Crise sécuritaire malienne: Qui veut la fin de la guerre ?

Après le coup d’État qui a précipité le départ d’Amadou Toumani Touré en 2012, jusqu’à la date d’aujourd’hui le Mali est dans une lutte continuelle pour amener la sécurité dans le pays. Le pays est divisé, les populations et les politiciens ne parlent pas la même langue, des religieux sur l’arène politique.

 

La crise malienne est tellement profonde qu’elle a mis les maliens dans une situation d’embarras. Lorsque les occidentaux ont atterri au Mali, les maliens se sont sentis engagés à fond à différents niveaux, avec un espoir que la sécurité va enfin arriver. Cet espoir tant attendu s’est envolé pour laisser la place au doute qui a aussi cédé sa place au dilemme. Dilemme, car  cette guerre n’est qu’un montage de toute pièce pour acquérir des biens matériels. La guerre a atteint un niveau où elle profite à beaucoup de personnes même si la grande majorité des maliens en souffrent.

Qui profitent de cette guerre au Mali ?

Selon Dolamo Molemou « Les vrais business ne se font pas en temps de paix, il faut créer la guerre pour récupérer les richesses. » La guerre au Mali est un bon exemple. Lorsque la guerre a éclaté, il faut dire que les occidentaux ont trouvé le bon moyen pour faire tourner les usines de fabrication d’armes. Les usines qui tournent emploient du personnel qui doit vivre, donc on fera de sorte que les maliens soient dans un espoir continu sans issue favorable, car eux aussi, se sont laissés tromper par les semblants de paix. Les Militaires engagés des pays contributeurs  auront des primes supplémentaires et des frais de mission. Les experts qui viendront en mission au Mali auront du boulot et de l’argent.

Les hommes forts du monde ont choisi la violence pour vivre. Les plus de 4 mille soldats français au Mali seraient payés par le Mali mais de façon indirecte. D’autres forces étrangères seraient au Mali pour avoir des points et se positionner sur le plan international. La guerre, ce sont les affaires.

Du côté du Mali, plusieurs personnes ont eu des emplois très bien rémunérés. Des villas ont été construites, des voitures de luxe achetées, des femmes épousées, etc. Les dividendes de cette crise malienne sont nombreux. Il y a des entreprises de location qui ont été créées et qui bénéficient des affaires  de la Minusma. Des ONG ont atterri au Mali et des bureaux de consultation ont du boulot. On constate les contributions en matière d’aide financières et matérielles des nations unies au Mali à l’égard des populations : forages, dons de nourriture, octroi de médicaments ; ce sont des stratégies qu’elles utilisent pour montrer leur bonne foi. Face à tout cela, qui profitent de la guerre au Mali ?

Il faut citer aussi les trafics qui se font dans les zones non contrôlées par le gouvernement : trafic de carburant, d’armes, de nourritures, etc. Il faut être une nation éveillée pour comprendre que la guerre fait aussi l’affaire des businessmans. Le combat que doit mener le gouvernement malien est de réfléchir à comment sortir gagnant de cette guerre qui profite à peu mais fait mal au Mali. Tous les maliens qui vivent de cette guerre auront du mal à vouloir sa fin. Mais, il faut que le pays sorte de cette galère qui a trop duré et on ne sait quand cela va finir. Lisons le texte suivant pour savoir davantage sur la guerre des intérêts :

« Les États se livrent une guerre économique aussi discrète qu’implacable. En temps de crise mondiale, il y va de leur survie. La guerre s’étend dans le dédale des couloirs de l’Union européenne, de l’OMC, ou des institutions financières internationales. Elle s’invite dans les programmes secrets des laboratoires universitaires et des agences gouvernementales engagés dans des recherches stratégiques liées aux nanotechnologies, à la biométrie ou à la robotique. Les soldats eux-mêmes sont le plus souvent indécelables. Agents secrets ou personnels de puissants et opaques réseaux d’influence, ils opèrent sous le couvert de grands groupes industriels, de cabinets d’enquête et de sociétés militaires privées. Ils se camouflent dans des centres de recherche et des fondations, infiltrent des ONG, n’hésitent pas à instrumentaliser ces modernes chevaux de Troie que sont les fonds d’investissement. À leur disposition, ils ont tous les moyens de l’intelligence économique : recherche, technologie, argent… Frédéric Charpier a exploré les zones d’ombre, interrogé les acteurs et fouillé des milliers de documents. Des États-Unis à la Chine en passant par l’Irak, la Mauritanie ou Israël, il raconte les batailles, dévoile les coups tordus et les stratégies, s’interrogeant, enfin, sur la position de la France sur ce théâtre d’opération » livre.fnac.com

Il faut comprendre que dans le monde d’aujourd’hui, les puissances ne cherchent qu’à profiter des nations faibles ou les affaiblir pour avoir ce qu’elles veulent, et le Mali n’ya pas échappé. L’être humain est toujours tenté d’utiliser son pouvoir pour influencer son semblable afin d’avoir ce qu’il veut. Lorsque vous jouez avec votre vie, l’on vous aidera à faire le jeu, vous sortirez perdant et les autres en bénéficieront car c’est ce que vous avez choisi. Il est de même pour la vie d’une nation. Chers maliens, levons-nous pour sauver le pays qui a un avenir et convoité par les grands. Nous devons sortir gagnants de ce business international !

Yacouba Dao

SourceMalijet

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