A cause de l’insécurité grandissante, des attaques de nuisibles sur les cultures dans le lac, particulièrement dans le secteur de Bintagoungou et Essakane, la campagne agricole 2018-2019 de l’Office pour la mise en Valeur du Système Faguibine (OMVF) a été marquée par le recul des Partenaires Techniques et Financiers.

Grâce aux mesures prises par le Service régional de la protection des végétaux, ces attaques ont été vite maitrisées. D’une manière générale, les résultats de la campagne agricole dans la zone d’intervention de l’OMVF sont jugés satisfaisants.

Pour analyser la situation, l’ensemble des administrateurs de l’OMVF sous la présidence de Lassine Dembélé, secrétaire général du ministère de l’agriculture, épaulé par le directeur général de l’OMVF, M. Haïdara se sont réunis ce vendredi, 13 mars 2020 dans la salle de conférence du ministère de l’Agriculture pour la tenue de la 12ème session du Conseil d’administration de l’Office.

Au cours de cette session, il s’agissait de faire le compte rendu de la 11ème session, examiner le rapport annuel de performance de 2019, le projet de programme annuel de performance 2020 et le contrat annuel de performance 2020,

Dans le discours marquant l’ouverture des travaux, le secrétaire général du ministère de l’Agriculture a fait savoir que l’économie du Mali repose essentiellement sur le secteur agricole qui occupe environ 80% de la population et contribue pour plus de 30% au Produit Intérieur Brut (PIB). C’est pourquoi, les plus hautes autorités du pays ambitionnent de faire du secteur agricole le moteur du développement économique. Cette volonté politique est soutenue par l’affectation au secteur rural de 15% du budget national.

En effet, ajout-il, le Mali dispose d’un immense potentiel agro-sylvo- pastoral et piscicole parmi lesquels figure le système Faguibine, un écosystème particulier et unique en son genre avec cinq lacs interconnectés, qui couvre les cercles de Diré, Goundam et Tombouctou. Jadis grenier du Septentrion malien et du Hodh oriental de la Mauritanie, le système Faguibine a cessé de jouer ce rôle depuis quelques décennies. En raison de la baisse de l’hydraulicité des marigots, les lacs ne sont plus inondés convenablement. Selon Lassine Dembélé, pour sauver ce système vital pour les habitants des 20 communes directement concernées, le Gouvernement du Mali a entrepris depuis 1985 des efforts d’aménagement à travers la création d’opérations de développement rural dont l’Office pour la mise en valeur du système Faguibine (OMVF).

De sa création en janvier 2006 à nos jours, l’OMVF et ses Partenaires Techniques et Financiers ont enregistré des résultats encourageants dans les domaines de: la création d’Activités Génératrices de Revenus (AGRS) pour les associations féminines ; la création d’emplois temporaires pour les jeunes à travers les travaux à Haute Intensité de main d’œuvre (HIMO) qui ont fortement contribué à la réduction de l’exode rural et à la réduction de la pauvreté; la production agricole et la protection de l’environnement.

Avant de déterminer Lassine Dembélé a ajouté que le Gouvernement du Mali, à travers le ministère de l’Agriculture est en négociation avancée avec l’UEMOA pour la reprise des activités du Projet de restauration du système Faguibine dont la convention avait été signée depuis 2011, mais malheureusement suspendue pour cause d’insécurité. Ce financement qui est attendu, permettra de consolider les acquis en matière de paix, de réconciliation dans la zone du Faguibine et d’amorcer la campagne 2020-2021 dans de bonnes conditions.

Bréhima DIALLO

 Source : Journal Le 22 Septembre- Mali