LE POSTE FRONTALIER MALI-BURKINA ‘’HEREMAKONO’’ VISÉ PAR UNE ATTAQUE TERRORISTE : LES BUREAUX DES DOUANES INCENDIÉS, 01 CHAUFFEUR TUÉ, UN AUTRE BLESSÉ ET PLUSIEURS VÉHICULES CALCINÉS

Le poste frontalier entre le Mali et le Burkina Faso à 45 kms de Sikasso, a été de nouveau visé par une attaque terroriste dans la nuit du dimanche à hier lundi 1er mars 2021.  Les dégâts subis sont importants.  En plus de la mort d’un chauffeur et d’un autre blessé dans l’attaque,  les différents bureaux des douanes ainsi que des véhicules en transit pour le dédouanement ont été calcinés au cours de l’assaut mené aux environs de 3 heures du matin d’après les informations recueillies.

 

S’agissant des victimes qui sont signalées,  il s’agirait de personnes atteintes par des balles perdues. Auparavant,  il y avait eu une attaque contre le détachement de la gendarmerie de Bandiagara par des individus armés non identifiés entre 21H00 et 22H00, jeudi dernier. Le bilan était de huit (08) morts et neuf (09) blessés, dont cinq graves. L’attaque avait visé un bâtiment abritant l’escadron de la gendarmerie à la sortie de la ville,  sur la route de Bankass.

Un autre responsable sécuritaire a pour sa part évoqué une attaque “simultanée” contre trois positions de la gendarmerie à Bandiagara. Les coups de feu ont duré une partie de la nuit, a déclaré un élu de Bandiagara.

Selon un responsable d’un collectif pour la défense du pays dogon, les échanges de tirs ont duré parce que les assaillants étaient en nombre important. Il a aussi évoqué des dégâts matériels considérables. Depuis 2012 et le déclenchement de la rébellion indépendantiste, puis terroriste, dans le nord, le Mali est plongé dans une tourmente multiforme qui a fait des milliers de morts, civils et combattants et des centaines de milliers de déplacés, malgré le soutien de la communauté internationale et l’intervention des forces de l’ONU, celles africaine et française.

Les violences se sont propagées vers le centre du pays, qui en est devenu un des principaux foyers, et vers le Burkina Faso et le Niger voisins.

Les groupes armés apparus en 2015 dans le centre du Mali ont prospéré sur les anciens antagonismes liés à la terre, entre éleveurs et agriculteurs et entre ethnies peul, bambara et dogon. Ils attaquent tout ce qui reste de représentation de l’Etat et fomentent ou attisent ces tensions.

LAYA DIARRA

Source : Le Soir De Bamako

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