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Après la colère de Macron suite à la marche du 10 janvier à Bamako contre Barkhane: Une nouvelle marche programmée à l’appel du Mouvement Yèrèwolo, “Debout Sur Les Remparts”

L’appel de plusieurs mouvements de la Société Civile, il s’est tenu en prélude au sommet de Pau, une grande manifestation, le 10 janvier 2020. Les manifestants constitués de leaders de partis politiques et de mouvements de jeunesse déclaraient rejeter ce jour ‘’toute décision contraire à l’expression de la volonté des masses populaires, revendiquant I’arrêt immédiat des massacres, par le retrait des forces étrangères’’.

Le Mouvement Yerewolo ‘’Debout Sur Les Remparts’’ coorganisateurs de cette marche du 10 Janvier dernier vient d’inviter le peuple à une seconde marche. L’objectif est de ‘’mettre fin à la l’intervention militaire française au Mali’’, selon Adama Ben DIARRA dit le Cerveau. ‘’Une journée rouge’’ tel est le nom attribuée à la nouvelle journée de manifestation prévue, pour le 26 mars prochain, à Bamako. L’annonce a été faite le samedi dernier au cours d’une conférence animée par les membres du mouvement conduits par Adama Ben DIARRA dit le Cerveau. Dans une déclaration lue au cours de cette rencontre, le mouvement estime les intervention militaires francaises ‘’toujours imposées à la classe politique au pouvoir qui abdique à toute demande de I’Elysée’’. Et d’ajouter que pour si M. MACRON, ‘’ceux qui demandent le départ de la France sont au service d’autres puissances étrangères’’, le peuple ‘’a décidé de ne plus se taire jusqu’à qu’il ait gain de cause’’. C’est fort de ce constat que dira M. Pap, un autre membre du mouvement: ‘’lorsque les Chefs d’État du G5 Sahel rencontraient Macron à Pau, nous aussi, jeunesse du G5 Sahel snous nous sommes rencontrés à Po au Burkina faso’’.

Si la rencontre de PAU a été un appel au raffermissement de la coopération entre la France et les pays du Sahel, celle du Burkina Faso tenue le même jour que la réunion des Chefs d’États, le lundi 13 Janvier dernier, a été sanctionnée par une déclaration hostile à la France: ‘’Nous prenons l’engagement de mener une série d’actions citoyennes et populaires afin de voir aboutir nos aspirations sur les questions suivantes: la révision de tous les accords militaires et de défense notamment les accords bilatéraux de défense entre chaque pays et la France, ensuite les accords multilatéraux notamment celui de la présence de la Force française Barkhane et de toutes les forces spéciales stationnées dans nos différents pays. La définition d’une stratégie et d’un calendrier de sortie de la France du dispositif sécuritaire dans le Sahel et la sortie progressive d’autres secteurs, notamment celle de la monnaie (le franc CFA), de l’exploitation des ressources naturelles.

La sollicitation d’une enquête internationale pour évaluer la présence de la force Barkhane et ses conséquences dans l’espace du G5 Sahel.

La Résolution définitive du statut ambiguë de Kidal remettant en cause la souveraineté de l’État du Mali . La mobilisation des pays membres du G5 Sahel de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), de l’Union Africaine (UA) pour exiger le retrait des troupes françaises de Kidal et l’arrêt immédiat du soutien de la France à des groupes rebelles sécessionnistes et qui ont des accointances avec les groupes terroristes’’, peut-on lire dans les conclusions de cette rencontre. Aussi, les Présidents des pays du G5 Sahel sont à nouveau conviés à une nouvelle réunion, le 26 mars. Et comme pour celle de PAU, les jeunesses du G5 Sahel qui étaient au Burkina Faso promettent de sortir elles aussi.

‘’Ici et maintenant, il y a une date qu’il faut retenir pour le deuxième acte du 10 janvier: le 26 mars 2020. Comme le 10 janvier, on fait appel à une mobilisation de toutes les forces patriotiques pour dire non a une autre intervention militaire et exiger la fin de la guerre par le retrait des troupes étrangères et par la restauration de la souveraineté de l’État sur toute l’étendue du territoire’’, a indiqué M. Diarra dit le cerveau.

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