Coopération entre le G5 et l’Alliance Sahel : vers une approche intégrée et plus pragmatique

Le secrétaire exécutif du G5-Sahel, Maman Sambo Sidikou a fait une déclaration sur l’Alliance Sahel à travers laquelle il explique le rôle dans son organisation au sein du G5- Sahel.

« L’alliance sahel est un partenaire important pour le G5-Sahel en raison du rôle joué dans l’harmonisation et le dialogue avec les bailleurs intervenant dans les cinq Etats », a rappelé le secrétaire exécutif du G5-Sahel à l’occasion du sommet du G5-Sahel. Selon lui, l’Alliance Sahel et le G5-Sahel sont redevables envers les populations de ces cinq pays composant le G5-Sahel.

Au cours du dernier comité de guidage de l’alliance sahel, le programme de développement d’urgence (PDU) et d’investissement prioritaire (PIP) ont été mentionnés. Cela afin de procéder à leur mis en œuvre sur le terrain. Il est nécessaire que l’alliance Sahel et le G5-Sahel se surpassent pour avoir des résultats satisfaisants, a-t-il recommandé.

Les échanges ont porté sur le programme d’aménagement territorial intégré (PATI). Ce programme sera une mission d’intervention dans la région des trois frontières que finance une organisation pilote de coopération transfrontalière entre municipalités des régions du Sahel (Burkina Faso), de Tombouctou (Mali) et de Tillabéri (Niger) où vivent 5,5 millions d’habitants. « L’économie pastorale et la santé de façon générale sont primordiales pour la résistance de cette région qui abrite 30% du cheptel des trois pays. Pour nous, ce projet-pilote financé par l’UEMOA est une réussite dont nous voulons nous inspirer pour mettre en œuvre des projets qui changeront la donne pour les populations du Sahel » a-t-il déclaré.

Durant l’Assemblée Générale du 25 février à Nouakchott, trois domaines ont été évoqués. La première concernait la convergence de l’Alliance Sahel vers le modèle de l’approche territoriale intégrée. Le deuxième point était sur la question des instruments de financement des projets de développement. Le troisième point concernait le recours aux opérateurs locaux pour la mise en œuvre des interventions. Tous ces points sont importants pour le développement de ces régions.

Concernant l’Approche Territoriale Intégrée (ATI), l’accent a été mis sur l’approche multisectorielle centrées sur les bassins de crises.  Raison pour laquelle le Cadre d’Actions Prioritaires Intégrées (CAPI) développé avec l’UE a été adopté lors du Sommet des chefs d’Etat. Près d’une vingtaine de partenaires, comme la Banque Arabe pour le développement de l’Afrique (BADEA), appuient ce Cadre, a-t-il précisé.

Pour les interventions dans la riposte au Covid-19, la Banque Africaine de Développement (BAD) s’en est chargé. Une agence des Nations Unies, le HCR, les collectivités et les autres parties prenantes pertinentes sont également engagés dans cette lutte. A l’en croire, l’Alliance Sahel entend coopérer avec l’Organisation Internationale de la Francophonie et plusieurs partenaires afin de mettre en place une radio dédiée à la jeunesse. Ce qui constitue d’ailleurs une priorité de la Présidence Mauritanienne du G5 Sahel, a-t-il conclut.

Rappelons que le sommet du G5-Sahel s’est ouvert hier mardi 30 juin 2020 à Nouakchott en Mauritanie. Le président français Emmanuel Macron a effectué le déplacement.

Oumou Kouthoum Cissé, stagiaire

 

Source: Journal le Pays- Mali

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