Koulogon le 1er janvier, Dioura le 17 mars, Ogossagou le 23 mars et Sobane Dah le 10 juin 2019, les forces du mal ont fait plusieurs dizaines de victimes, civiles comme militaires. Bizarrement, une base militaire est située à Diankabou, à 17 km seulement du village  attaqué.  C’est bien des heures après l’attaque que les Famas arrivent sur le terrain, pour n’être que de simples spectateurs du bilan macabre. Il est maintenant temps  de se poser la question sur le rôle  que jouent les services de renseignement militaire du Mali et de la capacité de ses hommes à sécuriser les populations et leurs biens, dans des zones à hauts risques. L’armée malienne doit prendre ses responsabilités. L’État surtout.

Les victimes de la barbarie se multiplient au centre du Mali. Les forces du mal frappent et augmentent les veuves et les orphelins. Avec des modes opératoires similaires  (Koulogo,  Ogossagou et Sobane Dah), ces forces hostiles à la paix ont réussi leur coup. Mais ce qui dépasse la compréhension des populations maliennes et de tout bon observateur  averti est que, bien  que ces attaques durent des heures, l’armée malienne arrive toujours en retard sur le terrain, après le forfait. Avons-nous un vrai service de renseignement militaire? C’est  la question qu’il faut se poser. Ce service n’a pu empêcher aucune de ces attaques qui ont duré des heures. Pis, l’arrivée de l’armée nationale sur le terrain en retard prouve l’échec patent de ce service de renseignement militaire. La principale question que les Maliens se posent aujourd’hui : comment toutes ces informations peuvent échapper à ces services militaires?

L’attaque de Sobane Dah, en début de cette semaine, donne raison aux députés qui ont pointé du doigt la faillite des services du renseignement militaire malien, après l’attaque d’Ogossagou. « Nos services de renseignement ont failli. S’ils avaient joué leurs rôles, on aurait pu éviter ce drame », disait l’honorable Doula Thiam lors de l’interpellation du gouvernement Soumeylou Boubeye Maiga, suite à l’Attaque de Ogossagou. Ces propos ont été soutenus par bon nombre de parlementaires.

En plus du service de renseignement militaire malien, les forces étrangères ont aussi échoué ; ou elles ne sont pas sincères. Sinon comment est-ce possible que ces attaques préparées, bien planifiées, puissent échapper à la vigilance de tous les services de renseignements notamment Barkhane, Minusma, G5 Sahel qui ont  les moyens de renseignements très bien sophistiqués, parait-il.

Mauvais résultat des patrouilles conjointes Barkhane, Minusma, Famas, G5 sahel et Famas?

Les propagandes continuent pourtant sur les patrouilles mixtes que font les forces Barkhane, Minusma, Famas, G5 sahel et Famas, mais pour zéro résultat. Elles n’ont pas pu empêcher  les attaques à grande échelle comme celle de Ogossagou, Koulogon, Dioura et maintenant Sobane Dah.

A cette période très difficile de son existence, le Mali a plus que jamais un service n’existant pas  que de forme. Alors, ce qui nous faut,  c’est un service capable de donner les informations à temps et anticiper de tels massacres. Il y va de l’avenir de la nation entière.

Boureima Guindo

Source: Le Pays