Au Mali, la contestation continue

Au Mali, le journal L’Indépendant publie en Une un sondage sur la crise politique.

71,2% des sondés sont, nous dit-on, « favorables à la signature d’un nouvel accord politique entre le président Ibrahim Boubacar Keita et le mouvement de contestation M5 – RFP ». Sont-ils pour autant favorables à l’installation d’un Premier ministre de consensus ? Non, répondent les sondés, qui s’y opposent à plus de 57 % car, selon L’Indépendant, « cela risque de ne rien changer », « le choix du chef de gouvernement relevant uniquement des prérogatives du chef de l’État ». « Un premier ministre de concensus, estime le journal, va générer des querelles incessantes entre les politiques d’abord, puis entre ceux-là et la société civile qui voudra elle aussi avoir son mot à dire. Le Mali est en crise aigüe, il n’a pas le temps pour toutes ces chicaneries ».
En attendant, la contestation continue. « Le M5-RFP annonce un nouveau grand rassemblement pour le mardi 11 août », rappelle L’Indépendant. Une date dont le journal Malikilé se fait également l’écho, précisant que « le M5-RFP ambitionne d’organiser ce jour-là la plus grande manifestation jamais organisée à Bamako ». Malikilé, selon lequel « La lutte pour le pouvoir est imprévisible, car il s’agit de forces contraires qui s’opposent et nul n’abandonnera sa position sans avoir jeté toutes ses forces dans le combat. Il serait illusoire de penser qu’IBK partira de son plein gré. Il se battra jusqu’au bout, estime le journal, avec tous les moyens dont il dispose, pour sauver ses intérêts, ceux des siens, son pouvoir ».

Au Sénégal, la presse s’inquiète d’un “relâchement», de la population face au Covid-19.

Et face à ce relâchement, « Macky lâche les forces de sécurité », titre 24 heures. « Le président de la République a demandé aux ministres de l’Intérieur et des forces armées de déployer un “dispositif spécial” pour imposer une autre culture prophylactique. Policiers gendarmes et militaires vont réguler et contrôler l’accès aux plages et rassemblements publics ». Monseigneur Benjamin Ndiaye, l’archevêque de Dakar exprime son inquiétude. « Nous avons noté un relâchement par rapport aux mesures barrrières. Les gens font comme si le mal n’existait pas, alors que les chiffres sont effrayants. Une discipline collective doit être promue pour le bien de tous ».
De son côté Walf Quotidien nous dit que « le relâchement noté sur le respect des mesures sanitaires anti-Covid est diversement apprécié par les hommes politiques ». « Ils n’émettent pas sur la même longueur d’ondes », assure le journal qui note que « si les membres de la majorité estiment que les populations sont entièrement responsables de la situation actuelle, ceux de l’opposition mettent tout à l’actif de Macky Sall et de son gouvernement ».

Au Burkina Faso aussi, on parle de relâchement face au Covid.

« Un relâchement général qui fait craindre le pire », affirme Le Pays qui ajoute :  « Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’Afrique doit se ressaisir sous peine de voir les prévisions apocalyptiques de l’OMS se réaliser. Car, s’il s’entend qu’il faut, à présent, apprendre à vivre avec le virus, l’erreur serait de croire que le pire est passé et que la maladie est derrière nous. Surtout avec des chiffres qui continuent de jouer au yoyo sans que l’on ne puisse dire avec exactitude ou certitude si la maladie est vraiment maîtrisée ou pas. ». Et Le Pays poursuit :  « C’est pourquoi il est impératif d’insister sur l’observance des mesures-barrières. Car, avec le recul, on n’est pas loin de croire que c’est ce qui a permis au continent noir dont la faiblesse du système sanitaire n’est un secret pour personne, d’éviter l’hécatombe que prédisaient les spécialistes et autres oiseaux de mauvais augure. »
Le Pays s’inquiète donc, et appelle à la prudence : « La progression du virus est telle aujourd’hui sur le continent, que si rien n’est fait pour la maîtriser, les formations sanitaires seront vite débordées en cas de multiplication incontrôlée des cas. Or, le virus ne semblant plus une préoccupation majeure, les populations ne font plus l’effort nécessaire pour s’en protéger, donnant même parfois l’impression d’être plus préoccupées à chercher à rattraper le temps perdu. Prudence donc ! » conclut le journal.

RFI

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