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Centrafrique: l’impossible retour à la sécurité

Un an après l’élection du président Touadéra, le retour à la sécurité semble toujours impossible en Centrafrique au-delà de la capitale Bangui, à l’image des violences ces dernières semaines dans la région de Bambari (centre).

Faustin-Archange Touadera nouveau president Centrafrique

Cinq mois après le retrait de la France, l’Europe et les Etats-Unis ont promis d’aider à reconstruire l’armée et la Banque mondiale d’apporter son appui au développement, mais les violences continuent sur le terrain, malgré la présence d’une importante mission de l’ONU et faute d’une armée nationale opérationnelle.
La Centrafrique peine toujours à se relever du conflit provoqué en 2013 par le renversement de l’ancien président François Bozizé par la rébellion Séléka, majoritairement musulmane, qui s’est poursuivi par une contre-offensive des groupes armés anti-Balaka majoritairement chrétiens.
Ce conflit a provoqué des milliers de morts et des centaines de milliers de réfugiés, plongeant le pays dans le chaos.
Dernières violences en date, une dizaine de personnes ont été tuées par les membres d’un groupe armé dans la préfecture de la Ouaka, ont indiqué mardi à l’AFP les autorités locales et la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca).
« Onze personnes ont été systématiquement abattues », a indiqué un responsable local qui tient à garder l’anonymat, « entre le milieu de la semaine dernière et le week-end dernier ».
« A la demande des autorités locales, la Minusca a envoyé des Casques bleus sur place », a déclaré le directeur de communication de la mission onusienne, Hervé Verhoosel.
D’après les autorités locales, ces attaques ont été perpétrés par des hommes de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) d’Ali Ndarass, « qui ont envahi les villages, tirant sur les habitants ».
Issue de l’ex-coalition Séléka, l’UPC accuse elle une faction rivale, le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) de Noureddine Adam. Les deux camps s’affrontent depuis novembre dans les régions de Bambari et d’une autre ville, Bria. Plusieurs centaines de personnes ont été tuées et d’autres blessées.
Qui est responsable, l’UPC, le FPRC ? « On ne sait pas », répond la Minusca, en première ligne contre les deux factions. La mission onusienne a obtenu le mois dernier le départ de Bambari du chef de l’UPC, Ali Ndarass, et a conduit peu après une opération aérienne contre le FPRC, toujours près de Bambari.
– Soutien international –
Depuis le retrait de la France fin octobre, la Minusca (12.500 hommes) reste la seule force d’interposition sur le terrain. Très affaiblies par le conflit civil qui a commencé en 2013, les Forces armées centrafricaines (FACA) subissent un embargo de la vente sur les armes.
AFP
Source: essor

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