Mamadou Dramé, commerçant vendeur grossiste de cartes de recharge Orange-Mali a été braqué mercredi en plein jour, non loin de la mosquée wahhabite de Yacouba Guindo au grand marché de Bamako par trois hommes habillés en tenue militaire. Il portait un sac contenant selon sa version, plus de 40 millions de nos francs, représentant sa recette journalière qu’il partait déposer sur un compte à la BICIM quand le commando à bord d’une voiture de type Golf sans immatriculation, stationne. Il est menotté et jeté dans la voiture qui démarre aussitôt. Elle va ralentir au niveau du Dabanani, le temps de lui sortir les menottes des poignets et de le remettre dehors sans son sac, contenant les sous et de mettre le cap sur le pont des martyrs au mépris du sens interdit.

incroyable vrai logo faits divers

Mamadou Dramé, vendeur grossiste de cartes de recharge Orange Mali au marché Dibida en Commune III du district de Bamako pour le compte dit-il de son grand-frère Bana Dramé a déposé plainte contre X à la BIJ pour braquage lui ayant coûté plus de 40 millions de nos francs.

Dans sa déposition, ce fournisseur de nombreux semi grossistes raconte qu’il se rendait vers 8H 45mn à la BICIM pour effectuer son versement habituel. Il transportait plus de 40 millions de FCFA dans son sac. Sur le chemin de la banque, il est rattrapé au niveau de la mosquée wahhabite de Yacouba Guindo en plein centre du grand marché. Ses poursuivants à bord d’une voiture de type Golf non immatriculée portant des tenues militaires se sont présentés à lui comme des Gardes. Sans sommation, il est brutalisé, les menottes aux poignets et balancé dans la voiture. Il aura beau se défendre, rien à faire. Aux gens qui ont voulu lui porter secours, les « Gardes » ont exhibé un papier illisible qu’ils ont appelé mandat d’arrêt. Arrivés au niveau du Dabanani, Mamadou criait encore plus fort, ce qui a alerté la foule. Celle-ci a cassé les vitres de la voiture par des cailloux. Pour se sauver, les porteurs d’uniforme ont débarqué leur otage soulagé de son sac en ôtant les menottes de ses poignets. Ils ont brûlé le sens interdit en allant du Dabanani au pont des martyrs. Ils courent toujours incognito car, leur véhicule n’était pas immatriculé.

Dénis T Théra

 

 

 

Source: Autre presse