Thomas Sankara, la fierté africaine

Militaire écologiste, président révolutionnaire, homme féministe, adoré des foules, trahi par les siens… Thomas Sankara, “le Che africain”, est toujours une icône de la jeunesse africaine, près de 35 ans après son assassinat.

 

Après plusieurs putschs, un passage rapide comme Premier ministre et un autre en prison, Thomas Sankara devient président le 4 août 1983 suite à un coup d’État. Il échange les Mercedes des ministres pour des vieilles R5 et fait participer la population aux Comités de Défense de la Révolution élus dans chaque village. Attaché aux mots, il s’affranchit du nom de son pays et la Haute-Volta devient le Burkina Faso, la patrie des hommes honnêtes.

Ses priorités sont l’autosuffisance alimentaire et la lutte contre la corruption, mais il mène d’autres combats :
-l’écologie, en créant le premier ministère de l’Eau.
-le féminisme, en décrétant que l’émancipation des femmes est garante de la libération de l’Afrique.

Une libération qui passe aussi par l’image qu’ont les Occidentaux de l’Afrique. Ainsi il déclarait en 1985 : “Toutes ces images, tous ces textes extrêmement poignants qui ont été diffusés çà et là à partir de la misère africaine tombent dans un mélange dégoûtant de compassion, de condescendance et aussi d’ironie, de sarcasme. Le safari de la misère, c’est cela que nous contestons, c’est cela que nous combattons.”

Cette volonté de changer le regard sur le Burkina Faso et sur toute l’Afrique fait de lui, aujourd’hui encore, une icône de la fierté africaine.

Source : Radio France

Vous allez aimer lire ces articles

Burkina Faso – coup d’État: Damiba « se serait réfugié dans la base militaire française » de Ouagadougou (déclaration)

Putsch au Burkina : l’UA et la Cédéao sur la même longueur d’onde

Putsch au Burkina : le lieutenant-colonel Damiba « n’a pu faire mieux » (chercheur)

Ecoutez la radio sur vos mobiles et tablettes
ORTM en direct Africable en direct