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Communication événementielle : Quelle place pour ce secteur dans l’économie malienne ?

Nous savons que la communication événementielle est une technique de promotion qui s’applique aux événements classiques où une action populaire ou spectaculaire à l’endroit d’un public cible.

En 2015, le 18 décembre plus précisément, les performances du secteur de la communication au Mali étaient au menu de l’Assemblée Générale ordinaire du Groupement professionnel des agences de la communication (GPAC). L’organisation qui compte 63 membres, a révélé que les agences de communication du Mali réalisent un chiffre d’affaires annuel de 20 milliards FCFA.

Pas moins de 300 opérateurs dûment agréés évoluent dans le secteur. Cette performance ne saurait cacher les problèmes. Tient à préciser l’ex président du GPAC, Moustapha DIOP. Hormis la crise sécuritaire que traverse le pays depuis 2012, il y a le caractère obsolète de la réglementation en vigueur qui date des années 1980.

Au rang des conséquences, il cite la concurrence déloyale qui s’est installée dans le secteur. Un doigt accusateur est pointé sur les grandes maisons de communication internationale présentes au Mali. « Les multinationales se positionnent sur notre marché au détriment des entreprises nationales. Tel n’est pas le cas en Côte d’Ivoire ou dans d’autres pays ». Rapporte le journal « Le Flambeau », citant Moustapha DIOP.

Le GPAC accuse aussi l’Agence Malienne de Presse et de Publicité (AMAP) et l’Office de Radio et Télévision du Mali (ORTM) d’avoir décidé de manière unilatérale d’élever les tarifs publicitaires à 30%. L’augmentation est dénoncée, car elle ne correspond ni à l’amélioration de la qualité du service, ni à l’augmentation de l’audience, encore mois à la situation économique du pays. Le GPAC demande donc l’adoption d’une loi sur le régime de la publicité au Mali. Un texte qui devrait protéger les locaux. Interpellé à ce sujet, le ministère de l’Economie numérique, de l’Information et de la communication d’alors avait promis de faire adopter ladite loi en 2016.

Par ailleurs, toujours dans nos enquêtes, le GPAC envisage de réaliser une étude sur l’impact de la publicité dans les activités économiques et un sondage sur les médias reconnus par les agences de publicité, les annonceurs et les professionnels des médias et de l’audiovisuel. Concernant la place de la communication événementielle dans l’économie malienne, M. Diakité Fousseyni, président du Groupe WALAHA dira que malheureusement la communication, de façon générale au Mali, n’est pas toujours bien structurée pour avoir toute la place qui lui convient dans l’économie d’un pays.

Donc, pour le cas de la communication événementielle le constat est pareil, même si comparativement aux autres domaines de la communication, elle reste quand même très vivante du fait que le Mali est un pays de culture et tant bien que mal le secteur de l’événementiel est en pleine évolution.  Il est devenu une porte de sortie pour plusieurs structures de communication et surtout des jeunes souvent sans grande qualification qui s’y lancent pour devenir des free-lances dans la communication événementielle.

Nous pouvons juste constater que le secteur donne, de façon informelle, du boulot a beaucoup de jeunes Diplômés. Mais il est toujours difficile de dire aujourd’hui la place exacte que la communication événementielle occupe dans l’économie du Mali car tout comme le secteur culturel dont fait partie de l’événementiel, le Mali n’est toujours pas parvenu à mener des études réelles qui permettent de dégrader de façons succincte la part de la culture dans le PIB national.

Aussi, explique Mr Diakité que le secteur est confronté surtout à un problème de structuration. Dans tous les pays développés, il existe une législation qui régule les professionnels de ce secteur où il leur est délivré un certificat d’agence spécialisée du secteur. Au Mali il nous manque ceci. Ce qui fait que les professionnels se retrouvent le plus souvent en concurrence avec des structures non autorisées et qui ne s’acquittent d’aucune taxe. De ce fait, nous sommes envahis le plus souvent par des communications médiocres qui ne répondent à aucune règle déontologique du métier. Et les agences spécialisées se retrouvent sans marché à cause de cette concurrence déloyale.

Fatoumata Koita

Source: Bamakonews

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