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IBK : « les maliens seront tellement contents de mes résultats, les mois à venir, qu’ils me solliciteront pour un 3e, voire un 4e mandat »

Les gestes hauts et forts, le Chef de l’Etat se veut rassurant quant au retour, les jours à venir, de la sécurité dans le Nord et le Centre du pays.
 Dans cette interview qu’il nous a accordée, au téléphone dépuis Addis-Abeba où il participait à la 33e assemblée générale de l’Union Africaine (UA), IBK se dit convaincu que l’autorité de l’Etat sera rétablie partout où besoin sera. Entretien. Sans concession.

Mr le président, qu’est-ce qui vous fait croire que la sécurité sera de retour dans les zones de conflits, notamment au Nord et au Centre du pays ?

J’ai signé le 30 janvier dernier, un décret par lequel une opération, dénommée Maliko, sera lancée à Kidal, Gao, Tombouctou, Mopti, Ségou, Ménaka, Taoudéni…
Son objectif est d’enrayer l’insécurité dans ces zones ; mais aussi, de préparer le terrain au déploiement de l’administration dans ces régions.

Cette opération est placée sous le commandement de la présidence de la République ou celui du chef d’état-major des armées ?

Elle est placée sous l’autorité du chef d’état-major général des armées.

Qu’est- ce qui fait la différence entre l’opération Maliko et les autres, telles que « Djigui tugu » ou « Dambé », pour ne citer que celles-ci ?

A la différence des autres opérations, dont vous venez de citer quelques-unes, l’opération Maliko a pour objectif d’appuyer les FAMA sur le terrain aux fins de rétablir l’autorité de l’Etat dans ces zones ; mais aussi, de protéger les personnes et leurs biens contre les terroristes et les bandits, qui tentent de profiter de l’insécurité pour tirer leurs marrons du feu.

De quels moyens dispose l’opération Maliko pour s’acquitter de leurs missions sur le terrain ?

Elle dispose de tous les moyens nécessaires pour ce faire : des véhicules blindés pour pouvoir traverser les champs de mines, des armes et même un soutien aérien en cas de besoin…

Nous espérons qu’en parlant d’armes, vous ne parlez pas des kalachnikovs qui chauffent après quelques tirs, avant de s’enrailler…

Pas du tout ! Il s’agit de vraies armes de combat, pas de la pacotille ou de la chinoiserie. Croyez-moi, les soldats de l’opération Maliko seront dans les conditions idoines de combat sur le terrain.

Etes-vous sûr, Mr le président, que l’opération Maliko sera à hauteur des attentes des populations ?

J’en suis convaincu. Je n’ai qu’un seul mot à dire aux terroristes et autres bandits qui écument le Nord et le Centre du pays : la récréation est terminée.

Vous avez un gros cigare allumé entre les doigts, vous fumez ?

Seulement, quand je suis content. Et actuellement, je le suis, convaincu que dans les jours à venir, mes concitoyens seront contents de moi.

Seriez-vous partant, si les Maliens décident de vous accorder un troisième mandat ?

Je ne vais pas emboiter le pas à mon ami Pr Alpha Condé de la Guinée voisine. Mais, si mes concitoyens me proposent de me présenter pour un 3e ou un 4e mandat,  pourquoi pas ? Mais je poserai trois conditions.

Lesquelles ?

Qu’ils organisent, six mois durant, des marches dans toutes les villes du Mali, pour plébisciter ma candidature, ça c’est la première condition ; tandis que  la seconde, est qu’il faut que ce soit Soumaïla Cissé, en personne, qui dirige ces marches.
La troisième et dernière condition est que pour accepter de me présenter pour un 3e ou 4e mandat, il faut que Modibo Sidibé, Dr Oumar Mariko, Dr Soumana Sacko, Mahmoud Dicko… viennent danser le « balani-show », devant ma résidence de Sébénikoro, pendant 180 jours. Sans interruption, sans manger, ni boire.

Ces conditions sont difficiles à remplir. Etes-vous sûr, Mr le président, de vouloir d’un 3e ou d’un 4e mandat, même si vos concitoyens réclament votre candidature ?

Si les conditions que j’ai posées sont réunies, je n’y vois aucune raison de me soustraire à leur demande.

Qu’est-ce qui vous fait croire que les Maliens accepteront de vous plébisciter pour un 3e, voire un 4e mandats ?

En politique, il ne faut jurer de rien. Personne ne pensait que j’allais rempiler pour un second mandat. Je l’ai fait, le doigt dans le nez. Comme on dit, jamais deux sans trois. Jamais trois, sans quatre.
Avec les résultats que nous attendions de l’opération Maliko conjuguée avec les autres sur le terrain, les Maliens seront, tellement, contents de moi qu’ils n’hésiteront pas à me plébisciter pour un 3e ou pour 4e mandat.
De toute façon, c’est Allah Soubhana watallah qui en décidera. Et personne d’autre.

Propos recueillis par Le Mollah Omar

  Source: Canard Déchainé

 

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