La Cellule d’Appui à la Réforme des Finances Publiques (CARFIP) a organisé le jeudi 16 janvier 2020, la deuxième édition du « Café-PREM » sous le thème:« PREM 2017-2021, les progrès réalisés dans la mise en œuvre du 1erplan d’actions triennal 2017-2019 ». C’était dans la salle de conférence de l’inspection des finances sise à l’ACI 2000, sous la présidence du secrétaire général du ministère de l’économie et des finances.

Un débat public au cours duquel les responsables du PREM ont présenté au public les avancés dans les trois dernières années et les objectifs à atteindre d’ici 2021.Dans son intervention, le secrétaire général de l’hôtel des finances a fait savoir que le Plan de Réforme de la gestion des finances publiques au Mali (PREM)  qui a été  adopté par le Gouvernement le 21 septembre 2016 représente la troisième génération des programmes de réforme en matière de gestion des finances publiques au Mali. Par ailleurs, Il a déclaré que le PREM s’inscrit dans une vision d’un cadre de gestion des finances publiques qui offre au Mali l’une des conditions préalables à l’émergence. Dans sa présentation, le coordinateur de la CARFIP, Abdoulaye Traoré, a souligné que le PREM repose sur une stratégie globale bâtie autour de cinq (05) effets et sa mise en œuvre est portée par un plan triennal glissant  2017-2019. Selon lui, son  objectif de développement est d’optimiser l’espace budgétaire afin d’exécuter, de manière transparente et efficace, les dépenses publiques en  vue de l’atteinte des  objectifs de croissance  et de développement durable. Plus loin, il dira  que le PREM s’articule autour de quatre pôles de changement portant sur la modernisation des administrations et des politiques fiscales ; la mise en œuvre du nouveau cadre de programmation, d’exécution et de suivi budgétaire ; la mutation vers un système de contrôle interne et externe aligné sur les bonnes pratiques ; l’établissement d’un système contractualisé et transparent de gouvernance financière locale. Evoquant les progrès réalisés, le Coordinateur a souligné que l’exécution du premier plan triennal glissant 2017-2019 du Plan de Réforme de la gestion des finances publiques au Mali (PREM 2017-2021), a eu lieu dans un contexte budgétaire marqué par l’exécution du budget d’État en mode budget-programmes. Selon lui, des progrès importants ont été réalisés à travers les cinq effets stratégiques conformément aux quatre pôles de changement. A l’en croire, l’optimisation du niveau des ressources budgétaires  continue d’être au cœur des objectifs du programme de réforme des finances publiques afin d’assurer au mieux le financement des besoins sans cesse croissants de développement du pays et de permettre l’atteinte du critère de convergence de l’UEMOA et de la CEDEAO (20% de taux de pression fiscale à l’horizon 2020 pour l’UEMOA et  la CEDEAO). En ce sens, il a expliqué que le taux de pression fiscale au Mali est à 15%. En ce qui concerne la poursuite de l’élargissement de l’assiette fiscale, il a déclaré que  les travaux des études portant sur la fiscalisation du secteur agricole  et du secteur informel avec un focus sur l’orpaillage traditionnel ont été finalisés en 2018. Et que des dispositions sont en cours dans le cadre du Programme d’Appui à l’Amélioration des finances publiques au Mali (PAAMEFIP). En outre, il a affirmé que le développement du Système d’information sur les titres fonciers et l’immobilier (SITFI) est en cours en vue d’informatiser le processus de gestion domaniale et foncière et par conséquent, assurer un meilleur rendement et une meilleure mobilisation des ressources y afférentes. Par ailleurs, il est revenu sur la préparation du budget de l’Etat, en disant que la qualité de préparation du budget de l’État s’est beaucoup améliorée avec, d’une part, une plus grande implication et appropriation du processus par l’ensemble des acteurs concernés au niveau de l’administration et de la société civile et, d’autre part, une meilleure définition des cadres de performance, à savoir, les objectifs spécifiques, les indicateurs de résultats et les activités afin de renforcer l’exhaustivité et la lisibilité du budget de l’État, etc. Par rapport aux difficultés rencontrées, le coordinateur a évoqué entre autres  le manque de diligence de certaines structures opérationnelles dans l’élaboration des Dossiers d’Appel d’Offres et des Termes de référence (TDR) et dans la saisine des DFM/DAF/SAF en ce qui concerne l’expression des besoins conformément au chronogramme de mise en œuvre des activités… Concernant les perspectives, le coordinateur a précisé que la poursuite des actions de réforme en matière de gestion des finances publiques sera marquée par la consolidation des acquis et la mise en œuvre des activités structurantes retenues dans le plan d’actions du Plan de Réforme de la gestion des finances publiques au Mali (PREM) 2017-2021. Il s’agit de poursuivre l’élargissement de l’assiette fiscale à travers l’adoption par le Gouvernement des conclusions des études portant respectivement sur la fiscalisation du secteur agricole et de l’économie informelle, de renforcer le partage d’information entre les services à travers l’interconnexion des systèmes d’information des administrations concernées.

Ousmane Baba Dramé

SourceLerepublicainmali