Si la zone UEMOA reste l’une des plus solides en Afrique au plan économique et monétaire, elle le doit certainement à la Côte d’Ivoire qui depuis bientôt quatre ans, à force d’importantes réformes, est arrivée à stabiliser sa croissance économique autour d’une moyenne de 9% .
C’es donc à juste titre que dans le cadre de la 5ème édition du forum sur les marchés de capitaux qui se tient à Washington, la ministre auprès du Premier ministre en charge de l’Economie et des Finances a été invitée à partager l’expérience ivoirienne.

ministre Kaba Nialé ivoirien conference fmi
La ministre a rappelé à l’auditoire que les performances qu’enregistre l’économie ivoirienne depuis les quatre dernières années, sont le résultat de réformes initiées par le Gouvernement ivoirien. Notamment au niveau de la gestion des finances, de la politique fiscale. Mais surtout au niveau de la bonne gestion des dépenses publiques et l’assainissement de l’environnement des affaires.
Ce dynamisme de l’économie ivoirienne, qui a un impact notable sur l’économie de toute la zone UEMOA, est aussi lié au recours aux partenariats public-privés dans le financement de projets d’envergure au niveau de la réalisation d’infrastructures. Le Gouvernement pour obtenir ces résultats a également eu recours aux marchés financiers internationaux, avec deux Eurobonds en 2014 et 2015.
Kaba Nialé a fait remarquer qu’au regard « des besoins tellement importants » du fait de la longue période de crise qu’a connue le pays, le Gouvernement a procédé par classification en fonction des prirotés et urgences. Tout ce travail des autorités ivoiriennes a eu pour résultat la confiance à nouveau des partenaires au développement, avec les appuis à l’Etat ivoirien dans le financement de plusieurs projets sociaux, économiques, énergétiques, agricoles…
La ministre Kaba Nialé a aussi relevé que ce regain de vitalité au niveau de l’économie ivoirienne se ressent dans la zone UEMOA. « Nous avons les règles de mobilité de capitaux dans la zone et la coopération avec l’Euro fait que notre zone a une certaine stabilité qui en fait un attrait pour les investissements. Il s’agit d’atout que nos pays œuvrent à maintenir et à renforcer, avec en perspective la création d’une zone encore plus grande et plus forte », a expliqué la ministre.
Quelques difficultés subsistent cependant, a relevé Kaba Nialé. Il s’agit notamment de l’inaccessibilité des produits de certaines PME au marché Américain. D’où son appel aux autorités américaines à consentir à des efforts pour inverser la tendance. Aussi a-t-elle évoqué le faible taux d’épargne dans la zone qui se situe autour de 20 à 25%. Ce qui en fait l’un des plus faibles en Afrique. Kaba Nialé a déploré la difficulté qu’ont les PME à accéder aux crédits bancaires. Mais pour toutes ces questions la ministre auprès du Premier ministre en charge de l’Economie et des Finances reste confiante que des solutions seront trouvées dès lors qu’il ya une volonté politique affichée au niveau des dirigeants des Etats de la zone.
La ministre Kaba Nialé séjourne actuellement dans la capitale américaine aux côtés du Premier ministre Daniel Kablan Duncan dans le cadre des Assemblées annuelles du FMI et de la Banque Mondiale.

 

Source: bamada.net