A l’instar du monde entier, la communauté chrétienne du Mali s’apprête à célébrer la fête de Pâques – qui signifie la commémoration de la résurrection de Jésus Christ, mort pour sauver toute l’humanité – du 4 au 6 avril prochain. Le thème retenu cette année par l’Eglise Catholique : ” la Résurrection de Jésus, un signe de réconciliation entre Dieu et l’Humanité “.

Des Messes commémoratives seront organisées au cours desquelles des nouveaux fidèles seront baptisés. Celle de la Cathédrale sera célébrée par l’archevêque de Bamako, Mgr Jean Zerbo, le samedi 4 avril à partir de 20 heures.

Pour le secrétaire général de l’Episcopale, Abée Edmond Dembélé, que nous avons rencontré pour la circonstance, c’est par sa mort et sa résurrection que Jésus-Christ a sauvé toute l’humanité du péché et de la mort. Ainsi, il a offert le salut promis par Dieu à son peuple depuis que nos premiers ancêtres ont désobéi à sa parole. Il  a souligné que la fête de Pâques, c’est la fête de l’amour, l’amour de Dieu pour les hommes sauvés par son fils Jésus-Christ par sa crucifixion et sa mort sur la croix. C’est après trois jours dans sa tombe que Jésus fut ressuscité parmi les morts et par cette occasion il a sauvé toute l’humanité.

C’est dans ce cadre que l’église catholique du Mali a placé cette célébration sous le thème : » la résurrection de Jésus, un signe de réconciliation entre Dieu et l’Humanité «  afin de prier pour le retour de la paix dans notre pays. A l’occasion de la célébration de la fête de Pâques cette année, l’église invite le peuple malien à la réconciliation et à la paix.

L’Abée Edmond Dembélé a soutenu qu’aujourd’hui les Maliens doivent se réconcilier pour retrouver la paix afin de travailler pour le développement et pour le bien-être du peuple. Il a indiqué que le seul salut pour le Mali de demain est la réconciliation qui est l’une des conditions pour une paix durable, définitive pour préparer l’avenir des enfants. Et, chaque citoyen doit travailler à cela pour offrir un avenir meilleur à la nouvelle génération de notre pays.

Le secrétaire général de l’épiscopale a profité de cette occasion au nom de l’Eglise Catholique pour lancer un appel à l’ensemble de nos concitoyens, de Kayes à Kidal, aux musulmans, chrétiens et adeptes de la religion traditionnelle à la réconciliation dans les cœurs et dans le comportement. Cela, pour le retour de la paix, de l’unité et de la sagesse de tous les acteurs et construire ensemble le Mali de demain. L’Eglise Catholique commémore la mort de Jésus cette année et prie pour tous les hommes sans exception, juifs, musulmans, chrétiens, non croyants. Avant de les confier à Dieu dans une longue prière pour la paix dans le monde.

Cléophas TYENOU

 

Source: L’Indépendant