contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, cet avocat de profession va relever ce challenge».

Fombus  

 

SOURCE: Le Débat

Gestion de la fièvre hémorragique Ebola par nos autorités sanitaires : Les Maliens expriment leur satisfaction

«Il n’y a aucun cas de virus Ebola dans notre pays». Cette bonne nouvelle a été annoncée le mardi passé par le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Ousmane Koné. Elle a suscité un grand soulagement au sein de la population malienne. En plus de cette bonne nouvelle, les Maliens se réjouissent surtout de la bonne gestion de la fièvre hémorragique Ebola par le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, Ousmane Koné et ses partenaires  à travers  des informations et sensibilisations préventives. Nous avons donc recueilli les avis de quelques Maliens sur la gestion de cette fièvre Ebola. Au cours de notre micro-trottoir, la majorité de nos interlocuteurs confirment la bonne gestion de la fièvre et surtout saluent le professionnalisme du département de la Santé. Suivons les différentes interventions.

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Pacom Dembélé,  enseignant : Je ne suis pas surpris, car dès au début, des dispositions ont été prises par le département de la Santé pour éviter la propagation de la maladie. Le ministre et ses hommes ont pris les devants. Même si un cas était révélé, la situation pourrait être maîtrisée à temps. Le professionnalisme du ministre à déployer des médecins à la frontière pour isoler les cas suspects est vraiment salutaire. C’est vraiment une première au Mali, qu’une telle disposition soit prise pour sensibiliser les citoyens.

 

Mina Coulibaly, secrétaire : Cette phase a été bien gérée avec la sensibilisation dans toutes les langues. Au début, on était affolé, mais avec les sensibilisations, nous avons compris que la maladie n’est pas encore chez nous, et Dieu merci, le ministre a même annoncé qu’il n’y a pas de cas positif dans notre pays.

 

Kalilou Doumbia, comptable : L’annonce des cas suspects avait créé la psychose. Mais il était nécessaire que nous prenions des dispositions à notre niveau, afin d’éviter tout déplacement vers la Guinée et d’autres pays comme le Liberia et la Sierra-Leone. Mais ce qui m’a beaucoup plu, c’est l’avance prise par le ministère de la Santé en détectant et en isolant des cas suspects à la frontière. Je salue personnellement la vigilance du ministre qui a prouvé en si peu de temps son savoir-faire.

 

Seybou Keita, Journaliste : À mon avis le ministère fait du bon travail, en envoyant des conseillers techniques sur le plateau de la télévision nationale pour informer les Maliens dès les premières heures. En un mot, la communication a été à hauteur de souhait. La majorité des Maliens sont aujourd’hui contents de la manière dont la crise se gère par le département de la Santé. Il faut aussi saluer la bonne volonté du gouvernement à faire de cette maladie une cause nationale.

 

Souleymane Koné, enseignant : Je pense que la santé des Maliens préoccupe nos autorités actuelles. Elles ont tout fait pour que cette maladie contagieuse ne se propage pas dans notre pays. Nous pouvons dire aujourd’hui que le pari est gagné pour l’instant, avec zéro cas annoncé par le ministre de la Santé. Mais, les autorités doivent toujours redoubler de vigilance pour éviter l’entrée des malades atteints du virus Ebola dans notre pays.

Propos recueillis par Yacouba Doumbia

 

SOURCE: Le Débat

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