Les autorités administratives, politiques, les leaders communautaires et des chefs religieux ivoiriens et maliens se sont engagés à resserrer les liens de fraternité et d’amitié entre les deux peuples vivant dans les régions frontalières et à lutter contre l’impunité en matière de violences faites aux enfants.

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C’était à l’issue d’un atelier thématique initié par l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire (ONUCI), le jeudi 17 avril 2014 dernier à Pogo, ville frontalière du Mali, à 760 km au nord d’Abidjan. La rencontre a porté sur la « contribution des autorités administratives et politiques à la cohésion sociale et à la lutte contre les violences faites aux enfants » .

Les participants, dans leurs recommandations à l’issue des travaux, ont choisi de promouvoir les valeurs d’intégration et de solidarité ; de favoriser les échanges d’expériences entre les organisations socioprofessionnelles des deux pays ; de concevoir et promouvoir des projets de développement économique et socioculturels, bénéfiques pour les populations des régions concernées.

 

 

 

Les participants ont par ailleurs recommandé le renforcement de la coopération dans les domaines sécuritaire, sanitaire, agricole et commercial par des rencontres périodiques ; la formalisation des rencontres périodiques pour régler les problématiques de paix, de cohésion sociale, de protection des civils et de développement local.

 

 

Ils ont décidé de lutter efficacement contre les violences faites aux enfants. Les communautés ivoiriennes et maliennes de Pogo et Zegoua, ont souhaité la mise en place d’un mécanisme transfrontalier de prise en charge des enfants en mobilité, victimes de violence ; la sensibilisation des parents sur le droit à l’éducation des enfants, la scolarisation de la jeune fille et les conséquences des grossesses en milieu scolaire ; l’uniformisation des documents de base de protection de l’enfant ; l’application rigoureuse des textes ratifiés par les deux pays ; la collaboration entre les forces de l’ordre des deux pays par la mise en place d’un système de contrôle de postes juxtaposés.

 

 

Pour le chef de la délégation de l’ONUCI, Dabla Touré de la section des Affaires civiles, la Mission, en initiant cet atelier, voulait favoriser la création d’une plate-forme d’échanges entre les différentes autorités locales et leaders communautaire de part et d’autre de la frontière, dans le cadre de la consolidation du processus de paix. « Il revient aux Etats de mettre en œuvre les recommandations issues de cette rencontre pour le bonheur des deux peuples », a-t-il fait savoir.

 

 

A sa suite, le Gouverneur de la région de Sikasso au Mali, Mahamadou Djaby, a exprimé toute sa détermination à œuvrer pour un rapprochement des populations le long de la bande frontalière, par le biais d’activités de coopération, d’actions conjointes de développement, pouvant contribuer au renforcement de la cohésion.

« J’œuvrerai de toutes mes forces pour que cet espace de concertation soit pérennisé afin qu’il permette, non seulement de raffermir les rapports séculaires de parenté, d’amitié, de fraternité et de bon voisinage qui existent si heureusement entre nos populations le long de la frontière, mais aussi de renforcer les échanges quotidiens entre les communautés ivoiriennes et maliennes condamnées à vivre ensemble dans la paix, la concorde et le bien-être social », a-t-il indiqué.

 

I YATTARA

SOURCE: L’Informateur