Les exactions de l’armée française en Afrique sont devenues ses dernières décennies, on ne peut plus, flagrantes. En effet des bavures commises sur les pauvres peuples des Etats Africains souverains, au nouvel ordre néocolonial imposé par la France et savamment entretenu comme un trophée de Lucifer(le terrorisme), les exactions s’observent à plusieurs niveaux.

– Au plan constitutionnel et de la souveraineté des Etats :

L’article 411-3 du Code Pénal français dispose que : « Le fait de livrer à une puissance étrangère, à une entreprise ou une organisation étrangère ou sous contrôle étranger ou à leurs agents des matériels, constructions, équipements, installations, appareils affectés à la défense nationale est puni de trente ans de détention criminelle […]». Dans le respect scrupuleux de la souveraineté de la république française, il est interdit à tout français, du citoyen lambda au Président de la république, d’accorder à tout étranger ou toute entreprise étrangère un marché dont l’activité touchera le secteur de la défense nationale. Il est donc évident qu’il ne peut y voir une force militaire étrangère sur le sol français. Le Président qui osera ouvrir les portes de la France à une armée étrangère risque une détention criminelle de 30 ans.

C’est le même pays, s’appuyant sur sa supériorité militaire qui impose aux pays Africains l’implantation de son armée d’invasion. La France le fait avec le plus grand mépris des peuples Africains en violation flagrante de la souveraineté des Etats Africains. Elle le fait à titre d’information aux dirigeants Africains. En mai 2014, R. Carayol de Jeune Afrique écrivait ce qui suit, « Jean-Yves Le Drian, le ministre Français de la défense, a annoncé le 9 mai à Alassane Ouattara, le président Ivoirien, que la force Licorne allait prochainement changer de statut pour devenir une base des forces françaises en Côte d’Ivoire ». Le drame, c’est aussi nos Chefs d’État Africains dépourvus de vision et qui se laissent « pavlover » en la matière.

– L’armée malienne charriée par la France dans un fleuve de terroristes

Rien que le 30 septembre 2019, les postes des Forces Armées Maliennes (FAMa) de Mondoro et de Boulkessy ont été attaqués par des terroristes faisant 40 Morts. Le journal Le Monde va nous situer sur le vrai responsable de cette embuscade. Le journal impérialiste français fait des aveux étonnants. Selon ce journal, cette attaquée a été poussée par la France pour justifier les raisons de la prolongation de son mandat : « Le bataillon malien de Boulkessy relevait de la Force conjointe du G5 Sahel. Il s’agit pour cette dernière de l’attaque la plus meurtrière depuis sa création en 2017. L’idée de cette force, poussée par la France, était de faire monter en puissance les armées régionales pour épauler, voire à terme, remplacer « Barkhane ». Mais ses résultats sont très minces. L’attaque de Boulkessy, visé par les djihadistes à plusieurs reprises dans le passé, en est un nouvel exemple, en même temps qu’elle illustre l’incapacité de Bamako à contrôler de larges pans du territoire». Il faut souligner qu’après avoir poussé l’armée malienne dans cette embuscade, Barkhane est resté dans les airs tout au long du combat.
L’attaque a été revendiquée par le groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans(GSIM) dirigé par le principal allié de la France depuis 2013 sur la route de Kona. D’autre part, cette attaque est une réponse de la France aux conclusions du sommet de la CEDEAO tenu à Ouagadougou en début septembre 2019. Le but est de saboter la résolution qui prévoit l’expulsion de l’armée française dans le Sahel.

Il faut le dire sans ambages, le but ultime de l’armée française est purement géostratégique. Elle crée les rébellions et le terrorisme, forme ses rebelles et ses terroristes, les finance avec sa monnaie le FCFA, leur fournit les armes et entretient les crises pour justifier sa présence. 40 à 60% des armes des terroristes les sont vendues par la France. C’est la même France qui s’octroie le marché de fourniture d’armes et d’équipements militaires au “Jeu“5 comme le disait un compatriote. Ce qui explique le refus des USA et de l’Allemagne de financer ce “Jeu“5.
La monnaie utilisée pour acheter ces armes vient également de l’imprimerie du trésor Français. C’est le plus gros business que la France ait eu depuis 1960 en Afrique. Le terrorisme prendra fin au sahel quand la France sevra le Nord du Mali en FCFA et en armes. La France des intérêts, crée le terrorisme et la rébellion contre les pays qui s’opposent à l’implantation de son armée et ce depuis belle lurette : “Au Biafra, le Général de Gaulle avec les services secrets à partir du Gabon avaient organisé un pont aérien pour fournir des armes aux biafrais contre l’armée régulière. Une école d’officiers a été créée et dirigée par Maurice DELAUNAY à Libreville au Gabon pour former des officiers biafrais rebelles sur ordre du Général de Gaulle“.
C’est toujours une erreur de faire confiance à la France. Nous ne connaissons pas une seule page de l’histoire de la France en Afrique qui n’est pas tachée de sang. S’il y’a un seul pays sur lequel la politique d’Hitler ne s’était pas trompé de cible c’est bien la France qui utilise aujourd’hui les mêmes instruments contre les Africains. Hitler de toute sa vie n’a été en aucun cas plus criminel que les locataires de l’Elysée.
En 2004, sur ordre de l’autre monsieur de la FrançAfrique, Chirac, l’armée française tirait à bout portant sur des manifestants à mains nues en Côte d’Ivoire. Quant à la France de la politique exterminatrice de Nicolas Sarkozy, elle est restée complice du massacre de 3 000 victimes en 2010-2011 en Côte d’Ivoire.

– Au plan communautaire

La France profite de sa présence militaire et ses services de renseignements pour semer des graines de conflits communautaires. C’est ainsi qu’elle invente des concepts purement étrangers dans le vocable des africains à travers ses médiats impérialistes RFI, France24, TV5 et Le monde…, pour attiser le feu des conflits communautaires. Des concepts exceptionnellement inventés par l’impérialisme français conformément au plan défini par Richard Gardner, tels “ethnie majoritaire et ethnie minoritaire“ dont la traduction en langues locales sonne tellement mal à l’oreille qu’il est vite perceptible que c’est une invention étrangère au quotidien de l’homme africain. Pour Richard Gardner, il faut éviter de déclarer les guerres classiques et frontales.
« En bref, l‘édifice de l‘ordre mondial devra être construit de bas en haut plutôt que de haut en bas. […] Un faux-fuyant contournant la souveraineté nationale et l‘érodant morceau par morceau donnera de bien meilleurs résultats qu‘un assaut frontal surarmé. » déclarait Richard Gardner, Foreign Affairs, avril 1974, p. 558.

La France toujours dans son but de semer les germes de déstabilisation du socle communautaire au Burkina Faso, le 29 Décembre 2017 aux environs de 6h du matin, laissait entendre cette phrase sur les ondes de RFI : « L’esprit mossi, ethnie majoritaire planait sur la salle à Ouaga 2000». Bien qu’au Burkina Faso, il n’y ait pas un seul parti ethnique ni régionaliste, la France trouvait moyen d’introduire un problème ethnique dans une salle remplie de partis politiques hétérogènes et d’organisations de la société civile hétérogène.
S’il y a eu des massacres de peulh et de Dogons, c’est parce que la France à travers son armée y est présente sur nos sols et en a implanté les grains de la discorde.

Du viol des enfants par les soldats français :

Les Soldats Français présents sur le sol africain, violent les enfants africains et bénéficient de la protection des autorités françaises.
Pour les autorités françaises juger un français parce qu’il a commis un crime contre un noir est une atteinte à la dignité et à la grandeur de l’homme blanc français.
En Centrafrique, par exemple, des soldats Français ont violé des enfants Centrafricains âgés de 9 à 13 ans entre décembre 2013 et Juin 2014 et ont tout simplement bénéficié de la protection de la justice française. Trois ans après les faits, ils demandent aux enfants de désigner sur la base de photos leurs agresseurs. Il n’est de secret pour personne, qu’il est difficile pour un jeune africain de cet âge de pouvoir distinguer deux blancs pris séparément, encore sur la base de photo. Tout en sachant que même les adultes blancs n’arrivent pas à distinguer deux noirs sur la base de photos prises séparément.

De l’histoire de l’humanité, au vue de toutes ces exactions, il n’est pas un Etat aussi loin de la défense et de la dignité de l’Africain, que l’Etat français. Le salut de l’Afrique est sans nul doute l’expulsion de la France hors de nos frontières.

Œil D’Afrik
Le Président
Larba Israël LOMPO Pour Niarela.net