Lors de son traditionnel point de presse hebdomadaire jeudi dernier, le directeur de la division des droits de l’Homme de la Minusma  a annoncé qu’au moins 95 civils auraient été  “sommairement exécutées” dans des opérations de lutte anti-terroriste dans la région de Ménaka. Ces accusations graves font suite à des opérations qui ont vu Barkhane soutenir  officiellement la coalition Gatia-MSA dans la lutte contre  l’Etat islamique dans le Grand Sahara (EIGS).

Même si les groupes armés concernés récusent ces accusations et s’en défendent, les forces françaises sont éclaboussées surtout qu’à Paris au niveau de l’état-major des armées, des officiers dénonçaient cette nouvelle alliance redoutant que les groupes de Gamou et d’Acharatoumane n’en profitent pour régler “de vieux comptes intercommunautaires”.

Par cette prise de position risquée, Barkhane jouait avec le feu dans une zone très complexe. L’assassinat récent d’un officier du MSA à Ménaka et l’attaque à Tombouctou à l’arme lourde des positions de Barkhane et de la Minusma sonnent comme des représailles des terroristes dans la région.

DAK

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