Le djihadiste Al Hassan Ag Abdoul Aziz Ag Mohamed Ag Mahmoud pourrait bien être responsable des crimes dont il est poursuivi devant la Cour pénale internationale de la Haye. L’appel du malien qui réfute toute ces accusations a été rejeté et il sera bien jugé pour les crimes dont il est soupçonné. L’homme est soupçonné d’avoir joué un grand rôle à Tombouctou au moment où les Islamistes avait pris la ville.

Al Hassan Ag Abdoul Aziz Ag Mohamed Ag Mahmoud est en effet poursuivi pour les charges de “Crimes contre l’humanité prétendument commis à Tombouctou, au Mali, dans le contexte d’une attaque généralisée et systématique commis par les groupes armés Ansar Eddine et AQMI contre la population civile de Tombouctou” d’une part, et de Crimes de guerre prétendument commis à Tombouctou, au Mali, dans le contexte d’un conflit armé à caractère non-international ayant eu lieu dans la même période de avril 2012 à janvier 2013, d’autre part.

Procès prévu pour le 14 juillet 2020

L’homme était surtout le tout-puissant commissaire islamique de Tombouctou, au nord du Mali, durant l’occupation de la ville par les groupes djihadistes en 2012 et 2013. Des actes de torture, des traitements cruels, des atteintes à la dignité de la personne, des viols, des actes d’esclavage sexuel etc. sont entre autres les faits répréhensibles contenus dans les accusations dont il pourrait être chargées.

La Cour pénale a estimé dans sa décision que l’instruction du procès de ce djihadiste devrait aller jusqu’au bout est qu’il devrait être jugé comme prévu à partir du 14 juillet 2020. Ce faisant, la Chambre d’appel de la Cour pénale internationale confirme ainsi la décision de la Chambre préliminaire qui a admis que la Cour devrait pouvoir se pencher sur le cas du djihadiste malien qui avait été livré à la CPI depuis le 31 mars 2018 suite à un mandat d’arrêt international.

lanouvelletribune