Evaluer la compétitivité de notre l’économie et des secteurs qui contribuent au développement du commerce entre notre pays et ses partenaires. Tels sont les objectifs recherchés par l’Etude Diagnostique sur l’Intégration du Commerce au Mali (EDIC), validée la semaine dernière au cours d’un atelier tenu à l’hôtel Salam de Bamako.

Deuxième du genre, après une première validée il y a 10 ans, cette étude a eu comme objectifs d’examiner les progrès réalisés dans la mise en œuvre des recommandations de la matrice d’actions de l’EDIC 2004, d’analyser avec les principaux acteurs les contraintes que connait le Mali dans le cadre de son intégration au marché régional et international, d’étudier le potentiel de diversification de l’économie et de proposer une matrice d’actions actualisée pour les prochaines années.

La dernière version de l’EDIC analyse aussi les principales filières d’exportation et celles de substitution aux importations constituées de produits traditionnels, à savoir le coton, le bétail, le riz, le sucre, et identifie aussi les filières de diversification que sont les fruits et légumes, la noix de cajou, la gomme arabique, l’échalote, le karité et le sésame.

De la première EDIC à nos jours, un certain nombre de succès ont été enregistrés. Il s’agit notamment des performances de la filière mangue, dont les exportations ont été multipliées par 10.

Pour le Dr Boubou Dramane Camara, Directeur pays du PNUD, ce succès cache mal le fait que notre pays, bien qu’étant le premier producteur de mangues en Afrique, reste à la traine par rapport à certains pays, comme le Sénégal et la Côte d’Ivoire, en termes de pénétration du marché européen et de transformation.

Pour Sidi Mohamed Ichrach, Secrétaire général du ministère du Commerce et de l’Industrie, la matrice d’actions de l’EDIC 2004 a retenu des mesures, dont certaines ont, depuis, été déclinées en projets de développement. Il a cité les cas du projet gomme arabique, du projet de confiturerie de Yanfolila et du projet d’appui à l’amélioration de la qualité des mangues, pour ne retenir que ceux-ci.

A l’issue des travaux, qui ont duré deux jours, les participants ont fait des recommandations, dont la mise en œuvre permettra certainement l’intégration de notre pays dans le système commercial mondial.

Yaya Samaké

source :  22 Septembre