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Le dimanche 27 octobre 2013, l’Association des élèves et étudiants du Mali (Aeem) a fêté son 23ème anniversaire. L’occasion a été mise à profit pour organiser une série d’activités positives, dont une conférence-débats sur le thème : «Rôle et place de l’Aeem dans la refondation de l’école malienne».
Cette thématique, combien évocatrice, a été développée par Youssouf Diakité, Conseiller technique au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Il avait à ses côtés Oumar Maïga, Secrétaire général de l’Ams-uneem ; El Hadj Saydou Patrice Dembélé, Secrétaire général adjoint de l’Ams-uneem ; Coulibaly Mamadou, représentant du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et Sékou Diallo, Secrétaire général du bureau de la Coordination de l’Aeem.

Avant le démarrage de cette activité, une minute de silence a été observée en mémoire de tous ceux qui ont été victimes de l’Aeem durant les 23 dernières années. Puis, à l’ouverture de la cérémonie, au nom du ministre, son représentant a indiqué qu’il est très fier de l’actuel bureau de l’Aeem, qui a su se montrer responsable, en cédant la gestion du Campus universitaire et des parkings. Il a également paraphrasé un politicien malien qui disait : «Au lieu de toujours dire que leur pays n’a rien fait pour eux, les gens doivent plutôt réfléchir par rapport à ce qu’ils ont fait et doivent faire pour leur pays».
Dans sa brillante communication, le conférencier en la personne de Diakité Youssouf, introduira en disant que l’école malienne est à la recherche de ses repères. Dans cette optique, l’Aeem a un rôle capital à jouer. «Depuis bientôt une décennie, l’école malienne est plongée dans une crise sans précédent. L’Aeem a certes osé poser des actes de bravoure, mais n’a pas su tenir le flambeau. Elle a été désorientée dans sa mission fondamentale qui consiste à revendiquer les intérêts des élèves et étudiants. Les politiciens s’en sont toujours servis pour leurs fins politiciennes. Cela a favorisé la violence avec la multiplication des clans au sein du mouvement Aeem.
Les jeunes posent souvent certains actes négatifs, parce que quelqu’un, quelque part, n’a pas joué son rôle. Un élève va à l’école pour pouvoir réussir un jour sa vie : s’offrir une voiture, une villa.… Mais, que va chercher à apprendre un élève, qui sait qu’il peut tout avoir avec la force, à travers l’Aeem ? Rien, sans doute. La corruption, les notes sexuellement transmissibles, l’inégalité que l’Aeem n’a jamais combattues avec rigueur, ont détérioré son image».
Pour redonner à l’Aeem sa vraie valeur et la faire aimer par tous les acteurs du monde universitaire, le conférencier a donné quelques conseils. Il s’agit, entre autres, d’éviter des sorties intempestives et sans fondement qui doivent carrément cesser, car chaque seconde perdue, joue en défaveur des apprenants ; de faire régner la discipline ; de combattre la violence et l’injustice ; de miser sur l’effort personnel pour faire régner l’excellence.
Avant de conclure cette conférence-débats, le N°1 des élèves et étudiants, Diallo Sékou, a remercié de façon très spéciale les responsables de l’Ams-suneem qui ont, selon lui, toujours été présents pour leur montrer le chemin de l’excellence. Il a aussi remercié le ministère de tutelle pour son accompagnement sans faille.

Quant aux Secrétaire général de l’Ams-uneem et son adjoint, ils ont tous deux abondé dans le même sens. Selon eux, l’Aeem est et restera leur premier partenaire. Ils ont également invité leurs jeunes camarades à faire preuve de sagesse et à s’adonner au travail bien fait, gage de réussite.
Notons qu’un match de football a opposé les policiers aux responsables de l’Aeem. Et au terme de cette rencontre, ce sont les policiers qui ont courbé l’échine sur le score de 1- but à 2.

Après le dîner offert au siège de l’Aeem, une délégation a rendu visite au président d’honneur de l’Aeem, qui n’a pas pu prendre part aux festivités pour raison de maladie.
Vivement la prochaine édition !

Source : Le flambeau