Prévention de l’extrémisme violent et de la radicalisation au Mali : une vingtaine d’imams et de maîtres de medarsa à l’école de la CEDEAO

L’insécurité est devenue aujourd’hui un problème sérieux pour la plupart des États. Parce qu’elle a pris une autre forme, celle de l’extrémisme violent et de la radicalisation. C’est pourquoi, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) a initié une série de formations à l’endroit des leaders d’opinion. Celle-ci concerne les Imams et les maîtres des écoles coraniques.

Ainsi, le Mali qui traverse en ces moments, une période très critique de son histoire, avec autant de massacres perpétrés par des groupes djihadistes, bénéficie à son tour cette formation. C’est à traverse la cellule représentative de cette organisation sous-régionale, qu’est la CEDEAO, que 20 Imams et maîtres de medersa seront formés et à leur tour de prêcher à nos jeunes le vrai Islam révélé par le Saint Coran.

La cérémonie d’ouverture de cette formation qui durera une vingtaine de  jours s’est déroulée le mardi dernier, à la Maison de Hadj de Bamako. C’était sous la présidence du ministre des Affaires religieuses et du Culte, Mahamadou Koné. Il était assisté pour la circonstance Chérif Ousmane Madani Haidara, de l’imam Mahmoud Dicko, respectivement : president et president d’honneur du Haut Conseil Islamique du Mali (HCIM) ainsi que le représentant résident de la CEDEAO, le Pr Hamidou Bolly.

Après la lecture d’un verset du Saint Coran prononcé par un fidèle, le représentant de la CEDEAO dira que cette activité s’inscrit dans les plans et programmes du département de l’éducation,  de la culture et de la science de cet espace communautaire. Selon le Pr Bolly, le Mali est le 4ème pays à bénéficier de cette formation. Elle permettra d’aborder les questions qui ont trait à l’extrémisme violent et au radicalisme. Et aux bénéficiaires de ladite formation, le représentant résident de la CEDEAO a demandé d’être assidus durant les 20 jours, afin d’être mieux outillés pour servir de relais auprès des jeunes.

Le président d’honneur du HCIM, Imam Mahmoud Dicko s’est réjoui du fait que les modules qui entrent dans le cadre de cette formation collent avec les réalités du moment. Il a demandé  de faire une appréhension globale de l’extrémisme violent pour réellement comprendre ce qui pousse les jeunes à s’incorporer dans les moments djihadistes. Ce qui permettra de mieux comprendre et appréhender les problèmes qui assaillent la jeunesse malienne de façon générale.

Quant au président du HCIM, Chérif Ousmane Madani Haidara, il a demandé de s’interroger sur les sources de financements de ces mouvements qui sont à la base de l’extrémisme violent et du radicalisme. Et aussi comprendre ce qui pousse les jeunes à devenir des djihadistes. Il a salué l’initiative tout en demandant à la CEDEAO d’initier  d’autres formations pour comprendre véritablement ce qui pousse les jeunes djihadistes. Haidara a également demandé aux prêcheurs de savoir parler, parce que le musulman n’est pas partisan de la violence.

Le ministre des Affaires religieuses et du Culte a remercié la CEDEAO pour avoir pensé à notre pays pour cette formation. Elle vient à point nommé parce que, le Mali traverse une situation de turbulence de son histoire. S’agissant du sujet de la formation, qu’est l’extrémisme violent et radicalisation, il s’explique par plusieurs facteurs. Aussi, l’initiation d’une telle formation ne peut que réconforter le département des Affaires religieuses et du Culte a t-il dit.

Diakalia M Dembélé

Source: Journal 22 Septembre

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