La ministre des Infrastructures et de l’Équipement, Mme Traoré Seynabou Diop a visité lundi dernier le chantier des travaux de réhabilitation du tronçon Kati-Didièni. Objectif : vérifier si les mesures barrières contre le coronavirus y sont respectées et s’imprégner de l’état d’avancement des travaux de construction de cette route vitale pour notre économie.

À Kati, première étape de cette visite, la ministre Traoré Seynabou Diop, après avoir procédé au lavage des mains au savon, s’est entretenue avec les responsables de l’entreprise Sogea/Satom qui réhabilite cet axe routier. Elle invitera les uns et les autres à adopter au quotidien les mesures barrières qui protègent du Covid-19. Avant de se diriger vers la base de l’entreprise Sogea/Satom, située à environ une quinzaine de kilomètres, derrière Yélékébougou.
Pour la ministre en charge des Infrastructures et de l’Équipement, ce chantier fait partie de ceux qui continuent à travailler, malgré la crise sanitaire. Plaçant l’activité dans son contexte, elle précisera que suite aux instructions données après le Conseil supérieur de la défense nationale, il fallait venir voir si les mesures préventives édictées sont bien comprises et bien appliquées.
Ainsi, à la lumière de ce qu’elle a pu constater, elle a jugé satisfaisante sa visite. En ce sens que l’entreprise est vraiment consciente du danger et a compris l’ampleur de la situation. « Tous les travailleurs viennent d’abord à la base vie pour se faire contrôler la température et se laver les mains au savon. Ils se font équiper de masques, après ils sont amenés au niveau des différents ateliers pour commencer le travail. Grâce à ces gestes barrières qui sont respectés en son sein, la contamination peut être évitée à l’extérieur », s’est-elle réjouie. La ministre en charge des Infrastructures a félicité l’entreprise pour avoir produit des vidéos qui sont envoyées à tout le personnel. Cela est, selon elle, un moyen qui empêche les rassemblements.

Quant aux travaux de l’axe Kati-Didièni proprement dits, une route longue de 150 kilomètres, elle a rappelé que le début du chantier avait été très difficile. « D’habitude, dans nos travaux, nous allons section par section jusqu’à la fin. Sous le leadership du Premier ministre, nous avons pu revoir le planning et opté pour une première étape qui est la réhabilitation de tout le tronçon. La voie était très abîmée, nous avons fait la couche de base de Kati à Didièni. Nous avons fini cette phase qui permet à tout un chacun de rouler tranquillement et en sécurité. Ces travaux ont été faits avec diligence », a-t-elle affirmé. Avant de préciser : « Maintenant, nous avons repris le cours normal des travaux. Nous sommes en train de travailler selon les méthodes traditionnelles de travail. Il y aura un peu de retard vu que tout va au ralenti ».
À la fin de la visite, la ministre a appelé ceux qui travaillent sur ce chantier à toujours respecter les gestes barrières. Estimant que si jamais on découvre un cas de Covid-19 sur ce chantier, cela pourrait être l’occasion de le fermer, elle a rappelé que notre pays en a besoin pour son développement.
Aux populations riveraines du site, elle leur a dit d’être patientes, d’accepter les désagréments qui se font, car il est difficile de faire une omelette sans casser des œufs. « C’est désagréable et ça va continuer à l’être pendant au moins deux ans. Après, tout le monde sera à l’aise », a-t-elle assuré.

Lassana NASSOKO

Source : L’ESSOR