Depuis plus d’un mois, Henry Konan Bédié n’a été vu en public nulle part. Il n’a reçu aucune délégation comme c’est souvent le cas, dans des opérations de marketing politique dont le seul but est de montrer l’image d’un personnage aimé et populaire. Même dans son village où il vit la plupart du temps, il n’a pas été aperçu. Selon mes investigations, le néo-opposant ivoirien se barricade depuis l’arrivée, en Côte d’Ivoire, du coronavirus, ce qui est une attitude très sage de sa part.


Cette disparition de Bédié de tous les radars n’a suscité aucun commentaire des partisans du régime Ouattara. Je note cependant que s’il s’était agit d’un haut responsable de l’État (président de la république, premier ministre, etc.), les opposants l’aurait depuis donné pour gravement malade, ou mort.
Au Mali aussi, on constate cette conception de la politique où souhaiter la mort de son adversaire rentre dans la “stratégie de lutte”. Les opposants Maliens ont tellement annoncé la mort du président IBK avant qu’il ne revienne bien vivant d’un voyage à l’étranger, que Ibrahim Boubacar Keita a depuis longtemps battu le record de résurrection dont Jésus était seul détenteur. Les Camerounais sont eux-aussi adeptes de cette lâcheté. Et face à une énième rumeur le donnant pour mort, le tyran Paul Biya s’est vu contraint de faire une apparition publique, non pas pour parler à son peuple comme il était en droit de l’attendre, mais pour une audience accordée à son vrai patron, l’ambassadeur de France au Cameroun. Malgré cela, il s’est trouvé des Camerounais pour persister dans la bêtise et le discrédit de l’opposition, en affirmant qu’il s’agissait d’un montage vidéo tendant à ramener à la vie un individu décédé depuis des semaines.
Même en politique on peut faire montre de bonne éducation et de décence. Nous pouvons nous opposer sans souhaiter la mort à nos adversaires. Quiconque souhaite la mort de son prochain peut la donner.
Ce qui est vrai, est vrai !

Saïd Penda

Source: Bamada.Net