A l’heure actuelle, l’information météorologique joue un grand rôle dans le processus de développement et encore plus avec les changements climatiques. La mission de l’Agence nationale de la météo consiste à observer, étudier le temps et le climat, produire et diffuser des informations et services de qualité adaptés aux besoins spécifiques des transports, de l’agriculture, des BTP, des mines, de l’énergie, de la santé, des assurances, banques, etc. afin de contribuer à assurer la sécurité des personnes et des biens, au développement économique et social et d’optimiser les investissements.

En termes d’infrastructures, l’ANM dispose aujourd’hui de cinq radars météorologiques dont 4 sont opérationnels à Bamako, Koutiala, Mopti et Manantali et un défaillant à Gao. Au nombre des équipements, on compte 19 stations synoptiques, 39 stations agro climatologiques, 214 postes pluviométriques et une trentaine de stations automatiques. L’Agence a par ailleurs des stations de réception satellitaire installées par l’UE, la France et l’UA pour les prévisions et le suivi de l’environnement. Stations au sol, radars et satellites constituent les outils de travail. De nos jours, l’Agence travaille à la modernisation avec l’installation des stations automatiques surtout que la Convention de Minamata interdit l’utilisation du mercure. Elle a créé des groupes de travail pluridisciplinaires d’assistance au monde rural regroupant plus de 30 structures pour améliorer l’information météorologique. Elle travaille avec tous les secteurs, particulièrement avec celui de l’agriculture et l’IER depuis les années 1980, afin d’intégrer l’information météorologique dans les activités agricoles.
Pour le directeur général de l’Agence, Djibrilla Arboncana Maïga, il s’agit de faire du service, une structure de référence et par conséquent de mettre en place un mécanisme performant dans ce sens en vue de contribuer au développement socio-économique de notre pays. Il s’agit aussi de faire en sorte que cette information arrive à destination à temps et soit utilisée. Raison pour laquelle, l’Agence envisage de centre aussi les efforts sur la communication pour mieux informer les usagers sur les informations météorologiques et climatiques et leur utilisation. Par ailleurs, il s’agit pour les décideurs de comprendre que l’amélioration des services hydrométéorologiques et climatologiques est un investissement durable dont la valeur ajoutée dépend largement de l’adaptation des informations plus fiables à des applications et décisions plus spécialisées dans les stratégies, plans, programmes et projets de développement. « Aujourd’hui, nous investissons beaucoup dans la météo et les partenaires au développement nous aident. Il s’agit surtout de structurer pour avoir l’impact souhaité car souvent ceux qui doivent utiliser l’information ne savent même pas son existence ou quand l’information existe ne savent pas comment l’utiliser ou comment y accéder », explique-t-il.
Les premières stations de météo ont été créées au Mali en 1895, à Kayes, 1897 à Tombouctou et 1900 à Nioro du Sahel. En 1930, le Service météorologique a été rattaché au Service météorologique d’Afrique occidentale, basé à Dakar. En 1979, a été créée la direction nationale de la météorologie, érigée en Agence nationale de la météorologie en 2012. L’Organisation météorologique mondiale, elle, a été créée en 1950, en remplacement de l’Organisation météorologique internationale (créée en1873) et le Mali a signé son adhésion le 11 novembre 1960.
Fatoumata Maïga

Source: Essor