Il y a ceux qui vivent de la crise malienne, il y a ceux qui ont été recrutés sur place pour faire le boulot. Il y a la haute hiérarchie qui ne voit que les miettes du moment qui tombent.


Il y a aussi et surtout cette grande masse utilisée par les pro et les contre de la présence de ces forces.
Ces forces armées investissent des fonds colossaux pour justifier leur présence.
Ni la France ni aucun autre pays derrière la Minusma ne souhaite la fin des tragédies. Ce sont des multinationales qui sont derrière ces opérations militaires de grande envergure. L’objectif est toujours le même partout: maintenir le pays en question dans une instabilité continue.
Aujourd’hui, les forces étrangères contrôlent plus d’espace au Mali que même les Maliens.
Comment peut-on prétendre aider un pays en guerre et limiter ses achats d’armements à travers des conventions douteuses et exiger une intervention qui s’est transformée en installation dans le même pays ?
Si la France et la mission des Nations unies nous disent qu’elles sont là pour éviter que le Mali sombre, les Maliens doivent se servir du Rwanda, où plus d’1 million de personnes ont été massacrées devant ces forces.
Ne soyons pas victimes de nous-mêmes au point d’ignorer les mécanismes selon lesquels les nations dites fortes périssent les plus faibles et institutionnalisent ces méthodes.
Au moment de l’occupation française par les Allemands, ce sont des Français qui étaient les premiers responsables pour parler de libération.
Au Mali, les Maliens sont largués au second plan avec des problèmes qui sont devenus les leurs…

Touré Abdoul Karim

Source : Le Tjikan