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Règlement N°14/2005 de l’UEMOA : Les acteurs outillés pour sa mise en œuvre à partir du 1er avril prochain

Le Ministère de l’Equipement, des Transports et du Désenclavement a organisé, hier lundi 20 mars, à l’hôtel Laïco de l’Amitié, un atelier d’information et de sensibilisation des acteurs et professionnels du secteur des transports routier sur l’application intégrale du règlement N°14/2005/CM/UEMOA. Ont pris part aux travaux, le président du Conseil Malien des Chargeurs et du Conseil Malien des Transports Routiers, les transporteurs et les responsables des différents services rattachés au département. C’était sous la présidence de Mme Traoré Seynabou Diop, ministre de l’Equipement, des Transports et du Désenclavement, en présence d’Abdel Kader Konaté, ministre du Commerce, de Dr Boubou Cissé, ministre de l’Economie et des Finances ainsi que du représentant de la BAD Abdoulaye M. Tandina et de l’UEMOA, Hyacinthe François Akoko.

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Cet atelier relatif à l’harmonisation  des normes et des procédures du contrôle du gabarit, du poids et de la charge à l’essieu  intervient seulement à 10 jours de la mise en œuvre intégrale des dispositions du règlement N°14/2005/CM/UEMOA qui, à la demande du Mali, au lieu du 1er février a été décalée au 1er Avril 2017, lors d’une rencontre entre les ministres des Transports pour palier au retard dû à son entrée en vigueur et sa faute de mesures d’accompagnement 12 ans après son adoption.

Connaissant les enjeux liés à ce règlement, le département en charge des Transports sous la conduite de Traoré Seynabou Diop, en mettant les différents  acteurs concernés au même niveau d’information à travers cet atelier, entend attirer leur intention sur les impacts positifs en vue d’obtenir l’adhésion de tous.

Les échanges ont porté sur les dispositifs et les objectifs du règlement N°14, les actions de son adoption en 2005 et son application intégrale en 2016 ainsi que ses mesures d’accompagnement pour faciliter sa mise en œuvre.

Dans son intervention, Mme Traoré Seynabou Diop dira que cette rencontre qui regroupe l’ensemble des acteurs concernés par la mise en œuvre des textes communautaires est une étape importante et devra permettre à chacun d’entre eux d’appréhender au mieux les enjeux et les impacts positifs attendus.

«La surcharge coûte très cher à notre pays. Les pertes occasionnées par la dégradation des chaussées due à la surcharge sont estimées à 40 milliards FCFA par an, soit l’équivalent de plus de 130 km de route en béton bitumineux. Le surcoût financier de la sécurité s’élève à environ 3 milliards FCFA. Vous conviendrez alors avec moi que la surcharge est et demeure l’ennemi  N°1 de la route », a-t-elle déploré.

Avant de rappeler le calendrier adopté le 23 septembre 2016 par les ministres en charge des Infrastructures Routieres des Etats de l’UEMOA, du Ghana et de la Guinée Conakry selon lequel, à partir du 1er février, les ports doivent être équipés de pèse-essieux et procéder au pesage et au délestage avec  des amendes conformes au règlement N°14 de 20 000 FCFA par tonne de surcharge pour le trafic national et 60 000 FCFA par tonne de surcharge pour le trafic international. En plus, le dépassement de la hauteur limite de 4,5 mètres de gabarit est sanctionné avec une amende de 100.000 FCFA.

A en croire Traoré Seynabou Diop, nul  n’ignore l’importance des infrastructures routières dans le développement économique  et social du Mali à travers la promotion et la facilitation des échanges inter-Etats. C’est pourquoi, il est important de les sauvegarder à l’effet de réduire les prix et les délais d’acheminement des produits mais aussi de mieux amortir les véhicules.

«J’attends de cet atelier des échanges sur l’application intégrale du  règlement N°14 dans toute sa dimension, de son historique aux mesures d’accompagnement afin que chaque participant comprenne et soit le porte-parole auprès de tous les autres acteurs qui n’ont pas pu faire le déplacement», a-t-elle indiqué. Avant de solliciter  l’accompagnement de tous les acteurs et professionnels du transport.

A sa suite, Abdoulaye M. Tandina soulignera qu’une bonne mise en œuvre de ce règlement contribuera à la durabilité des investissements dans le secteur routier.

Hyacinthe François Akoko, ajoutera que le phénomène de dégradation entraine en plus des risques d’accidents, d’autres conséquences économiques, notamment la réduction de la rotation des véhicules, la réduction de la durée de vie des véhicules, l’augmentation du coût des transports. Et face à cette situation, il ne peut que se réjouir de la décision du ministre d’organiser cet atelier d’information sur le règlement N°14/2005/CM/UEMOA en faveur des différents acteurs concernés pour que sa mise en œuvre soit effective cette fois-ci.

                                                                                                          Moussa Sékou Diaby

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