Crise au sein de la police : Siméon Keïta mis aux arrêts

Siméon Keita, secrétaire général SPN

Siméon Keita, secrétaire général SPN

Plusieurs jours après l’arrestation de plusieurs de ses camarades, le très puissant secrétaire général du Syndicat de la police nationale a été interpellé mardi à l’école de la police où il suit des cours pour accéder au grade du commissaire. Cette interpellation porte à 22 le nombre des leaders du SPN proche de la junte mis aux arrêts depuis  après la mort d’un soldat lors de l’opération de désarmement des syndicalistes. Et met en mal l’autorité du chef de la junte, le capitaine Amadou Haya Sanogo, le grand soutien de Siméon Keïta.

Depuis le coup d’état du 22 mars 2012, il régnait sans partage sur la police nationale et est arrivé à  imposer aux autorités une promotion exceptionnelle de ses proches. Il s’est Siméon Keîta, secrétaire général du Syndicat de la police nationale, et surtout très proche du  chef de la junte, le capitaine Amadou Haya Sanogo qui lui reconnait son action décisive qui a permis de déjouer le contre coup d’état des bérets rouges du 30 avril 2012. De cette position il en abusera en terrorisant tous ses adversaires syndicaux et en bafouant totalement l’autorité de la hiérarchie dont le ministre de la Sécurité Intérieur et de la Protection Civile dont les décisions ont toutes été foulées au pied. Sa très grande disons sa trop grande puissance a fini par le perdre. Jeudi dernier, ses partisans attaquent d’autres policiers et provoquent la colère du Premier ministre qui ordonne samedi une opération de désarmement par des militaires et des gendarmes dont un perdra la vie. Mais, l’assaut a permis l’arrestation de 21 policiers dont l’adjoint de Siméon, Siriman Fané. Après quelques jours de recherche, le très puissant secrétaire général du Syndicat de la police nationale a été interpellé mardi à l’école de la police où il suit des cours pour accéder au grade du commissaire. Pour ses proches, il se serait rendu de lui-même.  Quoiqu’il en soit, son arrestation met fin à une année de guerre fratricide entre les policiers.

En effet, des heurts avaient  éclaté le 26 septembre 2012 entre des policiers promus commissaires et d’autres qui ne l’avaient pas été, faisant 2 blessés. Les promotions contestées avaient ensuite été annulées par le président Dioncounda Traoré. En novembre 2012, la police était à nouveau secouée par le « rapt » de 6 commissaires, séquestrés au GMS puis relâchés à la suite d’une médiation du Haut conseil Islamique. Des policiers avaient ensuite manifesté dans les rues pour réclamer de meilleures conditions de travail.

Youssouf Coulibaly

Crise au sein de la police :

Le DG saute

Après la mise aux arrêts de 21 policiers suite à la mort d’un soldat lors de l’opération de désarmement des syndicalistes proches de la junte, c’est le directeur général, Odiouma Koné, qui vient d’être limogé. Il a été remplacé hier par le conseil des ministres par l’inspecteur général Alioune Badra Diamouténé.

 

Le gouvernement semble décidé à trouver une solution définitive à la crise qui sévit au sein de la police depuis plusieurs mois. Après la mise aux arrêts de 21 policiers suite à la mort d’un soldat lors de l’opération de désarmement des syndicalistes proches de la junte, il a été mis fin hier à la mission du directeur général de la police, Odiouma Koné, par le conseil des ministres qui l’a remplacé par l’inspecteur général Alioune Diamoutèné

Les affrontements à répétition entre clans rivaux au sein de la police ont perturbé la quiétude des populations. Un détachement des forces armées et de sécurité a été dépêché sur les lieux par le gouvernement, le samedi 6 avril, pour désarmer les factions rivales. L’opération s’est soldée par un soldat tué, un policier blessé, seize policiers interpellés, des armes et des munitions saisies.

En plus de la nomination d’un nouveau directeur général de la Police nationale, d’autres nominations ont été faites. Il s’agit celles  du Contrôleur général de police N’Faly Dembélé à la  Direction  des ressources humaines,  l’Inspecteur général de Police, Marie Claire Diallo comme inspecteur en Chef des services de sécurité et de protection civile et  Colonel-major Adama Dembélé  comme inspecteur des Services de Sécurité et de Protection civile :

YC

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