C’est le bilan d’une attaque perpétrée avant-hier samedi 22 février 2020 peu après 16 heures contre le poste de douane de cette localité. Deux assaillants à bord d’une moto ont en effet ouvert le feu sur les trois bénévoles assis qui étaient en train de causer. Pris de panique, ils se sont jetés dans le fleuve, selon nos sources, où ils trouvé la mort par noyade en même temps que leur chef Mambo Camara, selon les témoins joints par nos soins. Les deux individus, qui seraient des terroristes, ont ensuite brûlé une moto de marque Apache et une Jakarta avant de détaler avec une autre Jakarta.

Des sources concordantes expliquent que les deux personnes ayant perpétré l’attaque seraient venues du village de Kossia, non loin de Tonka. Notons que douaniers en poste se sont également jetés à l’eau pour se sauver et ont malheureusement un des leurs, à en croire un habitant de la localité. Il faut préciser que Tonka est une commune rurale dans le cercle de Goundam. Cette localité n’a pas de gendarmerie et aucune autre force de l’ordre n’est présente.

 

L’armée reconstituée à Kidal telle une force étrangère

 

Le redéploiement des forces armées reconstituées à Kidal est effectif depuis plus d’une semaine. De Gao, les premières unités ont foulé le sol de l’Adrar des Ifoghas et sont logés au Camp 1 de Kidal avec un accueil mitigé. Pendant que les femmes et les jeunes de Kidal ont repris du service dans leur jeu favori de la contestation, les responsables se sont illustrés par une hospitalité exceptionnelle à l’égard des femmes. C’est le cas, par exemple, du célèbre député Ag Bibi, qui a gratifié le bataillon reconstitué d’une main assez fraternelle pour mériter le buzz sur les réseaux sociaux. En dépit de l’hostilité affichée à l’égard par les citoyens lambda, lesdites unités, à en croire les témoignages, commencent même à se rendre au marché pour des achats et à s’offrir des promenades pour certains, à l’image des forces étrangères qu’on rencontre dans les grandes villes maliennes depuis le début du dénouement de la crise multidimensionnelle. Les forces demeurent toutefois cantonnées pour l’heure et sont sécurisées par leurs frères d’arme de la Minusma qui les ont d’ailleurs convoyées de Gao jusque-là Kidal, conformément aux prescriptions de la Commission Technique de Sécurité. De source concordante, elles attendent pour entrer en action un matériel plus sophistiqué que les vieux engins ayant servi à les transporter avec leurs bagages. L’autre équivoque à lever demeure l’appellation de la version Kidaloise des forces armées déployées dans cette. La population et les leaders de forces armées sont unanimes sur le fait que la dénomination « FAMa » réveille des vieux souvenir et heurté l’opinion locale. Reste à savoir si les officiels maliens vont se plier à ces caprices.

La Rédaction

Le Témoin