Suite à la polémique soulevée autour des propos séparatistes tenus par le Chef du bureau de la Minusma, lors du 4è Congrès Ordinaire du MNLA à Kidal, la majeure partie de l’opinion publique nationale avait exigé l’expulsion immédiate de Christophe Sivillon, du territoire malien. Ainsi, la lenteur diplomatique du Gouvernement qui avait été assimilée à une espèce de jeu trouble, a fini par se transformer en un acte vivement ovationné par le peuple. Sivillon fut déclaré persona non grata et expulsé du Mali.

Si l’acte d’expulsion a soulagé de nombreux Maliens, il convient de noter que ceux-ci restent sur le qui-vive face aux autorités gouvernementales, à qui, ils exigent d’adresser un avertissement clair à tous les partenaires étrangers présents sur le sol national afin que d’aussi graves ingérences ne puissent plus se reproduire par un quelconque officiel en fonction au Mali. Par conséquent, l’Etat devra dorénavant s’assumer pour restituer au peuple malien sa respectabilité légendaire même si cela doit frustrer des partenaires hypocrites et complotistes.

En tous cas, Tiébilé Dramé, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, a officiellement clarifié sa position ainsi que celle du Gouvernement malien dans un point de presse laconique, le mardi 10 décembre, face à l’affaire Sivillon. Si le premier communiqué publié, en fin de semaine dernière, avait soulevé un tollé en raison de son imprécision et son caractère amorphe, la déclaration directe du Ministre Dramé face à l’opinion nationale et internationale, n’a laissé de place à aucune tergiversation diplomatique.

A noter que l’Etat malien comptabilise, à ce jour, son 3è acte d’expulsion. Les individus concernés, curieusement, sont tous des français. Il s’agit, précisément, de l’expulsion, en octobre 2017, de Robin Guiovanopoulos, enseignant à l’école française « Liberté A », l’expulsion d’Anthony Fouchard, correspondant de France24 au Mali, en janvier 2018 et, enfin, celle de Christophe Sivillon, le 10 décembre 2018, Chef de bureau de la Minusma à Kidal. Maintenant, c’est au tour d’Emmanuel Macron de clarifier sa position aux Maliens

Source: La Sirène