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Mopti : des exécutions sommaires en série contre des civils

Des exécutions sommaires de civils de plus en plus perpétrées contre des populations dans la région de Mopti. La dernière en date a lieu ce vendredi 10 mai 2019 à Bandiagara. Quatre civils ont été tués par des hommes armés non identifiés, rapportent plusieurs sources locales. Cette nouvelle forme de violence dans le Centre du pays a été confirmée par le gouverneur, qui condamne et appelle les populations à « coopérer avec les forces de sécurité ».

 

Les victimes de ces violences sont des populations civiles. Quatre personnes quittaient la foire Bandiagara pour le village de Tégrou. Selon des sources locales, des hommes armés ont ouvert le feu sur elles, tuant sur le coup les quatre personnes et blesser deux autres. Après leur forfait, les suspects ont disparu dans la nature, apportent les mêmes sources.

La recrudescence de ces attaques est confirmée par les autorités régionales. Dans un communiqué publié ce vendredi 10 mai 2019, le gouverneur de Mopti affirme que ces attaques similaires deviennent de plus en plus récurrentes dans la région, principalement dans les cercles de Bankass et Bandiagara. Le communiqué « l’escalade inquiétante d’une nouvelle forme d’insécurité, se manifestant par des exécutions sommaires ». Selon le gouverneur, ces attaques sont perpétrées par des hommes armés déguisés en tenue de chasseur.

Par ailleurs, dans le même communiqué, le chef de l’exécutif régional dénonce le manque de coopération des populations avec les forces de défense et de sécurité. « Une bonne partie de ces crimes sont commis devant des populations qui restent sans réaction », regrette-t-il.

La semaine dernière, dix-huit civils du village de Tigula, dans la commune rurale de Mondoro ont été tués dans une double embuscade menée par des hommes armés.

Des sources à Bankass rapportent que depuis plus d’un mois, des hommes armés sont visibles à la foire hebdomadaire. Selon des habitants, ces individus ciblent et exécutent des civils en plein cœur du marché. « Les autorités locales et militaires ont été interpellées à plusieurs reprises sur la question, mais elles n’ont rien fait », regrettent des témoins qui appellent au secours.

Studio Tamani

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