Kemi Seba, assisté de plusieurs organisations de la société civile malienne et des hommes politiques, dénonce la nouvelle monnaie ECO et demande à la France de quitter l’Afrique pendant qu’il est encore temps.

Arrivé à Bamako le jeudi dernier pour un meeting, Kemi Seba et ses frères de lutte du Mali ont donné rendez-vous aux maliens devant la bourse du travail ce 14 septembre 2019 à partir de 16h.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que leur appel a bien été entendu. Malgré qu’un autre meeting était tenu au même moment à côté, au monument de l’indépendance, ils étaient plusieurs centaines à avoir répondu présent pour voir et entendre cet homme qui fait peur à l’occident et parmi la classe dirigeante africaine.

C’est après plus d’une heure d’attente en scandant le nom du président de l’urgence panafricanisme que la foule le voit enfin arriver, accompagné de plusieurs personnalités maliennes comme le député Oumar Mariko, maire de Ouéléssébougou, Yèh Samaké, le rappeur Master Soumy…

Tour à tour, toutes ces personnalités et les organisations de la société civile sont intervenues pour expliquer, en prélude en langue nationale bambara, l’objectif de leur lutte et celle de Kemi. Les intervenants ont vu en Kemi, le représentant international de la lutte qu’il mène sur plan national.

Entre temps les centaines de personnes, qui continuaient à crier avec des slogans hostiles à la présence de la France en Afrique en brandissant pancartes toutes aussi hostiles au bleu-blanc-rouge, commençaient à s’impatienter pour entendre leur vedette du jour.

Finalement au environ de 17h30 que s’est présenté Kemi Seba au-devant de la scène sous l’acclamation de la foule. Visiblement très ému, le panafricaniste Seba a commencé son intervention en remerciant les personnes présentes et en exprimant tout son respect à ses adversaires politiques africains qui, selon lui, font les affaires de la France néocolonialiste et impérialiste. À ces derniers, il leurs demande de rejoindre ceux qui sont entrain de se battre pour que l’Afrique et les africain soient respectés. L’impérialisme, dit-il, a toujours divisé les frères pour mieux les contrôler mais cette fois-ci, l’Afrique sortira de leur piège.

Pour l’élite africaine et la France, il a eu les mots très durs. Aux dirigeants africains, il leur demande d’arrêter de trembler face à la France et l’impérialisme, d’arrêter d’avoir peur de mourir comme Sankara, car tôt ou tard ils sont appelés à mourir un jour. Ainsi Kemi leur demande de faire le choix entre mourir en martyr, ou mourir en lâche. Quant à la France, il lui demande de plier bagage avant qu’il ne soit trop tard. Selon l’activiste, si les français ne quittent pas le continent pacifiquement, ils partiront par la force.

Avant de terminer, Kemi Seba a tenu à rappeler, qu’il n’est leader de personne, que le seul guide, c’est le peuple ,car une personne peut être éliminée d’un moment à l’autre mais le peuple, lui, demeura. Le meeting s’est achevé avec des hommages aux grands hommes du continent comme Lumuba, Modibo Keita ou encore Sankara.

 

Reportage : Saïdou Guindo (Stagiaire) Malijet