Après la répression de la mutinerie dans le camp militaire de Kati, fief des bérets verts à l’origine du coup d’Etat de mars 2012, Amnesty international a dénonce des exécutions sommaires de soldats. L’ONG parle de purge au sein de l’armée. Les autorités maliennes répondent que des enquêtes sont en cours pour traduire en justice les personnes impliquées dans les violences.

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Une vingtaine de soldats aurait à ce jour été interrogée par la Sécurité militaire, puis mis à disposition de la gendarmerie. C’est ce qu’explique une source au sein du ministère de la Défense, qui précise que ces personnes ont été interpelées suite à la mutinerie du 30 septembre, pour leur possible implication dans les cas de violences, d’assassinat ou de disparitions forcées qui ont marqué la répression de cette mutinerie.

 

Les enquêtes sont en cours. Mais « toutes les personnes convoquées devant la Sécurité militaire ne viennent pas », déplore encore cette source. Un message a donc été adressé à tous les chefs de l’état-major et à tous les directeurs des services concernés : ils ont six jours pour mettre les hommes en question à la disposition des enquêteurs.

 

« Il y a eu une espèce d’opération de nettoyage, confirme enfin cette source, ils ont utilisé des procédés pour s’éliminer entre eux ». L’association de défense des droits de l’homme Amnesty international parle de « purge » au sein des ex-putschistes de mars 2012, « pour étouffer toute dissidence ».

 

Difficile de dire combien de personnes au total sont impliquées. « Le fil se déroule au fur et à mesure des interpellations, explique enfin ce responsable de la Défense, mais ceux qui ont fait ça devront aller devant la justice ».

SourceRFI