Finances : Mali-FMI, un mariage de raison

On peut oublier à présent les brouilles de 2014 où le Fonds monétaire international (FMI) talonnait les autorités maliennes. L’achat d’un aéronef et d’autres dépenses de l’Etat malien avait suscité plusieurs missions de l’institution de Bretton Woods à demander des comptes. Six ans après, le Mali obtient un décaissement immédiat de 31,09 milliards de FCFA.

Pour soutenir son programme de réforme économique, la République du Mali obtient un accord de décaissement immédiat d’un montant de 57,6 millions de dollars US, soit environ 31,09 milliards de FCFA de la part du Fonds monétaire international (FMI) à l’issue de son conseil d’administration, qui s’est tenu ce lundi 22 février 2021 à Washington (USA).

Les réformes mises en œuvre par le Gouvernement, orientées vers la lutte contre la Covid-19 et ses conséquences sur le plan économique et social, la réduction des dépenses non prioritaires, la stabilité macroéconomique à court terme et la viabilité budgétaire à moyen terme ainsi que les mesures favorables à la croissance et à la lutte contre la pauvreté ont été saluées par les membres du conseil d’administration du FMI.

Le renforcement de la mobilisation des recettes internes à travers les télé-procédures (télé-déclaration et télépaiement), la poursuite de la mise en œuvre du Compte unique du trésor, l’aide aux ménages pauvres et vulnérables, conformément au Plan d’action du gouvernement (PAG) adopté par le Conseil national de transition (CNT) sont, entre autres, des réformes qui ont retenu l’attention des administrateurs du FMI.

Entre le Mali et le FMI, il s’agit d’un mariage de raison dont l’un des fruits est ce financement. Il intervient au terme de la conclusion des 2ème et 3ème revues du programme économique et financier avec le FMI, soutenu par une Facilité élargie de crédit (FEC) approuvé par le Conseil d’administration du FMI le 28 août 2019. Il permettra de soutenir les efforts du gouvernement pour faire face aux besoins de financement du pays, de soutenir les dépenses sociales et la relance économique post-pandémique. Cette approbation constitue un signal fort pour le décaissement des appuis budgétaires des autres partenaires techniques et financiers.

Oumar KONATE

Source: Journal La Preuve

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