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Népotisme au sommet de l’État : Le ministre des Finances octroie à son fils, Ibrahim Mamadou Diop, un poste de l’État du Niger à la BAD

Au siège de la Banque africaine de développement (BAD), à Abidjan, en Côte d’Ivoire, on ne parle plus que de ça. Dans les coulisses, dans les bureaux feutrés, ça parle beaucoup du Niger et de ses autorités. L’affaire qui fait tant jaser à la BAD est liée une autre affaire de népotisme. Mamadou Diop, le ministre des Finances du Niger, n’a rien trouvé de mieux à faire pour inaugurer la nouvelle année qu’à proposer son propre fils, Ibrahim Diop, pour occuper un poste rotatif revenant, à partir de 2020, à l’Etat du Niger. Un bien joli cadeau de nouvel an ! Ibrahim Mamadou Diop est ainsi, depuis fin décembre 2019, le nouveau conseiller de Mme Doye Maïmouna Seck, l’administratrice en charge du Niger, de Cap Vert, du Mali, des Comores, du Gabon et du Sénégal. Le tout nouveau conseiller au près de la BAD au titre du Niger aura ainsi, entre autres, pour interlocuteur, son paternel.

Pour Ibrahim Mamadou Diop, il n’y a que des postes, les uns plus valorisant les uns que les autres

Avec un diplôme de MBA acquis à l’institut de technologie de Géorgie, aux Etats Unis (2006-2008) en global business, Ibrahim Mamadou Diop n’a pas connu les affres liées aux difficultés de recrutement. Dès 2009, il trouve un point de chute à Areva (actuelle Orano) où il restera jusqu’en 2012 avant de migrer, au gré de nouvelles opportunités, vers Imouraren en qualité de directeur du contrôle interne, de 2012 à décembre 2015. A partir de juillet 2016, trois mois à peine après le hold-up électoral, Ibrahim Mamadou Diop est propulsé au poste de Secrétaire général de la Cominak où il restera jusqu’à la fin de 2019. Entre-temps, alors qu’il est en poste à la Conimak, le fils Diop va se débrouiller pour acquérir un autre diplôme, le POTAF (politique et management de développement) en sciences politiques, fait, selon les informations obtenues par Le Courrier, entre 2017 et 2018 à Atlanta.

Le ministre des Finances, Mamadou Diop, n’a fait qu’emboîter le pas à Issoufou Mahamadou et à tant d’autres

Bien né, on ne peut dire mieux d’Ibrahim Mamadou Diop. Il est, à l’instar de tous ces fils à papa les enfants gâtés de la 7e République. A Areva, il fait son entrée avec la fille d’un autre magnat du Pnds, Kalla Hanjouraou, l’actuel ministre des Affaires étrangères. Son père, Mamadou Diop, n’a fait qu’emboîter le pas à d’autres barons du régime qui ont décidé de privilégier dans le choix de dirigeants nigériens leurs propres rejetons. Le Président Issoufou a ainsi, entre autres directeurs de Cabinet, son fils Sani dit Abba. Aïchatou Boulama, actuelle ministre du Plan a également fait placer son fils, Idrissa Kané, nommé en 2017 alors qu’il n’avait que 38 ans. Une consécration rare, sinon inédite, au Niger, auparavant. Que dire de Kadidiatou Ly, ancienne président de la Cour constitutionnelle et épouse de feu Abdoulaye Diori, dont le fils, Aboukar Abdoulaye Diori, est nommé ambassadeur du Niger en Italie en 2018. Un jeune homme qui vient de célébrer son mariage en grandes pompes. Une affaire de clan puisqu’il a pris pour épouse la fille de Hassoumi Massoudou, actuel conseiller avec rang de ministre d’Etat à la présidence. Les exemples sont légion et ne se limitent guère à ces cas emblématiques de népotisme.

Laboukoye 
Source : Le Courrier

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