BLOCAGE DU PROCESSUS DE MISE EN PLACE DU CNT : LE VICE-PRÉSIDENT ASSIMI GOÏTA EST-IL CONFUS ?

Soi-disant  « pour se mettre au-dessus de la mêlée »,  le Chef de l’Etat, Bah N’Daw a confié la mise en place du Conseil National de la Transition au vice-président en charge des questions de défense et de sécurité, Colonel Assimi Goïta qui, malheureusement, n’a pas assez d’expertise en la matière. Ce handicap ajouté aux levées de boucliers contre la clé de répartition constitue des motifs de blocage qui mettent le vice-président « dos au mur ».

Apparemment le Mali n’a jamais connu une telle Transition confrontée à toutes sortes de difficultés comme : le front social en ébullition dans tous les secteurs ; l’insécurité grandissante sur l’ensemble du territoire national ; les « bras de fer » entre militaires et partis politiques et organisations de la société civile ; le manque de consensus autour de l’essentiel.

Depuis la prise des décrets N°2020-0142/PT-RM du 9 novembre 2020 et N°2020-0143/PT-RM du 9 novembre 2020, portant respectivement sur les modalités de désignation des membres du CNT et fixation de la clé de répartition de ses membres, par le Président de la Transition, Bah N’Daw, tous les regards sont braqués sur la mise en place de cette institution qui, malheureusement,  n’arrive pas à voir le jour. Plusieurs partis politiques et autres organisations de la société civile ont purement et simplement rejeté ces décrets, mais aussi d’autres ont dénoncé le délai de deux jours pour déposer les candidatures. Dans cette affaire, le vice-président, Colonel Assimi Goïta a sur son dos la principale force du changement, c’est-à-dire le  Mouvement du 5 Juin – Rassemblement des Forces Patriotiques (M5-RFP).

Faut-il le rappeler, le Conseil National de Transition (CNT) est l’organe législatif de la Transition. Il est composé de cent vingt et un (121) membres répartis entre les Forces de Défense et de Sécurité, les représentants du Mouvement du 5 Juin – Rassemblement des Forces patriotiques (M5-RFP), les partis et regroupements politiques, les organisations de la société civile, les centrales syndicales, les syndicats libres et autonomes, les organisations de défense des Droits de l’Homme, les ordres professionnels, les Maliens établis à l’extérieur, les Mouvements signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, les Mouvements de l’inclusivité, les groupements de femmes, de jeunes et des personnes vivant avec un handicap, les confessions religieuses, les autorités traditionnelles et coutumières, les chambres consulaires, les faitières de la presse, des arts et de la culture.

Cela fait plusieurs semaines que le dépôt des dossiers a pris fin, mais cette institution n’arrive pas à voir le jour. Puisque (…)

TOUGOUNA A. TRAORE

Source: NOUVEL HORIZON

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