Le Conseil national des prix, réuni jeudi dernier autour du ministre de l’Industrie et du Commerce, Mohamed Ag Erlaf et du président de la Chambre de commerce et d’industrie du Mali, Youssouf Bathily, a fixé les prix plafonds des produits et denrées de consommation de base. Applicables sur toute l’étendu du territoire, avec effet immédiat.
à l’issue des travaux ayant regroupé administrateurs, commerçants et consommateurs, il a été décidé de céder la tonne de sucre en poudre à 450.000 Fcfa aux grossistes, 500 Fcfa le kg comme prix plafond, selon le communiqué diffusé à la fin de la rencontre. Les grossistes paieront désormais la tonne du riz brisé non parfumé à 300.000 Fcfa. Le prix du kilogramme est plafonné à 350 Fcfa. Pour le tourteau de coton, le prix en gros de la tonne est arrêté à 140.000 Fcfa, et 7.350 Fcfa le sac de 50 kg. La bouteille de gaz B6 de 6 kg est plafonnée à 2.910 Fcfa. La B3 de 2,75 kg est vendue à 1.335 Fcfa. Pour le pain, le prix de la baguette de 300 g est de 250 Fcfa, et 125 Fcfa pour la baguette de 150 g.

 

Ainsi, après analyse du contexte socio-économique marqué par le Covid-19, le Conseil national des prix a félicité le gouvernement pour les efforts consentis afin d’assurer l’approvisionnement du pays et la stabilisation des prix des produits de première nécessité malgré quelques difficultés liées au contexte. Le Conseil a aussi exhorté les structures de contrôle à veiller à l’application stricte de ces prix plafonds convenus entre le ministère de l’Industrie et du Commerce et les opérateurs économiques bénéficiaires des allègements fiscaux.
Concernant les horaires d’ouverture et de fermeture des marchés, supermarchés, alimentations et marchés permanents à bétail, le Conseil national des prix a recommandé de les fixer entre 06 et 16 heures, pendant toute la période de lutte contre la propagation du Covid-19. Il a proposé d’ouvrir les pharmacies, stations-service d’hydrocarbure, boulangeries et boutiques de quartiers de 6 heures et les refermer à 20 heures. Quant aux foires hebdomadaires en milieu rural, elles pourront se tenir de 6 heures à 14 heures, ont préconisé les membres du Conseil. Ils ont, en outre, demandé la poursuite des consultations relatives au projet de décret spécifique portant réglementation des loyers à usage d’habitation, en rapport avec toutes les parties prenantes.

Amadou GUÉGUÉRÉ

Source : L’ESSOR