Les récents événements de notre pays montrent, si besoin est, que tout devient trop sérieux et même très sérieux pour que nous cessions pour de bon, de créer de faux problèmes sous-tendus par des désiratas alambiqués souvent égoistes voire hypocrites. La politique, les politiques et leurs soubresauts envahissent en ces temps – ci le conscient et le subconscient de tout citoyen lamda de notre pays à tel point que l’on se voit tenter de dire, en paraphrasant l’autre, que trop sérieux n’est pas toujours sérieux. Pourquoi donc, me direz-vous, ajouter un autre problème sérieux aux multitudes de ceux que vous gérez ou avez à gérer quotidiennement ? Je m’autorise à le faire parce que je demeure convaincu que nous en avons un en partage qui s’impose comme le dénominateur commun à tous les maliens.

Ce dénominateur commun se mue selon les conjonctures et ses caprices en démon ou en ange. De quoi s’agit-il en fait ? Le Mali est aujourd’hui debout, nous a- t-il dit. Les salaires le seront-ils ? En effet, tout le monde a constaté que les  » gnim-gnim «  d’augmentation de salaires n’ont en fait abouti qu’à un bond ascencionnel du prix des denrées de première nécessité à telle enseigne que nous avons cherché en vain à tirer la queue d’un hypothétique diable. INCHA ALLAH ! Il faut que les salaires le soient pour les raisons suivantes au regard de ce qui est advenu à chaque augmentation de salaires obtenue de haute lutte par l’UNTM. Nous faudra-t-il créer tout un Ministère de Stabilisation des prix des denrées de première necessité et des hydrocarbures et autres lubrifiants de nos commodités ? J’ose l’espérer. Dans un contexte de globalisation, de mondialisation de tous les facteurs de développement socio-économique, tout se devrait être à hauteur de compétences, de prix normalisé, équilibré, standardisé et valorisé du moins pour l’espace UEMOA et CEDEAO. J’ai encore en mémoire ce que disait un Président défunt (paix à son âme) en répondant à un journaliste que  » …….. le malien n’a pas de salaire mais un perdiem à la fin du mois « .

 

 

N’oublions pas que parmi les patronymes de la corruption, on trouve en première position la précarité des salaires, cause de la démesure de nos ambitions qui nous entraine à paraître plus qu’à être, exactement comme vernis sur ongle.  Tout ce que nous consommons se produit ici chez nous et pourtant, en voulant payer ne serait-ce qu’un fruit, le prix que l’on te propose t’amène à te demander s’il n’a pas pour sa croissance, été allaité par la vendeuse. L’équation qui se pose à nous me paraît simple : il ne s’agit pas de bien manger ou de manger bon, mais de trouver quelque chose à manger avec un salaire agonisant pour certains et en putréfaction pour d’autres. Commerçants, vous êtes ici interpellés car à ce que je sache, la douane n’a pas mis un argus sur nos produits locaux. Sachez que si vous  » debout  »  sans nous, on vous tirera par les pieds pour vous ramenez à notre niveau.

 

 

Mes chers amis, vous l’êtes également parce qu’il vous faut reconvertir votre mentalité pour vous rendre, pas à votre simple expression, mais  à votre simple humilité et à votre grande sagesse, notre héritage commun. Au politique, je lui demande de voir nos frères d’arme pour emprunter un parachute ascencionnel afin d’y mettre les salaires pour qu’enfin, de leur hauteur, ils toisent du regard la misère qu’ils viennent de quitter. Il ne me reste plus qu’à souhaiter que le  » Kankélentigui national «  ne se contente pas seulement d’ajouter un  » wariba kélen doron «  sur nos salaires. Que Dieu m’entende et que Dieu l’aide et il va l’aider INCHA ALLAH ;

 

 

Méritons donc d’être présents et debout sur les remparts comme nous le demande notre hymne national.