Une mission conjointe de l’Organisation des Nations unies (ONU) et de l’Union européenne (UE) a séjourné dans notre pays du 19 au 21 juin. Aux termes de ce séjour, les émissaires des deux organisations ont reconnu la nécessité et l’urgence de renforcer leurs soutiens aux autorités maliennes dans la gestion de la crise sécuritaire qui sévit au Mali.

Conduite par le secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix de l’ONU et le secrétaire général adjoint du service européen pour l’action extérieure, cette mission conjointe a permis aux envoyés des deux organisations d’échanger avec des différentes sensibilités sur la situation sécuritaire dégradante dans les régions du Centre du Mali dont le président de la République, le Premier ministre, des partis politique et des acteurs directement concernés par cette situation.

L’objectif était de s’imprégner, après la détérioration de la situation sécuritaire dans la région de Mopti, des réalités du terrain afin d’adapter à celles-ci leurs soutiens. Ces précisions ont été données lors d’une conférence de presse animée par les deux chefs de mission en présence du chef de la Minusma.

Pour les conférenciers, cette mission est avant tout une façon pour les deux organisations de manifester leur solidarité et engagement aux côtés du peuple malien après les multiples atrocités commises dans la région de Mopti.

“Nous avons voulu, à travers ce déplacement conjoint, montrer la solidarité de notre organisation, la volonté de notre organisation, de renforcer notre action, notre engagement en constituant aux efforts des Maliens pour faire face aux difficultés auxquelles le Mali est confronté. C’est dans cet esprit que nous avons passé trois jours ici à Bamako mais aussi en allant à Mopti”, a précisé le secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix de l’ONU, Jean-Pierre Lacroix.

Tout en reconnaissant l’imperfection de l’Accord pour la paix et la réconciliation, M. Lacroix a rappelé qu’il reste le seul moyen pour sortir le Mali de cette situation. Il a aussi indiqué que la Minusma a été créée pour répondre aux problèmes du Nord et la mise en œuvre de l’accord pour la paix et réconciliation. L’émissaire de l’ONU a souligné que les moyens de la Minusma ne seront pas augmentés, mais qu’elle sera désormais plus stratégique pour atteindre ses objectifs : restaurer la paix et la réconciliation entre les Maliens.

Pour le secrétaire général adjoint du service européen pour l’action extérieure, Pedro Serrano, cette mission conjointe de trois jours a permis aux deux partenaires du Mali dans la gestion de ses crises de se faire une idée de leur stratégie. “Les rencontres nous ont permis d’avoir une idée sur la complexité de cette situation. Ce qui se passe maintenant, c’est revoir comment nous devons façonner un autre engagement avec le Mali en coopération avec les nations unies pour travailler en pleine synergie et éviter toute sorte de duplication”, a-t-il proposé.

Répondant à la question si la Minusma a échoué ou pas, la réponse du représentant spécial du secrétaire général de l’ONU, chef de la Minusma, Mahamat Saleh Annadif, a été catégorique : “Je crois que nous avons tous échoué, personne à ce stade ne peut dire, j’ai réussi ou j’ai échoué mais à partir du moment que nous sommes là et qu’il y a des morts, considérons que nous avons tous échoué et le premier échec, c’est les Maliens d’abord”

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Youssouf Coulibaly

Source: L’Indicateur du renouveau