Médiation de la CEDEAO au Mali : le M5-RFP se dit « déçu » des premiers échanges

Les premières rencontres entre la délégation de la CEDEAO et les acteurs de la crise socio-politique ont démarré à Bamako. Arrivée hier mercredi (15 juillet 2020) à Bamako, l’équipe a rencontré le même jour le président de la république à son domicile. L’étape de ce jeudi consiste à rencontrer les membres du M5 RFP et la majorité présidentielle entre-autres. L’objectif est de trouver une solution à la crise socio-politique au Mali. Toutefois à l’issue des échanges de ce jeudi matin (16 juillet 2020), les responsables du mouvement du 5 juin se sont dits « déçus ».

La délégation conduite par l’ancien Président nigérian Goodluck Jonathan a, dès son arrivée, rencontré le chef de l’Etat malien. Ibrahim Boubacar Keita s’est dit prêt pour le dialogue afin de trouver une solution à la crise socio-politique.

Ce jeudi (16 juillet 2020) la délégation de la CEDEAO a reçu les membres du M5-RFP, le mouvement de contestation qui réclame la démission du Président. A l’issue de leur échange de ce matin, des responsables du mouvement du 05 juin se sont dit « déçus » des propositions qui leur ont été faites par les représentants de l’organisation ouest-africaine. Les discussions entre le M5 et l’équipe de la CEDEAO devrait reprendre ce jeudi soir aux environs de 19h.

D’autres rencontres sont également prévues par la mission de la CEDEAO avec la majorité présidentielle, des représentants de la société civile, ainsi que les députés qui se disent recalés par la Cour constitutionnelle. A l’issue de toutes ces rencontres, la délégation fera une synthèse des conclusions.

Pour rappel, une précédente mission de la CEDEAO à Bamako avait fait des recommandations pour résoudre la crise socio-politique il y a quelques jours. Parmi leurs propositions, figure la reprise des législatives dans les localités où les résultats ont été contestés.
Nous sommes « déçus de cette première rencontre avec les médiateurs de la CEDEAO » a déclaré Issa Kaou Djim ce matin à l’issue des échanges. Avec « plus de 20 morts lors des manifestations, peut-on parler de négociations institutionnelles ? » s’est interrogé un des responsables du mouvement du 5 juin.

 

Source: studiotamani

Vous allez aimer lire ces articles

Attaque terroriste à Kimparana : Les autorités rassurent la population

Barkhane : Plusieurs terroristes neutralisés dans le Gourma

La feuille de route d’Al-Qaïda pour s’établir dans l’Azawad

Ecoutez la radio sur vos mobiles et tablettes
ORTM en direct Africable en direct