Annoncé pour les assises de juin 2017, le procès de Amadou Haya Sanogo et co-accusés dans l’affaire des 21  bérets rouges  disparus du Régiment des commandos parachutistes (RCP) peine toujours à se tenir. La nouvelle expertise ordonnée par la Cour,  le 8 décembre 2016 (la première n’ayant pas été conduite conformément aux procédures prévues par le droit malien) et qui devait durer 45 jours  n’est pas encore terminée.  Ç’en est de trop pour les épouses de bérets verts poursuivis pour « assassinat, complicité d’assassinat » qui ont réclamé lors d’une récente sortie,  la tenue rapide d’un procès équitable.

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En effet, au cours de cette rencontre,  le vendredi 27 octobre,  chez l’un des avocats de la défense, les épouses de bérets verts qui ont dénoncé « la politisation du dossier » ont décidé d’entamer une vaste campagne de sensibilisation à travers des conférences de presse, des marches et sit-in afin d’édifier l’opinion publique sur la lenteur de la justice dans la tenue  de ce procès.  Elles ont déclaré attendre avec impatience les résultats de  la contre-expertise. Laquelle pourrait être connue,  ce mardi 31 octobre, si l’on en croit le ministre de la justice, Garde des Sceaux, Mamadou Ismaël Konaté qui annonçait lors d’une conférence de presse que « les résultats seront disponibles d’ici la fin du mois d’octobre ».

Les épouses de bérets verts ont,  dans leur déclaration liminaire,  indiqué que les militaires poursuivis dans l’affaire des 21 bérets rouges disparus « sont détenus ou placés sous contrôle judiciaire depuis plus de trois ans  sans jugement » et que certains d’entre eux « sont accusés à tort pour complicité d’assassinat de 21 bérets rouges en raison du poste de responsabilité qu’ils occupaient pendant la transition ». Et d’ajouter : « la justice si elle doit s’exercer ne saurait le faire pleinement sans l’audition de l’ensemble de la chaine de commandement sans exception ».

En outre, elles ont interpellé les autorités de «  diligenter le jugement afin de condamner les coupables d’assassinats qui  se sont connus de la justice et libérer les militaires accusés à tort pour complicité d’assassinat, réparation des préjudices subis dont le remboursement des frais de justice engagés par leurs soins ».  Les épouses des bérets verts exigent aussi de « diligenter la procédure concernant les actions de justice entamées contre le Colonel Abdina Guindo pour avoir entrainé la mort des éléments de la garde nationale en service à l’ORTM, ceux du  génie et de l’Armée de l’Air  à l’aéroport ».

Boubou SIDIBE