Lors du 4e congrès du mouvement indépendantiste MNLA, le chef du bureau de la mission de l’ONU à Kidal a qualifié le représentant de l’Etat de « délégation venue du Mali », ce qui sous-entend que Kidal n’est pas une localité malienne. Vive émoi et condamnations au sein de la classe politique et des institutions se multiplient depuis.

« Ce sont des propos qui portent une atteinte grave à la souveraineté et à l’intégrité territoriale du Mali », souligne le communiqué de l’Assemblée nationale. Au sein de la classe politique malienne, on condamne également les propos du diplomate onusien qui pourrait laisser penser que Kidal n’est pas une ville malienne.

Le FSD, un regroupement de partis politiques, estime que le chef du bureau de la mission de l’ONU à Kidal a outrepassé largement sa mission de facilitateur dans la crise malienne. La Cour constitutionnelle a également donné de la voix, dans un communiqué lu à la télévision nationale.

« Elle s’associe pleinement avec la représentation nationale pour condamner avec la dernière vigueur ces propos séditieux. La Cour constitutionnelle du Mali invite le gouvernement du Mali à en tirer toutes les conséquences de droit. »

Pour apaiser la situation, le représentant de la Minusma au Mali Mahamat Saleh Annadif a multiplié les contacts – il s’est notamment rendu au ministère malien des Affaires étrangères – et publié un communiqué dans lequel il rappelle que l’ONU respecte bien l’unité du Mali et son intégrité.

RFI