Construction de la route de Yirimadio : L’Amcdf exige des explications de la part de la ministre Seynabou Diop

Résolument engagée dans la lutte pour une gestion saine des ressources publiques, l’Association malienne de lutte contre la corruption et la délinquance financière a adressé une lettre de dénonciation à la ministre en charge des Infrastructures et de l’Equipement sur les travaux de construction de la route de Yirimadio.

Selon l’organisation, après sa lettre du 24 mai 2020 relative aux travaux d’entretien de la route Gao-Sevaré, elle revient par cette lettre, sur les problèmes liés aux travaux de la route de Yirimadio qui ont commencé depuis quelques mois. Et d’ajouter qu’elle souhaite d’une part obtenir des informations et d’autre part, inviter Madame la Ministre à diligenter une enquête sur des aspects du dossier.

En effet, poursuit-elle, les travaux ont commencé depuis quelques mois à partir du carrefour, la tour de l’Afrique.  “Nous avons pu constater ce dernier élément lors de notre visite sur place tout comme l’exécution des travaux par l’entreprise Razel. Les habitants du quartier n’ont aucune indication sur les limites des zones concernées par les travaux ni sur la durée. Toute chose qui leur permettrait de réorganiser leur vie en attendant la vie des travaux”, mentionne la lettre.

A en croire l’Association, les demandes d’informations et d’investigations se télescopent car le délai d’exécution ainsi que tous les éléments attachés au dossier sont complètement méconnus du grand public. “Voilà quelques-unes des questions dont nous voudrons qu’une réponse soit répartie.  Il en va de la crédibilité de nos institutions sur la gestion des biens publics, largement remise en cause”, peut-on lire dans la lettre.

Pour preuve, l’Association dira que selon le représentant du Fmi au Mali, René Tapsoba, la déperdition des dettes africaines pour les infrastructures est de 40% et 49% pour le Mali. Donc, déplore l’organisation, le citoyen malien rembourse des dettes dont un peu moins de la moitié de l’argent emprunté se volatilise.

             Boubacar PAÏTAO

 

Source: Aujourd’hui Mali

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