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Mme Sy Kadiatou Sow, présidente de l’Adema Association: « Si la crise perdure depuis tant d’années, c’est parce qu’il y a des Maliens qui vivent de ça»

C’est très important ce qui est en train de se passer. Si un Collectif des associations de jeunes de la région de Mopti qui est aujourd’hui meurtri comme d’autres régions du Mali pour dénoncer les barbaries, les tueries dont sont victime les populations civiles mais aussi nos forces armées et de sécurité. Si c’est pour dénoncer l’amalgame, si c’est pour réclamer plus de sécurité pour les populations, pour réclamer et faire un plaidoyer pour le maintien de la cohésion sociale et la paix qui sont les richesses les plus importantes pour nous aujourd’hui.

Le plus important c’est d’avoir la paix et d’être uni. pour moi, tous les Maliens, quelque soit leur ethnie, leur religion, leur localité d’origine devraient être se senti concernés par tout ce qui se passe. Ce qui se passe aujourd’hui, c’est parce que des Maliens ont accepté que ça se passe. Si des étrangers, viennent comme on le dit pour déstabiliser notre pays, ils ne sont pas tous des étrangers, ils le font avec la complicité des Maliens. Si la crise perdure depuis tant d’année, c’est parce que, je suis désolée, il y a des Maliens qui en vit, qui vivent de ça. Ils vivent de trafic d’armes, de drogue, de personnes humaines. Ça ce sont des Maliens qui sont en relation avec des étrangers. Nous, on ne produit pas d’arme.

Les armes viennent d’où ? On se pose la question, c’est les grandes puissances qui produisent les armes. Le pays est inondé d’arme. Ces armes rentrent comment chez nous ? par quel biais ? Et pourquoi on n’arrive pas à permettre à nos forces armées d’occuper toutes les localités du Mali et de remplir leurs missions régaliennes ? pourquoi on les empêche ? pourquoi elles, elles sont cantonnées pendant qu’on laisse les groupes armés, les bandits, les milices de semer la mort, la haine, la violence et la désolation. Les autorités maliennes, avant de se soucier de faire plaisir à la communauté internationale devraient d’abord se soucier de ce qui est l’intérêt du Mali. Que les populations ne restent pas indifférentes à ce qui se passe.

Quant ça se passe à kidal, à Ménaka, à aguelhok etc, que les Maliens ne soient pas indifférents. Quant ça se passe dans la région de Mopti ou dans la région de Ségou, partout où il ya eu des massacres comme ça, il ne faut pas que les autres Maliens continuent à vaquer à leur occupation à faire des fêtes sans fin comme s’il n’y a pas la guerre au Mali. Où sont nos services de renseignement ? Comment c’est possible que tout ça se préparent, que des gens viennent avec autant de moyen occuper depuis 19 heures jusqu’au lendemain matin, ils viennent, ils saccagent. Les services de renseignement, où est ce qu’ils sont ? Est-ce qu’ils ont donné les renseignements là où il fallait. Et là où ils ont donné les renseignements, est-ce qu’ils ont agit ? Les Maliens doivent se poser toutes ces questions et ne pas laisser les autorités seules gérer la situation. C’est important que les Maliens se sentent concernés, que les Maliens s’impliquent pour dire ça suffit comme ça, trop c’est trop.

Le seul bien qu’on a en commun, c’est le Mali. Nous sommes d’abord responsables de notre propre sort. L’appel que j’ai à lancé, il est temps que les Maliens se réveillent et ne limite pas cette question à une question de conflit intercommunautaire peulh-dogon, peulh-bambara, non, c’est une question nationale. Et c’est maintenant qu’il faut mettre un frein à ça.

Source: Le Républicain

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