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Mutation énergétique : LE CHALLENGE DE AER-Mali

panneau solaire energie renouvelable

Le lancement du projet «Prêt énergie renouvelable», le programme d’installation de 36 000 lampadaires solaires dans notre pays et le projet «Energies renouvelables pour l’avancement des femmes» constituent quelques grandes actions entreprises pour la promotion du secteur

Au moment où l’effervescence autour de l’accord de Paris sur les changements climatiques s’estompe, l’heure est à l’action pour tous les pays du monde. L’alternative qui a été retenue pour le développement futur du monde en luttant contre les effets néfastes du dérèglement climatique est la promotion des énergies renouvelables. Le Mali, contrairement à beaucoup d’autres pays, s’était déjà préparé au plan institutionnel. Ceci, à travers la création en 2014 de l’Agence des énergies renouvelables du Mali (AER-Mali). Elle s’attache à inventorier et évaluer le potentiel du pays en matière d’énergies renouvelables, à contribuer à la définition des stratégies nationales, mener des activités de recherche et de développement dans le domaine des énergies renouvelables.
L’Agence est chargée de conduire des études et de suivre la mise en œuvre des projets d’énergies renouvelables au profit des acteurs. Elle contribue au développement et au renforcement des capacités des acteurs publics et privés nationaux et internationaux. L’information et la sensibilisation des promoteurs et des utilisateurs d’équipements d’énergies renouvelables, le test, le contrôle de qualité et la labelisation d’équipements d’énergies renouvelables, la recherche et la mise en place de mécanismes de financement durable et adaptés des projets et programmes d’énergies renouvelables dans un cadre de partenariat public-privé et la participation aux actions internationales dans le domaine des énergies renouvelables, complètent les 9 missions essentielles de l’AER-Mali.
Après un an d’existence, l’agence a réalisé quelques grandes actions pour la promotion du secteur. On note à cet effet, le lancement du projet « Prêt énergie renouvelable ». Il permet aux salariés maliens de s’équiper en kit solaire à usage domestique. Ce mécanisme est opérationnel grâce au partenariat entre l’AER et une dizaine d’institutions bancaires de la place. Il s’agit entre autres d’Eco-Bank, de la Banque nationale du développement agricole (BNDA), la Banque internationale du Mali (BIM sa), la Banque atlantique, la Banque de développement du Mali (BDM sa), la Banque internationale pour le commerce et l’industrie (BICIM), la Banque malienne de solidarité (BMS sa) et la Banque sahélienne pour l’industrie et le commerce (BSIC). Ce projet est en phase pilote et ne concerne pour le moment que le district de Bamako et ses envions, indique Souleymane Berthé, directeur général de l’AER.

Cartographie des ressources en énergies renouvelables. Parmi les actions entreprises par l’agence, il y a le programme d’installation de 36 000 lampadaires solaires dans notre pays. La première phase de ce programme porte sur 1505 lampandaires solaires pour les régions de Ségou et Mopti. L’installation d’un laboratoire de contrôle de qualité des équipements solaires et la mise en place d’un dispositif de contrôle aux frontières pour permettre aux consommateurs maliens d’avoir des produits de meilleure qualité, font partie des projets à court terme. Parmi les actions en cours on note, le projet «Energies renouvelables pour l’avancement des femmes» (PERAF). Il s’agit de créer des villages phares, dotés de tous les équipements d’énergies solaires (séchoirs solaires pour les productrices agricoles, cuiseurs solaires pour les ménages, l’éclairage public, chauffe eau solaire pour les centres de santé et les maternités, l’électrification des écoles, des bâtiments admnistraifs, etc.). Dans la même perspective, il y a le projet d’électrification par le système d’énergie solaire (PES), dont le financement est assuré par le gouvernement du Mali et le gouvernement de l’Inde. L’objectif est de doter les infrastructures communautaires (marchés, mosquées, centres de santé, écoles, places publiques) en énergies grâce à une subvention des équipements et kits solaires.
AER-Mali a réalisé la cartographie des ressources en énergies renouvelables du Mali, dans le cadre du Programme de développement des énergies renouvelables. A cela s’ajoute la carte du rendement solaire, du vent et de la biomasse. Ces outils servent de tableau de bord aux investisseurs étrangers et nationaux, explique Souleymane Berthé.
En consultant ces cartes, on se rend compte que le potentiel de notre pays est deux fois meilleur à celui de l’Allemagne qui est le champion du monde en matière d’énergie renouvelable. Ce pays de l’Europe produit 5000 mégawatt en énergies renouvelables. A en croire le responsable de l’AER, une seule centrale éolienne en Allemagne fournit plus d’énergie que tout le système de production d’énergie du Mali, qui est estimé à seulement 400 mégawatt. C’est pourquoi, la perspective d’une mutation énergétique de notre pays, de grands projets sont en vue, indique Berthé. Il s’agit de l’installation de la centrale solaire de Pélingana à Ségou avec l’entreprise CATEC. Sa capacité de production sera de 33 mégawatt à l’aide d’une « crête photovoltaïque.
Il existe également la centrale solaire de Kita d’une capacité de 50 mégawatt avec l’entreprise Akuo-Energie. Les dossiers d’appel d’offre sont lancés pour les centrales solaires de Sikasso (50 megawatt), Koutiala (25 mégawatt) et la centrale hybride de Diéma (5 mégawatt).
L’objectif de l’AER à travers ces actions, est, selon son directeur, de promouvoir l’utilisation à grande échelle des énergies renouvelables dans notre pays. Dans le cadre du projet PENREF (projet énergies renouvelables pour le renforcement de l’économie familiale), il est prévu un volet de formation des bénéficiaires en installation et maintenance des équipements solaires. Pour la promotion des équipements, l’AER dispose d’un atelier de fabrication de différents équipements (séchoirs, cuiseurs, lampadaires, chauffe eau, etc).
C. A. DIA

Californie : La plus grande centrale solaire du monde

La plus grande et la plus puissante centrale solaire du monde vient d’être connectée au réseau électrique en Californie (Etats-Unis). Avec l’installation des 40 derniers megawatts, cette centrale solaire a désormais une puissance de 550 MW. Cette nouvelle ferme solaire américaine surpasse l’impressionnante centrale solaire d’Ivanpah inaugurée le 13 février 2014 après 4 ans de construction et un coût total de 2,2 milliards de dollars, dans le désert des Mojaves (sud de la Californie). Celle-ci s’étend sur une surface d’environ 5 km2 et délivre une puissance de 392 MW d’électricité, de quoi couvrir les besoins de 140 000 foyers pendant un an, indique l’opérateur de la centrale dans un communiqué.
Réalisée par First Solar, l’un des leaders mondiaux dans la fabrication de panneaux solaires, la construction de la ferme solaire Topaz a débuté en 2011, dans le comté de San Luis Obispo, également dans le désert californien.
La centrale solaire est capable de délivrer 550 megawatts (MW) de puissance, c’est l’équivalent d’un réacteur nucléaire. Elle fournit ainsi suffisamment d’électricité pour alimenter quelque 160 000 foyers.
Cette prouesse technologique occupe tout de même une surface de 25 kilomètres carrés – un quart de la taille de Paris – et se compose de neuf millions de panneaux solaires surélevés de seulement 1,7 mètre, ce qui limite l’atteinte au paysage.
Selon Firts Solar, la centrale solaire a un impact très limité sur l’environnement : contrairement à la plupart des centrales solaires, Topaz ne requiert pas d’eau pour générer de l’électricité et fait très peu de bruit vu l’absence de parties mobiles qui pourraient suivre le Soleil par exemple. Rappelons que l’exploitation de l’énergie solaire n’émet directement aucun polluant et ne produit pas de déchets. Cette installation solaire hors norme constitue une étape importante vers les objectifs de cet État visant à fournir 33 % de l’électricité domestique à partir de sources d’énergies renouvelables d’ici 2020.
Enfin, la centrale solaire devrait éviter l’émission d’environ 370 000 tonnes de dioxyde de carbone(CO2) par an, soit l’équivalent de 73 000 voitures en circulation. Ceci, en se substituant aux centrales thermiques utilisées pour produire de l’électricité. Si la construction a coûté 2 milliards de dollars, les bénéfices sont également économiques : 400 emplois pendant trois ans dédiés à la construction. Ce qui représente 192 millions de dollars ; 52 millions de dollars pour les fournisseurs locaux ; 14 millions de dollars de taxes de vente pendant la construction et jusqu’à 400 000 dollars par an de recettes fiscales.
Si Topaz est aujourd’hui la plus puissante centrale solaire au monde, elle sera dépassée d’ici peu par une autre ferme solaire en production, «Solar Star» de SunPower d’une puissance de 579 MW. Elle sera capable de subvenir aux besoins de 255 000 foyers. Celle-ci sera équipée 1,7 million de panneaux solaires installés sur 32 km².
Un rapport commandé par le gouvernement américain montre que le kWh solaire pourrait devenir moins cher que le kWh produit avec du gaz d’ici 2018.
Source : notre-planete.info

source : Essor

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