Au commencement le Mnla n’était qu’un petit groupe sans réel poids militaire car l’organisation jihadiste le Mujao l’avait décimé à presque 70%.

 Comme par miracle, on l’a fait renaître de ses cendres par un soutien logistique sans précédent et sans équivoque, pour qu’un jour il puisse venir négocier avec le Mali en position de force. Cela est fait !

Par lâcheté nous avons fermés les yeux, et quand nous les avons ouverts nous avions en face un groupe qui est beaucoup plus armés que l’armée nationale. Et cela parce que nos élites sont formatées culturellement pour ne rien refuser au Blanc …

Au centre aussi, au commencement c’était un certain Kouffa, aidé et financé par nos voisins pour semer la terreur. Annoncer pour mort, mais voilà qu’il ressuscite pour venir créer le doute et la suspicion sur une ethnie pacifique dont il est issue (peuls), alors même que sa guerre n’est pas ethnique. Il est juste un pion entre les mains des ennemis du Mali pour faire de la diversion en faisant croire à une guerre ethnique afin de  morceler notre pays pour mieux piller nos ressources naturelles.

Ce qui se passe au centre n’est rien d’autre qu’une campagne morbide de diversion pour nous faire renoncer au nord du Mali. Avec le recul, on est en droit de se demander si SERVAL n’a pas été enclenché plutôt pour installer ces groupes armés au nord et au centre et non pour «sauver» le Mali d’une invasion islamiste.

Ce qui m’ennuie dans tout ça c’est que je n’ai pas l’impression que nous sommes conscients que nous sommes un pays en GUERRE. L’astuce trouvée pour que la révision constitutionnelle passe comme une lettre à la poste c’est une cabale contre les activistes des réseaux sociaux que l’on met au chaud le temps du saucissonnage du pays. Pitoyable !

Comment est-ce possible que l’on vienne mettre des heures à détruire tout un village, de s’en aller tranquillement sans crainte de représailles ?

La population est livrée à elle-même, l’Etat est aux abonnés absents faute de moyens. Et cela est incompréhensible dans un pays de 40 ministres et dont le train de vie du boss est sans commune mesure avec l’extrême pauvreté de la majorité des Maliens. En gros, nous n’avons pas encore fini de compter nos morts.

D’ailleurs, le président de la République avait promis, la main sur le cœur, qu’il va désormais voyager moins et s’occuper un peu plus des problèmes des Maliens. Mais, la tragédie de Sobane Da l’a trouvé en Afrique centrale (Gabon) à l’anniversaire du décès d’un de leurs ex adeptes de la franc-maçonnerie, El Hadj Omar Bongo Ondimba (paix à son âme).

Personnellement, au vu de la situation sécuritaire, je pense que le président de la République doit désormais arrêter ces voyages extrêmement coûteux et sans impacts pour le pays.

Notre président, il faut le dire est trop dépensier et par conséquent pèse lourdement sur le budget de l’Etat. Et il serait bien inspiré de confier la totalité de notre diplomatie à Tiébilé Dramé qui est l’homme qui nous manquait depuis six ans.

Vivement que nos dirigeants prennent conscience que nous sommes entrain de perdre notre grand et beau pays, le Mali !

Fousseyni Camara

Source : LE MATIN