Le Groupe de suivi budgétaire (GSB) a mené une contre étude du rapport d’évaluation du pian national d’action de mise en œuvre des recommandations des Etats généraux sur la corruption et la délinquance financière. L’étude montre un taux d’exécution de 12 % contre 20 % établi par le comité de suivi et d’évaluation du plan. Lors du point d’information qu’il a organisé le jeudi 17 avril 2014, il s’agissait pour ie GSB, de partager avec l’opinion nationale, les Organisations faitière de la société civile, les PTF, les autorités politiques et administratives, les résultats de leur étude.

 

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Le plan national d’action de mise en œuvre des recommandations issues des états généraux sur la corruption et la délinquance financière est issu du forum sur la Corruption en 2008. Ce plan vise principalement à “contribuer, à restaurer la confiance entre un Etat fort et ses citoyens par la moralisation de la vie publique et le renforcement des mécanismes de prévention et de lutté contre la corruption, la délinquance financière et les infractions connexes.

Compte tenu de l’intérêt et de la forte attente des populations à l’égard de cette initiative salutaire d’une part et du principe cardinal de recevabilité inhérent à la gestion des affaires publiques, le GSB a commandité une étude/évaluation du plan national d’action de mise en œuvre des recommandations des Etats généraux sur la corruption et la délinquance financière 2009-2013.

Il ressort de l’étude que le rapport du comité de suivi et d’évaluation qui fait état d’un taux de 20 % en termes d’exécution du plan national, n’a pas pris en compte tous les départements du gouvernement. Ces données revues par le GSB en prenant en compte tous les départements ont montré un taux à la baisse de 12 % pour l’ensemble du plan par objectif et par acteurs.

L’étude montre que les départements n’ayant pas produit tle rapport dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’action sont pour l’ensemble des acteurs stratégiques à la lutte contre la corruption et la délinquance financière. Il s’agit des départements de la défense, de la Sécurité intérieure, des Affaires étrangères, du Commerce et de l’industrie… Ces départements incombent ce retard au fait qu’ils ignoraient l’existence du plan national. Pour un responsable de la CAD Mali, afin d’éviter ce genre de retard dans l’exécution d’une politique nationale, il serait mieux de remettre en cause l’architecture du suivi de ce plan. Pour ce faire, il a proposé de confier dorénavant le suivi de l’Etat à un organisme indépendant composé de la société civile. Parce que dit-il, il sera difficile que l’Etat aille contre lui-même.

Selon le président du GSB, Tiémoko Souleymane Sangaré, les résultats de la mise en œuvre du 1er pian quinquennal (2009-2013) nationale de lutte contre la corruption et la délinquance financière reste très faible. “Le gouvernement doit veiller à la prise en compte des recommandations des insuffisances constatées et évoquées”. La lutte contre la corruption étant l’une des activités phares du nouveau gouvernement, le GSB l’exhorte à redoubler d’effort dans cette lutte.

Aminata Traoré

 

Echos