Refusant de donner des précisions sur le sort des otages, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian a toutefois réaffirmé ce mardi que «tout laisse à penser que les otages sont en vie». Le ministre aurait par ailleurs des «informations» sur la localisation de ces otages. | Capture d'écran BFMTV

Refusant de donner des précisions sur le sort des otages, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian a toutefois réaffirmé ce mardi que «tout laisse à penser que les otages sont en vie». Le ministre aurait par ailleurs des «informations» sur la localisation de ces otages. | Capture d’écran BFMTV

Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian, n’est pas allé par quatre chemins pour marteler, à haute et intelligible voix, ce à quoi l’ensemble des Maliens pensent. Conscient qu’il est de la présence du MNLA dans la région de Kidal, il a déclaré vendredi dernier à Gao qu’ »il ne peut pas y avoir deux armées à Kidal ».Quelle est l’armée  qui doit s’effacer ?

 

Arrivé le jeudi 25 avril dernier à Bamako, le ministre français de la Défense affichait déjà avec ses premières images à la Télévision nationale, une mine de grandes circonstances, au moment où le MNLA s’oppose à la pénétration de l’armée malienne dans la région de Kidal. Le lendemain, il s’est envolé pour la ville de GAO.

 

Si l’on doit juger les hommes sur paroles, les dires de Jean Yves Le Drian  adhèrent beaucoup plus au respect des principes républicains qu’à une idéologie répandue de nos jours, au Mali, et qui fait passer la France pour la première protectrice des apatrides regroupés au sein MNLA. Il suffit d’écouter les radios privées pour s’en rendre compte.

 

 

Première vérité du ministre français de la Défense : « Il est évident qu’il ne peut pas y avoir deux armées maliennes », a-t-il martelé le vendredi dernier, au cours d’une conférence de presse dans la Cité des Askia. C’est dire que la France qui a diligenté l’Opération Serval pour libérer les zones occupées, est déjà à pied d’œuvre pour que l’armée opère dans toutes les régions du Mali. S’il n’est pas question d’accepter deux armées dans notre pays, il va falloir  que celle qui regroupe les criminels et  autres bandits du Mnla disparaisse illico presto.

 

La deuxième vérité est celle du dialogue, selon le ministre Le Drian : «  Mais dans le cas précis, pour recouvrer l’intégrité territoriale de Kidal, il faut le dialogue. Il n’y aura pas de partition du Mali ». Des propos frappés de bon sens, encore tenus lors de sa conférence de presse. Toute chose qui signifie  que le Mali ne sera pas divisé. Que vive un Mali Uni et Pluriel !

 

 

La troisième vérité pour  Yves Le DRIAN  est la poursuite de la mission.  « La mission se poursuit et  la France restera le temps qu’il faudra au Mali » a martelé le ministre  Français de la défense.

 

La mission n’est pas terminée pour Jean Yves Le Drian  qui rassure les maliens que la France  restera aux cotés des Maliens jusqu’à la mise en place de nouvelles Institutions légitimes, libres et démocratiques et qui constitue pour lui la quatrième et dernière vérité.  Cela dans quel délai ? Il appartient aux Maliens de bien réfléchir avant de décider pour ne plus tomber.

 

 

Moussa Wélé Diallo