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ACCORD DE PAIX : Et si l’on y trouve une autre alternative?

Depuis la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation, rien de potable n’est enregistré dans le cadre de sa mise en œuvre. La priorité ayant été accordée à d’autres choses plutôt qu’au recouvrement de l’intégrité territoriale du Mali. En effet, depuis mai 2014, l’Etat du Mali est complètement et totalement absent de Kidal. Toutes les tentatives pour ramener Kidal dans le giron du Mali sont restées vaines.

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En cause, la mauvaise foi et les tergiversations des leaders de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA), qui règnent en maitres absolus dans cette région, malgré le fait que l’Accord consacre le caractère unitaire de la Nation et l’intégrité territoriale du Mali.

Le Président IBK, qui a pourtant été élu pour la gestion de cette crise du nord, et son gouvernement restent impuissants face à cette situation, donnant ainsi raison à l’opposition qui, dès le départ, avait fait savoir que l’Accord d’Alger n’était pas bon et qu’il ne pouvait, tel que ficelé, régler la crise.

En effet, comment prétendre gérer la crise du nord quand l’Etat malien ne peut, à ce jour encore, jouir de sa souveraineté sur une partie de son territoire national, laissée aux mains des bandits de tout acabit en connexion avec des terroristes? C’est donc une chimère que de croire qu’on peut, comme cela, régler la crise du nord.

L’attaque terroriste perpétrée contre le camp du MOC de Gao en est une illustration! On ne peut faire la paix avec les ennemis de la paix, car les partenaires d’en face, notamment les éléments de la CMA, ne sont qu’un condensé d’un peu de tout: gens de bonne foi (ils sont peu), narcotrafiquants, terroristes… Il urge donc de trouver une alternative à l’Accord, c’est-à-dire repartir sur une nouvelle base et faire du retour de l’armée et du redéploiement de tous les symboles de l’Etat à Kidal la priorité des priorités, pour espérer trouver une issue à la crise du nord.

Tout le reste n’est que verbiage! La Conférence d’Entente Nationale en vue pourrait être le cadre idéal pour aller vers cette transition, à condition que nos gouvernants se dressent droit dans leurs bottes, au lieu de rester passifs comme de grands enfants qu’on trimballe à souhait… La patience du peuple a des limites!

En effet, à la faveur de la signature de l’Accord pour la paix et la réconciliation, on avait espéré voir le bout du tunnel. Car tout le monde croyait que l’Etat allait prendre les choses en mains. La communauté internationale devait accompagner et arbitrer sa mise en œuvre. C’est tout au contraire que l’on assiste depuis juin  2014. C’est le Mali qui accompagne la communauté internationale, peu sincère avec notre pays.

Youssouf Diallo

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